En opération extérieure, la capacité à durer des forces dépend étroitement de leur approvisionnement en énergie. Cet approvisionnement s’avère indispensable pour la vie courante dans les zones de stationnement de la force comme pour les phases d’engagement.

En effet, les forces mettent en œuvre des systèmes d’armes gourmands en énergie et par ailleurs le confort apporté aux combattants est de plus en plus « énergivore ». Cet approvisionnement nécessite des flux logistiques importants, coûteux et vulnérables. Les convois logistiques constituent, en effet, des cibles privilégiées car la rupture du flux logistique pénalise directement les forces au contact. Cette action, paralysante pour la force, est recherchée par l’adversaire autant dans le cadre d’un combat symétrique que dans la lutte à connotation subversive.

L’optimisation des ressources qui conditionnent l’autonomie énergétique de la force engagée, constitue de ce fait une voie de progrès déterminante. Elle est décrite dans le Livre blanc de 2009 et apparaît depuis comme un processus quasiment incontournable. En conséquence, chercher à réduire la dépendance en énergie des forces projetées, tout spécialement en énergie fossile, s’avère une priorité forte dans les engagements d’aujourd’hui.

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Photo : Un caporal-chef du BATLOG Normandie-provence armé par le 503e régiment du train ravitaille un groupe électrogène dans le camp Damien Boiteux à Bamako au Mali le 31 janvier 2014. Crédit ECPAD / EMA

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