vendredi, 03 février 2012
Bosnie : entraide entre anciens frères ennemis
Après la guerre sanglante des Balkans, Serbes Croates et Bosniaques ont tous réintégré en 2005 les rangs de l'armée de Bosnie-Herzégovine. Mais en 2010, cette armée a mis à la retraite les plus de 35 ans. Les soldats serbes n'ont alors pas reçu de compensation financière.
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mercredi, 01 février 2012
"Français par le sang versé" : Un témoignage de Mariusz Nowakowski, blessé à Sarajevo, qui mérite notre respect (actualisé)
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dimanche, 27 novembre 2011
Sarajevo 1993 : une anecdote du colonel Michel GOYA au sujet de Danielle Mitterrand
"Madame Mitterrand, nous vous proposons de visiter aussi une école serbe bombardée par les Bosniaques". "Certainement pas !"
Tous les moyens militaires avaient été consacrés à la protection de Danielle Mitterrand (et donc pas, entre autres, à aider la population). Des Serbes qui bombardent au fur et à mesure les points qu'elle visite et son refus indigné d'aller voir une école serbe bombardée par les Bosniaques.
Cette réponse de Danielle Mitterrand fut donnée à un ami de Michel Goya, qui à l'époque, faisait partie du dispositif de sécurité.
Cette réponse est symptomatique de ce que Pierre Conesa définit comme la "fabrication de l'ennemi" ; concept déjà abordé en son temps par le grand philosophe et sociologue Julien Freund.
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samedi, 12 novembre 2011
Tragédie yougoslave : L'Europe, les États-Unis, la Russie et la Yougoslavie ; par Pierre M. GALLOIS
Article rédigé en 1994 pour la Revue d'Europe Centrale.
Avec un décalage de près de quarante ans, cette fois non plus à cause du Canal, mais de l'ex-Yougoslavie, Paris a réussi un doublé inattendu : le "coup de Suez".
C'est-à-dire faire les frais d'une expédition militaire et y souffrir des pertes pour constater qu'il revient à nouveau aux États-Unis et à la Russie de négocier le règlement d'une crise que l'on n'a pas su prévenir, encore moins conclure.
Et, de surcroît, devoir admettre que les pourparlers aient lieu à Bonn, origine du drame yougoslave et à Vienne, par où transitaient les armes inondant les Balkans en dépit de l'embargo. Enfin, voir rejeter les plans d'organisation de la Bosnie qui avaient l'approbation des nations — dont la France au premier chef — qui contribuèrent activement à la sauvegarde des populations les plus meurtries par la guerre. Gribouille n'aurait pas fait pis.
Le 5 février 1994, au soir, le jour même où la destruction du marché de Markale causa la mort de 68 personnes et en blessa 197, le président de la République et le Premier ministre s'accordèrent sur la nécessité d'agir, d'en appeler aux principales nations concernées par le drame des Balkans afin que, par l'action, l'on réponde à l'attente de l'opinion publique. Il est vrai que mise en condition par une intense propagande — dont on évoquera plus loin les sources — profondément émue par cette tuerie, la population réclamait des mesures immédiates, y compris l'usage de la force. En démocratie, la règle est d'entendre l'électeur même, et surtout, s'il a été quelque peu abusé par la "désinformation". Mais si puissante et si convaincante qu'elle ait pu être, il n'en demeurait pas moins que Sarajevo était assiégée depuis des mois et que, chaque jour, on y mourrait par le fer et par le feu.
Solliciter l'ONU ? Les Résolutions précédemment votées permettaient le recours à la force (interprétation de la Résolution 836 de juin 1993). C'eût été risquer un veto russe. Et puis, régulièrement et consciencieusement informé de la situation locale par les chefs militaires de la FORPRONU, le Secrétaire général se serait montré réservé. ("Toutes ces gesticulations à propos de frappes aériennes ne riment à rien. Chaque fois qu'on approchait d'un accord, elles ont envenimé la situation", déclarait le général Francis Briquemont.) Que demander aux Douze qui n'ait déjà été fait. Assez paradoxale était la démarche française, la France ayant, à terre, en ex-Yougoslavie, le contingent le plus nombreux et l'un des plus exposés à d'éventuelles représailles, la retenue britannique paraissant mieux inspirée. Mais l'opinion publique réclamait que l'on mit un terme à l'inaction.
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vendredi, 16 septembre 2011
Les Turcs ottomans à l'assaut de l'Europe

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vendredi, 29 juillet 2011
Kosovo : L'Otan décrète une zone militaire interdite à la frontière
L'Otan a dit avoir décrété jeudi une zone militaire interdite autour de deux postes-frontières situés à la frontière du Kosovo avec la Serbie, en menaçant de recourir à la force dans ce secteur après des violences commises la veille par des Serbes de souche.
"Les soldats peuvent recouvrir à la force, ils peuvent utiliser leurs armes pour se défendre, pour défendre toutes personnes, les biens, la zone militaire. Aucune personne non autorisée à travailler dans les deux périmètres ou à franchir les barrières ne doit se trouver à proximité", a déclaré le commandant de l'Otan Erhard Buhler lors d'une interview à Reuters.
Mercredi, des Serbes kosovars avaient mis le feu à l'un des postes-frontières situés dans le nord du Kosovo et avaient ensuite ouvert le feu sur des soldats de l'Otan.
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lundi, 21 mars 2011
Libye : Le grand mufti de Bosnie demande la fin des opérations militaires
Le grand mufti des musulmans de Bosnie, Mustafa Ceric, lance un appel à la coalition internationale pour qu'elle cesse ses opérations militaires en Libye.
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jeudi, 10 février 2011
Vient de paraître en format poche : Mihailović, héros (serbe) trahi par les Alliés
Belgrade, octobre 2010. Une petite foule est rassemblée devant l'austère bâtiment de la Cour de justice de Serbie. En son cœur, assailli par les caméras et les micros de la presse nationale, se tient un vieil homme élégamment vêtu. Il sort tout juste de l'enceinte judiciaire et répond bien volontiers aux questions. Son nom ? Milton Friend. Il a 88 ans, il est américain et il est venu de Floride, où il réside depuis qu'il a quitté l'US Air Force avec le grade de lieutenant-colonel, témoigner dans le cadre de l'instruction du procès en réhabilitation du général Mihailović qui doit se tenir au début de l'année 2011 dans cette même Cour de justice, à l'initiative de Voja Mihailovie, ancien maire de Belgrade et petit-fils du général royaliste serbe.
"Je suis ici pour dire que c'est à Draža Mihailović que je dois d'être en vie", répète sans se lasser le vieil homme qui fait partie des 500 aviateurs américains abattus par la DCA allemande au-dessus de la Yougoslavie entre 1944 et 1945. Recueillis par les tchetniks, ils purent être évacués par l'US Army et ramenés sains et saufs en Italie après que les hommes de Mihailović eurent construit un aérodrome de fortune à Pranjani. À l'époque de l'opération "Halyard", pourtant, sur les ondes de la BBC et dans la presse alliée, Mihailović était traité de "collabo"...
Cette étiquette infamante était encore accolée au nom de Mihailović jusqu'à une date récente sur le territoire de l'ex-Yougoslavie. Dans l'historiographie officielle enseignée sous Tito jusqu'en 1980, puis sous Milogević jusqu'à sa chute en 2000, la Seconde Guerre mondiale se limitait à un combat entre les Partisans et les fascistes, catégorie à laquelle appartenait Mihailović (aux côtés des oustachis croates et des troupes SS ayant œuvré dans les Balkans entre 1941 et 1945) en vertu de cette réécriture idéologique de l'Histoire dont les pays communistes étaient friands. Ce n'est plus le cas depuis le changement de régime intervenu le 5 octobre 2000. Parallèlement au procès en réhabilitation mentionné plus haut, une commission d'éminents historiens serbes (Dušan T. Bataković, Bojan Dimitrijević, Kosta Nikolić, etc.) a été créée en avril 2009 afin de mener à bien des recherches sur les circonstances exactes de l'exécution du général Draia Mihailović le 17 juillet 1946. Un travail rendu particulièrement difficile par l'absence d'archives écrites (elles ont sans doute été détruites entre 1968 et 1969 avec l'aval de Tito) et de témoignages d'envergure (le procureur général du procès Mihailović, Milo Mille, est mort il y a quelques années sans avoir dit le moindre mot sur ce qu'il savait). Ne restent que des hypothèses, dont la plus sérieuse voudrait que Draža Mihailović ait été fusillé à Belgrade, sur l'île Ada Cigalija, au bord de la Save. Son corps aurait été ensuite jeté aux chiens ou enterré à proximité. Un pont est en cours de construction entre l'île et les rives habitées de la capitale serbe. Beaucoup suggèrent de lui donner le nom du chef de la résistance monarchiste serbe à l'occupation allemande.
Si les circonstances de sa mort demeurent entourées d'un halo de mystère et de secret, la vie de Draia Mihailović, elle, est connue dans ses grandes lignes et même dans ses détails. Pourtant, jusqu'à la parution de cette biographie en 1999, peu de Français avaient entendu parler de lui. Parmi eux se distinguaient deux figures des lettres françaises : Georges Bernanos, qui écrivit, depuis son exil brésilien, toute la colère que lui inspira l'exécution du général tchetnik, et Michel Déon. Dans Tout l'amour du monde, le romancier et futur Académicien évoquait "le visage émacié à la barbe de Christ (...) du général Mihailović. Fusillé pour naïveté, fusillé pour sa foi, corps troué de balles pour que triomphe l'ordre marxiste, le paradis sur terre".
Une autre personnalité respecta la mémoire de Mihailović jusqu'à sa mort : le général de Gaulle. Sans doute parce qu'il lui ressemblait, parce qu'il avait connu, avant-guerre, les mêmes démêlés avec sa hiérarchie militaire incapable de comprendre ce que serait la nouvelle guerre en Europe et parce qu'il aurait pu dire la même phrase que celle prononcée en avril 1941 par Mihailović en réponse à un villageois qui l'interrogeait sur la récente capitulation de l'armée yougoslave : "Capitulation ? Je ne connais pas ce mot. Je sers dans l'armée depuis de nombreuses années, mais je n'ai jamais entendu ce mot."
Le 2 février 1943, le général français cita à l'ordre de la France combattante l'autre homme qui avait dit "non", le qualifiant à cette occasion de "héros légendaire, symbole du patriotisme le plus pur et des vertus militaires yougoslaves les plus grandes". Au printemps 1944, en apprenant l'éviction définitive de Mihailović du gouvernement yougoslave en exil sous la pression de son ami Churchill, Charles de Gaulle n'hésita pas à se dire "ému et révolté par l'abandon d'une organisation de résistance particulièrement courageuse et efficace". Cette attitude vis-à-vis de son "frère d'armes", il ne s'en départit jamais jusqu'à sa mort, refusant à plusieurs reprises de rencontrer Tito dans les années 1960 alors que le leader des pays non alignés incarnait assez bien la ligne géopolitique gaullienne louvoyant entre États- Unis et URSS. Lorsque Tito venait en France, de Gaulle s'octroyait soudain quelques jours de repos loin de l'Élysée ; lorsqu'il était invité à Belgrade, il envoyait son Premier ministre le représenter.
Contrairement aux dirigeants anglo-saxons, le général de Gaulle n'a jamais oublié ce que le monde libre devait à Mihailović. Le 9 mai 1941, tandis que toute l'Europe continentale vivait sous le joug nazi, il fut le premier homme à lancer un mouvement de guérilla militaire active contre les armées allemandes d'occupation : à cette date, le pacte germano-soviétique étant toujours en vigueur, aucune structure communiste européenne ne s'était lancée dans une activité de résistance antinazie. Grâce à l'efficacité et la détermination des tchetniks, Hitler fut contraint d'envoyer plusieurs divisions en Yougoslavie pour mater cette rébellion inattendue. Le temps perdu à cette occasion lui coûta cher. Reportée de cinq semaines, l'opération "Barbarossa" ne fut lancée que le 22 juin 1941 et la Wehrmacht ne parvint aux portes de Moscou qu'à la fin de l'automne, au moment des premières neiges et des premières glaces en Russie. On connaît la suite...
De même, les nombreuses opérations de sabotage tchetniks des routes et des lignes ferroviaires yougoslaves, reliant le centre de l'Europe et Salonique, empêchèrent les troupes de Rommel de recevoir à temps suffisamment de renforts et de matériels pour faire face aux contre-offensives britanniques en Afrique en 19421943. L'échec de l'Afrikakorps est indiscutablement imputable aussi à la résistance monarchiste yougoslave.
Malgré ces faits d'armes décisifs, Churchill choisit dès la conférence de Téhéran fin 1943 de parier sur Tito. D'abord parce que les rapports qu'il recevait depuis Le Caire sur l'état de la résistance antiallemande dans les Balkans l'incitaient à le faire : noyautés par des espions communistes recrutés par trois membres de la fameuse "bande des quatre" — Philby, Burgess et MacLean les services secrets britanniques ne mentionnaient que les exploits des Partisans et assuraient que les tchetniks entretenaient les meilleurs rapports du monde avec les troupes d'occupation italiennes et allemandes. Ensuite parce que le Vieux Lion britannique était sans doute persuadé que Tito lui serait reconnaissant après-guerre et accorderait un peu de place à l'influence britannique en Yougoslavie. Mensonges des uns, cynisme et aveuglement des autres eurent ainsi raison de Mihailović.
Du partage de l'Europe décidé avec Staline en Iran puis à Yalta, Mihailović et ses tchetniks furent les victimes malheureuses et héroïques : ce n'est qu'un an et demi après la libération de Belgrade par l'Armée rouge et l'accession des communistes au pouvoir en Yougoslavie que le général monarchiste fut capturé, puis jugé et condamné à mort malgré les protestations de la déjà impuissante "communauté internationale".
Le 17 juillet 1946, Mihailović était exécuté à Belgrade au nom d'une certaine idée de la Yougoslavie : antinazie, anticommuniste, libre, royale.
Jean-Christophe BUISSON
Spécialiste des Balkans, rédacteur en chef culture du Figaro Magazine, auteur de plusieurs ouvrages dont Il s'appelait Vlassov et Le Roman de Belgrade.
Editions Perrin / Tempus, 9 euros
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jeudi, 19 août 2010
Les responsables politiques serbes interdits de séjour au Kosovo
Le gouvernement du Kosovo a interdit temporairement aux responsables serbes de se rendre sur son territoire afin de prévenir les "provocations politiques", a rapporté mercredi un porte-parole du gouvernement kosovar, Memli Krasniqi.
"La décision a été prise par le Premier ministre (kosovar, Hashim Thaci) et (cette mesure) sera en vigueur jusqu'à nouvel ordre", a précisé le porte-parole à l'AFP. Les dirigeants kosovars accusent les autorités de Belgrade de "profiter de toute occasion" lors de leurs visites au Kosovo pour tenter de contrôler politiquement la minorité serbe, en l'incitant à ne pas reconnaître le gouvernement de Pristina.
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vendredi, 13 août 2010
Kosovo : La décision de la Kfor menace les monastères serbes, selon Moscou
La décision selon laquelle la Police du Kosovo assurera au lieu de la Kfor les monastères serbes au Kosovo-Métcohie menace la sécurité de ces ouvrages sacraux, a déclaré le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Andreï Nesterenko.
Il a déclaré que concernant cette question aussi on devrait agir conformément à la Résolution 1244 du Conseil de sécurité de l’ONU. Nous partageons l’inquiétude des autorités serbes et de l’Eglise orthodoxe serbe et nous pensons que de tels actes pourraient contribuer davantage à la tension dans la sphère sécuritaire et qu’ils pourraient stimuler la hausse de la méfiance de la population serbe concernant la disposition des forces internationales au Kosovo-Métochie à accomplir leurs obligations, a déclaré Nesterenko.
Selon lui, Moscou est persuadée que cette décision, adoptée sans l’approbation de l’Eglise orthodoxe serbe, menacera la sauvegarde des monastères serbes et aggravera le fonctionnement de l’Eglise orthodoxe serbe au Kosovo-Métochie. Nesterenko a rappelé que beaucoup de ces monastères faisaient partie du patrimoine culturel mondial et qu’ils figuraient sur la liste de l’UNESCO. Nous nous attendons à ce que la situation concernant les ouvrages sacraux serbes au Kosovo-Métochie soit réglée sur la base du dialogue avec Belgrade et l’Eglise orthodoxe serbe et dans les cadres des contrats internationaux existants et en conformité avec la résolution 1244, a indiqué Nesterenko.
La Kfor a annoncé que vers la fin du mois d’août elle commencerait à céder l’assurance des monastères et des églises orthodoxes à la Police du Kosovo.
Source du texte : Radio Srbija
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