Le vote de la résolution du conseil de sécurité des Nations Unies sur le Sahara marocain, le 25 avril 2013, est un succès pour le Maroc et pour la diplomatie du Roi Mohammed VI Fort du consens de tout son peuple, de celui des partis politiques, des syndicats, des corps intermédiaires, et – il faut le dire – grâce à son prestige sur la scène internationale, le Roi et ses émissaires ont réussi à désamorcé le piège tendu par certains groupes d’activistes qui instrumentalisent les droits de l’homme à des fins partisanes.

Tous les diplomates des grands pays étaient consternés par le projet incroyable et dangereux de modifier le mandat de la Minurso. Ce n’est pas à d’obscures ONG, plus ou moins manipulées et prisonnière d’idéologies dépassées, qu’il appartient de perturber le droit international d’une façon aussi inconséquente. En l’espèce, l’administration des Etats-Unis a fait preuve de réalisme. On ne peut que l’en féliciter car il ne faut pas jouer avec le feu dans une région sahélo-saharienne qui a besoin de stabilité, notamment au regard de ce qui se passe au Sahel.

Le mandat de la Minurso a donc été reconduit en l’état et la résolution mentionne même les incontestables réalisations du Maroc en matière de droits de l’homme au Sahara marocain. Ces réalisations du Maroc en matière des droits de l’homme depuis plus de douze ans sont d’ailleurs saluées par tous les experts sérieux. C’est pourquoi, il était extraordinaire de mettre en cause le Maroc, le pays au sud de la Méditerranée qui accorde le plus d’attention aux libertés fondamentales et au développement de l’Etat de droit. C’était d’autant plus extravagant que les adversaires du Maroc sont loin d’avoir le même souci du respect des libertés fondamentales.

En fait, ceux qui feignent d’être intéressés par les droits de l’homme – mais poursuivent d’autres desseins – ne regardent pas dans la bonne direction ; c’est dans les camps de Tindouf sous contrôle des miliciens Polisario et de leur sponsor qu’il faut regarder.

En tout cas, comme l’a souligné le secrétaire général des nations Unies, il est temps mettre fin à un conflit qui n’a que trop duré, et n’est qu’un reliquat de la guerre froide. A cet égard, tout le monde sait que la seule solution est de faire avancer le plan d’autonomie proposé par le Maroc.

Charles SAINT-PROT

Directeur de l’Observatoire d’études géopolitiques

Patrouille de la Minurso en 2010. Crédit : ONU