mercredi, 31 décembre 2008
Kosovo : tensions à Mitrovica
Des centaines de Serbes du Kosovo ont incendié mardi plusieurs magasins tenus par des albanophones dans la ville de Mitrovica, rapporte la police.
Ces incidents faisaient suite à des bagarres de rue au cours desquelles un adolescent serbe a été blessé à coups de couteau. Les manifestants serbes ont également détruit plusieurs voitures portant des plaques d'immatriculation kosovares. Les affrontements se sont produits dans le quartier de Bosnjacka Mahala, peuplé en majorité d'albanophones mais situé du côté serbe de Mitrovica, où les forces de l'Otan ont renforcé leur présence.
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jeudi, 23 octobre 2008
Kosovo : quelque 80 Américains vont participer à la mission de l'Union européenne
Quelque 80 Américains contribueront à la mission européenne de police et de justice au Kosovo, marquant ainsi la première participation des Etats-Unis à une opération de l'Union européenne (UE), aux termes d'un accord signé mercredi à Bruxelles.
"C'est la première fois que des Américains prennent part à une telle mission européenne. Cela j'espère crée un précédent pour la coopération future entre les Etats-Unis et l'UE", a déclaré le secrétaire d'Etat américain adjoint chargé des affaires européennes, Dan Fried.
La participation de Washington "souligne la vision partagée de l'Europe et des Etats-Unis de travailler ensemble pour soutenir le développement du Kosovo", a-t-il ajouté.
Les quelque 80 Américains - essentiellement des policiers, plus quelques juges et procureurs - devraient être opérationnels d'ici le début du mois de décembre, selon les diplomates.
La majorité d'entre eux est en fait déjà sur place, sous l'uniforme de la mission de l'ONU au Kosovo, présente depuis 1999 et qui doit passer le relais à la mission de l'UE, selon une source diplomatique européenne.
Les 27 pays membres de l'UE ont décidé en février de déployer une mission européenne au Kosovo censée accompagner l'indépendance de ce territoire serbe jusque-là proclamée le 17 février.
Mais le déploiement a pris du retard, en raison notamment des obstacles mis par la Serbie et la Russie - opposées à cette indépendance - au transfert des moyens de la mission de l'ONU à la mission de l'UE.
A ce jour, seuls quelque 500 des 2.000 policiers, juges et douaniers européens prévus sont effectivement sur place et 200 des 1.000 assistants kosovars sont opérationnels, selon une source européenne.
L'UE espère que la mission débutera réellement début décembre.
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mardi, 16 septembre 2008
Film espagnol : Guerreros (2002)
Synopsis : Durant la guerre au Kosovo, un bataillon espagnol intégré à la KFOR a pour mission de réparer un générateur électrique dans une zone frontalière avec la Serbie.
Réalisé par Daniel Calparsoro en 2002, Guerreros a pour sujet la guerre au Kosovo, un conflit assez peu abordé par le septième art à ce jour. Dans l’absolu, deux éléments font qu’un film de guerre est réussi : des séquences d’action et un minimum d’émotion(s). S’il possède quelques scènes de guerre (des escarmouches joliment mises en images), Guerreros fait le choix de ne pas privilégier l’action, l’objectif (atteint) du métrage étant d’être plus "humain" que spectaculaire.
Guerreros met avant tout l’accent sur l’évolution des personnages et particulièrement deux militaires espagnols de la KFOR. Le soldat Vidal (Eloy Azorin, habité) veut aider les civils, quitte à prendre des risques, désobéir aux ordres et se mettre à dos ses camarades de peloton. C’est ce que nous montre l’introduction dans laquelle Vidal apparaît comme un chien fou mais se fige face à l’ennemi, tétanisé par la peur. Charismatique et imperturbable, son lieutenant (campé par l’excellent Eduardo Noriega) lui laisse tout de même sa chance. Missionnée pour réparer un relais électrique entre Serbie et Kosovo, l’escouade ibérique va affronter des paramilitaires albanais qui prendront aussitôt le dessus et causeront d’importantes pertes. Débâcle et début d’un véritable chemin de croix pour nos soldats espagnols. C’est là le tournant du métrage, le moment où tout bascule et à partir duquel la personnalité profonde de chacun va se révéler. Si le lieutenant, un peu dépassé par la soudaineté des événements, montre ses failles sur le terrain, Vidal, lui, est comme galvanisé par cette situation critique. En effet, le jeune soldat se met en pilotage automatique, laissant son cerveau reptilien prendre le relais pour assurer sa survie.
Capitalisant sur une palette chromatique restreinte (la photographie à dominante marron est tout à fait adaptée), Daniel Calparsoro signe une réalisation travaillée qui refuse tout effet d’esbroufe et sait se mettre au service du récit. Loin du voyeurisme et de la surenchère, le film joue la carte d’un réalisme parfois cru, comme lorsqu’il s’agit de montrer l’horreur des blessures infligées par l’explosion d’une mine. Distillant une tension palpable, le métrage ménage plusieurs moments de suspense (voir l’éprouvante séquence de détention). Calparsoro parvient à rendre son film prenant, pour ne pas dire très immersif.
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dimanche, 07 septembre 2008
De la médiocrité des origines de la crise
Il devrait apparaître évident à tout esprit normalement critique et normalement informé que l’OTAN est aujourd'hui une “machine de guerre” américaniste anti-russe, destinée à encercler la Russie et à exercer une pression grandissante sur ce pays. Elle l’est principalement au travers de la dynamique d’élargissement, que les Américains aimeraient voir poussée au moins jusqu’à la Géorgie et l'Ukraine.
Sans doute, sans aucun doute l’OTAN l’est-elle aujourd’hui, cette “machine de guerre” anti-russe. Cela admis, les mêmes esprits en tirent la conclusion évidente, sinon rationnelle, qu’il en est ainsi depuis l’origine, que l’élargissement de l’OTAN fut une stratégie minutieusement élaborée pour ce but de l’encerclement de la Russie. Tout cela est logique.
Tout cela est logique mais inexact. Si le fait de l'élargissement de l'OTAN est devenu cette “machine de guerre”, c’est, disons, par enchaînement mécanique qui place le moyen de la chose chronologiquement avant la chose, un peu comme “la fonction crée l’organe”, – et ce serait alors : “la dynamique crée la stratégie”, ou, encore plus platement, “le mouvement crée l’objectif”. Au départ, l’élargissement de l’OTAN n’avait nullement l’objectif de la Russie. La chose est bien plus triviale, bien plus médiocre que cela.
12:37 Publié dans Caucase, Géopolitique, Guerre, Kosovo, Otan, Russie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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dimanche, 31 août 2008
Russie : place à la "realpolitik"
Après la chute du régime communiste, en 1991, la Russie va jouer avec beaucoup de candeur et de bonne foi le jeu de la démocratie et de l'économie de marché. Sur les recommandations des nombreux conseillers américains, spécialistes ès capitalisme, Moscou applique à la lettre et intégralement les méthodes libérales du "consensus de Washington" qui lui sont prescrites. Les entreprises d'État sont rapidement démantelées, privatisées, l'économie ouverte sans ménagement à la concurrence. La Russie va payer très cher son adhésion au capitalisme. Une production industrielle amputée des deux tiers, un PIB divisé par deux, une économie dévastée, la fuite des cerveaux, du savoir-faire et des capitaux. Et la naissance d'une nouvelle caste, les oligarques.
En 1999, Moscou assiste impuissante à l'entrée de ses anciens satellites dans l'OTAN. Cette dernière s'attaque ensuite à la Serbie, cousine slave des Balkans, lors de la guerre du Kosovo. Pour Vladimir Poutine qui accède à la présidence au début de l'an 2000, la désillusion est grande.
Les événements du 11 septembre offrent une dernière occasion de rapprochement entre les deux anciens adversaires de la guerre froide. Avec l'intervention en Afghanistan, Poutine appelle de ses vœux une association Russie – États-Unis pour l'exploitation conjointe des réserves d'hydrocarbures de la Caspienne.
Il doit de nouveau déchanter. Le seul objectif des États-Unis est d'installer des bases militaires permanentes dans les anciennes républiques de l'Asie centrale, et de détourner à leur profit le pétrole de la Caspienne, vers le sud-ouest, vers la Turquie et la Méditerranée.
Après l'Europe de l'Est et les États baltes, après les Balkans, le Caucase et la Caspienne, voilà que les États-Unis poursuivent le refoulement de la Russie en Asie centrale, au-delà des frontières héritées des tsars.
Cette fois, la rupture est consommée. La lune de miel entre une Russie naïve qui réintègre le "monde libre" et son modèle américain n'aura duré que 10 ans.
Place à la réalité, place à la realpolitik.
13:31 Publié dans Armes et armement, Balkans, Caucase, Énergies, États-Unis, Europe, Géopolitique, Kosovo, Otan, Points de vue, Russie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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jeudi, 14 août 2008
La route de l’Ossétie du Sud passe par le Kosovo
La tragédie que vivent aujourd’hui Géorgiens et Ossètes du Sud est à l’aune du drame yougoslave et des bouleversements territoriaux qu’il a entraînés.
Que s’est-il passé dans le palais présidentiel de Tbilissi le soir du 7 août, lorsque Mikhaïl Saakachvili décida d’en finir avec les "séparatistes" de Tskhinvali ? Le président géorgien s’est-il lancé à corps perdu dans une aventure dont il n’envisageait pas les conséquences ? Avait-il pris la mesure des terribles dégâts collatéraux que des bombardements nocturnes provoqueraient au sein de la population civile, élargissant encore le fossé entre Ossètes et Géorgiens ? Serait-il tombé, comme le laissent entendre certains, dans un piège délibérément tendu par Moscou : on lui aurait laissé entendre que la Russie était excédée par l’extrémisme des dirigeants de Tsinkhvali qui multipliaient les affrontements avec les forces géorgiennes de sécurité ?
10:16 Publié dans Caucase, Géopolitique, Guerre, Kosovo, Otan, Points de vue, Russie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : caucase, ossétie du sud, georgie, guerre, kosovo, russie, géopolitique |
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lundi, 30 juin 2008
Kosovo : les Serbes créent leur Assemblée
Samedi 28 juin, les Serbes du Kosovo ont commémoré le 619e anniversaire de la bataille de 1389 au monastère de Gračanica et devant la tour de Gazimestan. Dans l’après-midi, ils ont formé une Assemblée, représentant les 26 communes serbes du territoire.
10:28 Publié dans Kosovo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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lundi, 26 mai 2008
Film russe sur le Kosovo (1/7)
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| Tags : kosovo |
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mercredi, 07 mai 2008
La culture des armes au Kosovo
La notion de "culture des armes" apparaît occasionnellement dans le débat sur les armes légères, où elle est associée notamment à celle de conflits armés. Bien que rarement définie, l’expression "culture des armes" est communément utilisée pour identifier un ensemble particulier de "raisons" à la présence et à l’utilisation des armes légères dans une société donnée – raisons qui vont au-delà des besoins "économiques" ou "utilitaires" des individus et des dynamiques des marchés locaux ou internationaux. Dans ce sens, la "culture des armes" est utilisée pour désigner un ensemble de valeurs et de normes – sociales et légales – d’une société donnée, qui rend acceptables et légitimes la présence d’armes à feu et leur possession par les individus. Par exemple, la possession d’armes légères – principalement d’armes à feu – par la population civile peut être considérée comme un symbole de statut, de virilité, ou comme un moyen d’assurer sa sécurité lorsque l’Etat ne peut pas ou ne veut pas s’en charger.
Télécharger le dossier : LA CULTURE DES ARMES AU KOSOVO
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| Tags : armes, kosovo, conflit |
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vendredi, 28 mars 2008
Le Pentagone prend racine au Kosovo
Les avertissements faits par nombre d'experts avant l'indépendance du Kosovo commencent à se réaliser : tous les attributs d'une grande base militaire de l'OTAN et des Etats-Unis apparaissent en catimini sur le territoire enlevé à la Serbie. La décision du président George W. Bush de commencer à livrer des armes au Kosovo est l'un des derniers indices en date de ce processus. Moscou a insisté sur la convocation d'une réunion extraordinaire du Conseil Russie-OTAN, qui se tiendra vendredi 28 mars à Bruxelles. D'ailleurs, il est douteux qu'il soit possible de persuader ce conseil d'intervenir, car il s'est toujours révélé peu utile. A propos, le président Bush a pris cette décision deux jours après la visite à Moscou de la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice et du secrétaire américain à la Défense Robert Gates, qui ont appelé à renforcer la coopération, à étendre les consultations et, en général, à assurer la transparence.
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| Tags : kosovo, pentagone, otan, kfor, onu, balkans, bondsteel |
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