Le 9 novembre 1970 disparaissait le général De Gaulle. Dans la mémoire collective des trente dernières années, l’appel du Général De Gaulle apparaît comme un des textes les plus importants de l’enseignement contemporain.

Largement imprimé, diffusé et célébré dans les écoles et par les institutions, il eut pourtant à l’époque, en 1940, un retentissement bien moins important. Habitués par l’hypermédiatisation, nous avons généralement du mal à nous représenter les événements tels qu’il furent dans leur réalité. Aussi, la première question que nous pourrions nous poser simplement est la suivante : quelle place occupait le colonel De Gaulle à la fin des années 30 ? Que représentait-il exactement au sein de l’armée mais aussi politiquement ? Quelles furent ses intentions et ses motivations en se rendant à Londres et quels furent les obstacles qu’il rencontra dans son ascension ? Et par la suite, comment ce soldat a-t-il acquis une légitimité avant d’entrer dans une légalité, la légalité internationale ?

Jean-Luc Barré est historien. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont une biographie de François Mauriac parue chez Fayard. Sa biographie croisée de Jacques et Raïssa Maritain, les mendiants du ciel a été primée par l’Académie française. Son livre Devenir de Gaulle 1939-1943, paru en 2003 chez Perrin, vient de faire l’objet d’une réédition de poche dans la collection Tempus du même éditeur. Jean-Luc Barré est aussi directeur de la collection Bouquins des Éditions Robert Laffont chez qui seront réédités dès juin 2010 les Notes et Carnets du Général De Gaulle.