Kieffer K Guns

Entraînement avec la mitrailleuse K Guns

THEATRUM BELLI vous présente le deuxième texte sur la bataille de Normandie où les Français furent parmi les premiers à partir à l’assaut des lignes allemandes.  Les 177 fusiliers marins du commando Kieffer débarquent le 6 juin 1944 à Ouistreham. Parmi les premiers Français à participer à la libération du territoire, ils se battront comme des lions. 

sword_anglais– Les Boches, demain, on les aura !

C’est par cette exclamation approximative que le chef de la 1st Special Service Brigade, lord Lovat, un aristocrate écossais de vieille souche, termine le briefing destiné à l’ensemble des unités placées sous ses ordres : les n°3, 4 et 6 Commandos, ainsi que le 45 Commando des Royal Marines. Cette petite phrase qui clôt l’ultime réunion avant l’assaut, lord Lovat a tenu à la prononcer en français : dans sa brigade doivent se battre les volontaires du lei bataillon de fusiliers marins commandos du capitaine de corvette Kieffer.

L’opération a d’abord été fixée au 5 juin 1944, puis retardée au 6, en raison des conditions atmosphériques. Le point de débarquement de la brigade se situe à 500 m à l’ouest de la station balnéaire normande de Riva-Bella, près d’Ouistreham. Là, un chemin mène du rivage à la bourgade de Colleville sur-Orne. Le lieu-dit porte le nom de la Brèche. Et ce sera, certes, une véritable brèche que les commandos devront ouvrir dans ce fameux mur de l’Atlantique !

Les Bérets verts doivent s’emparer de la petite ville d’Ouistreham et empêcher que les Allemands ne fassent sauter l’écluse située à l’embouchure du canal de l’Orne.

Tout ce secteur de la côte normande apparaît très fortement défendu. Les renseignements font état de deux batteries d’artillerie de gros calibre face à la mer. Ces pièces sont couvertes par tout un ensemble de fortifications bétonnées et protégées par des réseaux de fil de fer barbelé et des champs de mines. On signale la présence de nombreuses mitrailleuses lourdes. Si les Allemands ont rasé en 1942 le casino d’Ouistreham, ils ont transformé les sous-sols en un redoutable ouvrage fortifié, position centrale de la défense ennemie en ce secteur.

Dans un second temps, les commandos français et leurs camarades britanniques devraient franchir l’Orne pour faire leur jonction, du côté de Merville, avec les troupes parachutées dans la nuit. Ainsi Bérets verts et Bérets rouges ont pour mission de verrouiller solidement l’embouchure de l’Orne et d’empêcher les renforts adverses de parvenir sur les plages où les premières heures décideront du succès ou de l’échec de l’opération Overlord, le plus grand débarquement de l’histoire.

Six « troops » anglaises de 80 hommes chacune forment le n°4 Commando, renforcé par trois « troops » françaises et leur section de mitrailleuses. La Troop 1 rassemble 66 hommes aux ordres de G. Vourch, J. Mazeas et J. Pinelli. La Troop 8, celle du commandant Trépel, forte de 68 hommes, est conduite par l’officier des équipages Lofi. La section K-Gun du lieutenant Amaury réunit 23 soldats. Le commandant Kieffer dispose d’un HO de 21 membres ; le service des renseignements, la radio et les transports sont sous sa direction. Au total, l’officier français est responsable de 176 hommes.

Ces volontaires français sont supérieurement entraînés et encadrés. Certains d’entre eux ont déjà participé à des raids sur les côtes tenues par l’ennemi, notamment à Dieppe en août 1942.

Lord Lovat, qui part en campagne en chandail blanc et en pantalon de velours, un fusil de chasse sous le bras et son sonneur personnel de cornemuse à ses côtés, a tenu à ce que ses hommes ne portent pas le casque d’acier (sauf au moment de l’assaut pour le n°4 Commando) mais plutôt le fameux béret vers des commandos. Ultime coquetterie !

L'insigne du 1er bataillon de fusiliers marins commandos a été dessiné par un des volontaires de l'unité, Maurice Chauvet. Evadé de France par l'Espagne, Maurice Chauvet a passé deux ans dans les prisons et les camps d'internement espagnol avant de rejoindre la Troop 8 du capitaine Trépel, un an avant le débarquement. Au début de l'année 1944, ce jeune volontaire a participé à un raid sur la côte belge. Il décrit ainsi l'insigne qu'il a imaginé : "Sur un écu de bronze, qui est de France,portant au centre le brick de l'Aventure supporté par des vagues, surchargé d'un poignard Commando, dirigé du canton senestre du chef au canton dextre de la pointe, et décoré d'une Croix de Lorraine dans le canton dextre du chef. L'écu repose sur un ruban portant l'inscription "1er Bllon F.M. Commando". Ses deux extrémités repliées montrent deux petites ancres rappelant l'origine marine de l'Unité." Cet insigne a été repris aujourd'hui par les commandos marine, qui le portent sur leur béret vert, à gauche.

L’insigne du 1er bataillon de fusiliers marins commandos a été dessiné par un des volontaires de l’unité, Maurice Chauvet. Evadé de France par l’Espagne, Maurice Chauvet a passé deux ans dans les prisons et les camps d’internement espagnol avant de rejoindre la Troop 8 du capitaine Trépel, un an avant le débarquement. Au début de l’année 1944, ce jeune volontaire a participé à un raid sur la côte belge. Il décrit ainsi l’insigne qu’il a imaginé : « Sur un écu de bronze, qui est de France,portant au centre le brick de l’Aventure supporté par des vagues, surchargé d’un poignard Commando, dirigé du canton senestre du chef au canton dextre de la pointe, et décoré d’une Croix de Lorraine dans le canton dextre du chef. L’écu repose sur un ruban portant l’inscription « 1er Bllon F.M. Commando ». Ses deux extrémités repliées montrent deux petites ancres rappelant l’origine marine de l’Unité. » Cet insigne a été repris aujourd’hui par les commandos marine, qui le portent sur leur béret vert, à gauche.

Le lundi 5 juin, les 177 fusiliers marins commandos français s’embarquent à bord de deux LCI (Landing Craft Infantery) destinés à transporter chacun environ 80 fantassins. Les 177 Bérets verts français s’entassent à bord des barges, alors au mouillage à l’embouchure de la rivière Hamble, non loin de l’île de Wight. Sur tout le Solent, des navires de transport et des bâtiments d’escorte roulent bord sur bord, en attendant l’ordre d’appareillage. Le vent ne tarde pas à devenir frais et la mer mauvaise. Le clapotis se transforme en houle. La traversée de nuit promet d’être assez rude, sur ces bâtiments conçus bien davantage pour mettre des troupes à terre que pour tenir la mer, surtout par gros temps. Dans les fonds des deux barges, entassés dans la pénombre et l’humidité, certains commandos commencent à souffrir du mal de mer, tandis que la flottille prend le large.

Cette nuit, une des plus courtes de l’année, apparaîtra pourtant bien longue avant que n’arrive l’heure H, fixée à 7 h 30. Sur le pont, le commandant Kief fer s’est enroulé dans une couverture et murmure une prière, à l’humour très britannique : « Seigneur, je serai très pris ce jour. Je peux Vous oublier. Mais, Vous, ne m’oubliez pas… »

Trois heures avant de toucher terre, alors que la côte normande se trouve encore à une dizaine de kilomètres, tous les bâtiments de guerre ouvrent le feu. Le vacarme est infernal. Encore un peu de route à faire. Puis la distance n’est plus que de 1 mille marin. Les deux LCI français naviguent presque bord à bord. Enfin, on distingue dans la grisaille du matin la ligne plus sombre de la terre normande.

Les pièces d’artillerie et les armes automatiques allemandes se déchaînent. Les passagers d’une des barges peuvent descendre de leur bâtiment par des passerelles, mais leurs camarades de la seconde, frappée par un obus, doivent sauter à l’eau par 2 m de fond et gagner le rivage à la nage, avec leur barda d’une quarantaine de kilos.

Les marins britanniques, très « fair play », ont laissé quelques dizaines de mètres d’avance aux LCI des commandos français pour qu’ils touchent les premiers le sol de leur pays.

Il faut franchir environ 150 m de plage sous le feu ennemi. Partout des chevaux de frise et des barbelés. Et les obus de canon et de mortier tombent dru !

Les hommes du commandant Kieffer se dirigent vers es murs d’une ancienne colonie de vacances où ils doivent se regrouper.

Leur chef s’oriente rapidement et surveille la progression de ses fusiliers marins, parmi lesquels on remarque l’agent de liaison Maurice Chauvet qui traîne une encombrante bicyclette pliable…

Des assaillants tombent, tués ou blessés. Un des premiers touchés est le colonel Dawson, qui commande le n°4 Commando. Bien des siens tomberont ainsi entre le rivage et la dune. Pourtant, il n’a fallu qu’un quart d’heure pour franchir la plage hérissée d’obstacles et battue par le feu de l’ennemi.

Maintenant, à l’abri du mur, on peut souffler quelques instants, alors que les armes automatiques des soldats alliés répondent à celles de l’ennemi. Tandis que ses hommes déposent leur sac pour ne garder que les armes et les munitions, le commandant Kieffer fait un premier bilan. Il y a déjà des pertes. Sur 13 officiers, il n’en reste plus que 9 valides. Parmi les gradés hors de combat, on compte le capitaine Vourc’h, chef de la Troop 1, ainsi que les lieutenants Pinelli et Hulot. Le commandant Kieffer est lui-même atteint d’un éclat d’obus à la cuisse. Il se fait poser rapidement un pansement, mais refuse de se laisser évacuer. La jambe de son pantalon fendue de haut en bas, il continue à mener ses hommes au combat. Une trentaine de ses hommes ont été tués ou blessés. Les autres reçoivent l’ordre de se porter en avant, sous la mitraille.

Les fusiliers marins foncent désormais sur la terre ferme, suivis par leurs camarades des quatre autres « troops » britanniques du n°4 Commando. Il est maintenant 8h15. Il faut s’engager dans les rues de Riva- Bella et d’Ouistreham. L’idée de manœuvre du commandant Kieffer, c’est de prendre à revers les Allemands qui s’accrochent au rivage, notamment autour lu blockhaus de l’ancien casino.

L’axe de progression sera d’abord une rue où passait naguère une ligne de chemin de fer. Les deux « troops » de Bérets verts français, soutenues par la section de mitrailleuses K Guns, s’y engagent l’une après l’autre. Handicapé par sa blessure, leur chef, boitillant, reste pourtant avec ses commandos et presse le mouvement. Ses hommes progressent par bonds, comme à l’exercice, se couvrant mutuellement.

— Maintenant, obliquez à gauche ! ordonne bientôt Kieffer.

« Troop » après « troop », les sept petites compagnies alliées s’avancent, puis déboîtent, parallèle- ment, dans un ordre parfait. Leurs adversaires sont en train de se faire irrésistiblement encercler par ce mouvement tournant.

L’ennemi, s’apercevant de la manœuvre, résiste farouchement. Le combat devient bien vite d’une violence extrême. Les commandos doivent progresser de maison en maison, bloqués parfois dans leur élan par les armes automatiques et les fusils à lunette des tireurs d’élite allemands.

Un des plus jeunes officiers du bataillon, le lieutenant Augustin Hubert, est tué d’une balle en pleine tête. Tué aussi le médecin-capitaine Lion. De son équipe d’infirmiers, il ne reste plus qu’un tout jeune volontaire breton de 18 ans, Gwen-Aël Bolloré, dit Bollinger. Il s’efforce de porter secours à ses camarades blessés, de plus en plus nombreux au fur et à mesure que se poursuit le combat.

Philippe Kieffer

Philippe Kieffer

Le commandant Kieffer rejoint la Troop 1, réduite à environ 20 membres, que dirige le warrant-officer Hubert Faure. Un peu plus loin, l’officier des équipages Lofi poursuit sa progression avec la « troop » 8 du bataillon français. Les commandos qui progressent dans une rue perpendiculaire à la mer ne vont pas tarder à se trouver bloqués à une centaine de mètres du blockhaus de l’ancien casino.

Au milieu de ce sévère engagement, le commandant Kieffer n’est pas peu surpris de voir surgir un civil. Un homme déjà âgé, avec une grosse moustache blanche, se présente et propose ses services

— Je m’appelle Marcel Lefèvre, dit-il. Je suis un ancien de 14. Je peux vous indiquer où se trouve la ligne téléphonique qui part du casino. Mais il faudra faire attention aux mines.

Grâce aux conseils du vieux poilu, deux commandos vont faire sauter le câble avec une charge de plastic. Voici le blockhaus coupé du monde extérieur. Reste à le réduire.

Les Allemands ont installé un canon de 20 mm à tir rapide sur la terrasse qui marque l’emplacement de l’ancien casino, mais la pièce n’est pas encore en état de marche. L’avance se trouve complètement bloquée par un tir nourri de mitrailleuses venant du sous-sol et par un second tir, très précis, d’une mitrailleuse AA située sur un belvédère à 100 m à droite. Parfois, un des Bérets verts s’écroule, frappé par un tireur d’élite.

Le commandant Kieffer garde la liaison par radio avec les Britanniques. De l’état-major du Commando 4 lui parvient une bonne nouvelle

— Six chars amphibies ont réussi à débarquer sur le rivage.

— Il m’en faut absolument un en soutien, lance Kieffer. Je suis complètement bloqué devant le casino.

Ce serait trop long d’expliquer sa position par radio. Malgré sa blessure à la cuisse, le commandant décide de rejoindre lui-Même le char pour le guider. Il ordonne à ses hommes

— N’essayez plus de progresser. Restez sur place et abritez-vous. Je vais revenir avec un char.

Les commandos se contentent désormais de tirailler pour fixer l’ennemi, sans prendre de risques inutiles. En moins de deux heures de combat, ils ont déjà perdu les trois quarts des leurs. Tapis derrière le moindre abri, ils guettent le bruit de moteur qui leur annoncera l’arrivée du blindé. Le temps paraît bien long, tandis que les mitrailleuses allemandes tirent sur eux. Enfin, ils entendent le grondement de la machine. Le char arrive lentement, écrasant tout sur son passage. Un mur le gêne. Il le repousse de tout le poids de son blindage, comme d’un coup d’épaule. Les patins des chenilles mordent le sol et font voltiger de l’herbe et des pierres. L’engin avance lente- ment. Sa tourelle pivote. Son canon semble renifler l’adversaire. Une détonation assourdissante. Le premier obus est parti.

— But !

Derrière leurs abris improvisés, les commandos hurlent de joie. Le projectile vient d’atteindre la batterie du casino.

Les Allemands vont-ils se taire ? On entend encore des rafales d’armes automatiques, des explosions, tout un fracas de bataille qui ne veut pas cesser.

— Feu !

Le char britannique prend alors à partie les pièces de 20 mm AA Oerlikon et expédie un second obus. Avec autant de précision que le premier, il touche son objectif, tout proche.

Un nuage de fumée marque le point d’impact. Quand elle finit par se dissiper, on ne distingue plus rien. Le silence s’établit, surprenant après un tel vacarme. Et puis, très vite, les armes automatiques allemandes se déchaînent à nouveau. Les mitrailleuses continuent à tirer, à la cadence terriblement rapide de ces MG 42 qui ne laissent pas à l’adversaire la possibilité de lever le nez de son abri. Il va falloir museler ces armes automatiques, l’une après l’autre, si on veut poursuivre la progression dans Ouistreham. On a déjà perdu trop de temps. Et trop de monde.

Le blindé britannique, heureusement pour eux, reste avec les commandos français. Dès qu’une mitrailleuse ennemie est repérée, il la fait taire avec ses obus bien ajustés.

Pour mieux guider le chef de char, le commandant Kieffer a sauté sur la plage arrière et se tient accroché à la tourelle, désignant les objectifs à neutraliser. L’officier constitue une cible de choix pour les tireurs ennemis.

Le chef du 1er  bataillon de fusiliers marins commandos vacille tout d’un coup : il vient d’être frappé à l’avant-bras. C’est sa seconde blessure de la journée. Kieffer va-t-il se faire évacuer ? Il refuse une seconde fois. Énergiquement.

— Je reste, décide-t-il.

C’est tout juste s’il consent à se faire poser un pansement, sans même descendre du char. Le blindé britannique tire encore une douzaine de coups de canon sur les positions du belvédère, qui ne se trouvent guère à plus d’une centaine de mètres.

Le commandant Kieffer évalue la distance et mesure le risque. Pour lui, il n’y a qu’une seule solution s’il veut remplir la mission donnée par le colonel Dawson et lord Lovat aux commandos français :

— On va donner l’assaut, lance-t-il. En avant !

Déjà, les assaillants rassemblent les premiers prisonniers. Hébétés, encore sous le coup des rafales et des explosions, les soldats allemands surgissent des caves, les mains en l’air. La résistance s’est arrêtée au blockhaus du casino. L’intervention personnelle du commandant Kief fer a permis de juguler l’obstacle le plus solide couvrant Ouistreham.

La « troop » de l’officier des équipages Lofi et la section K Guns de l’enseigne Amaury, blessé à son tour, poursuivent leur progression et annihilent les derniers points de résistance.

Peu après 11 heures, les fusiliers marins commandos français sont maîtres de la bourgade normande. Ils s’installent alors en défensive, face au sud.

Les vainqueurs de ce premier engagement sur le sol de France se sont battus avec une fougue généreuse qui peut parfois ressembler à de l’imprudence. Premiers à participer au grand débarquement, les 176 hommes du commandant Kieffer ont payé un lourd tribut dès l’aube de ce 6 juin historique.

Parmi les officiers rescapés se trouve l’aumônier de l’unité, le père jésuite de Naurois. Pendant toute la matinée, il s’est rendu d’une « troop » à l’autre, pour bénir les morts, soigner les blessés, réconforter les survivants. Dans son livre de souvenirs, Béret vert, le capitaine de corvette Kieffer raconte que le père de Naurois lui aurait dit à l’issue du premier combat :

— Commandant, vos hommes ont des gueules superbes !

C’est un cri de victoire. Mais la bataille n’est pas terminée, même si la batterie de canons de gros calibre a été prise d’assaut par les commandos et si l’écluse du canal de l’Orne est tombée intacte entre leurs mains.

Les hommes du commandant Kieffer, peu avant 13 heures, reçoivent l’ordre de se rassembler dans les ruines de l’ancienne colonie de vacances, non loin de la plage. Ce n’est pas pour s’y reposer. Ils doivent seulement récupérer leur paquetage et recevoir des munitions pour se mettre en route vers l’intérieur des terres. Ils partent rapidement, à marche forcée, vers Colleville. Cette fois, ce sont les commandos britanniques qui prennent la tête de la colonne.

A 16 heures, les commandos français franchissent l’Orne à l’abri de nuages artificiels provoqués par des grenades fumigènes. Ils font alors leur jonction avec les parachutistes largués dans la nuit. Deux heures plus tard, ils s’établissent en défensive à Amfreville, sur le nord-est de la tête de pont de la rive droite de l’Orne. Ils attendent vainement une contre-attaque allemande. Mais la Wehrmacht est encore sous le choc et ne réagit pas. Et ce sera leur première nuit sur la terre normande.

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