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Les forces spéciales, l’instrument de prédilection de l’administration Obama (opérant hors les cadres établis, sinon dans le secret le plus total, elles froissent moins les susceptibilités, permettent d’affirmer une chose et faire son contraire, se moquer des règles aussi aisément que des frontières), veulent s’autonomiser encore plus. Triplées en budgets /effectifs/ déploiements depuis le 11 septembre 2001, l’USSOCOM (commandement des opérations spéciales) est devenu, selon son ex-patron, un « microcosme » (comprenons : un univers complet en soi) du Département de la défense des USA. 

Aujourd’hui, l’USSOCOM souhaite voir ses responsabilités élargies au déploiement et à l’emploi effectif des forces spéciales, avec le feu vert des seuls commandants régionaux. Sans attendre donc celui du centre à Washington. Meilleure recette pour accroître toujours davantage l’irresponsabilité et le chaos.

Une des raisons invoquées : l’USSOCOM pourrait ainsi faciliter ses relations avec des armées étrangères. En réalité, il s’agit de la construction, déjà en marche, d’un réseau global de forces spéciales, avec l’USSOCOM au gouvernail et l’Etat-major des opérations spéciales de l’OTAN (NSHQ) comme laboratoire. Pour le secrétaire général Rasmussen, il s’agit de la clé de l’avenir : les forces spéciales sont, avec la cyberdéfense et le système antimissile, l’une des composantes de la nouvelle triade stratégique. Inutile de préciser que le personnel du NSHQ de l’Alliance est majoritairement américain, et que le patron est directement nommé par le président des Etats-Unis.

Hajnalka VINCZE