Le général à la tête de l’Africom a assuré mercredi que le Pentagone n’envisageait pas de supprimer le commandement militaire des Etats-Unis pour l’Afrique malgré la perspective de nouvelles coupes budgétaires.

« Nous allons examiner cela plus tard mais pour l’heure, les Etats-Unis estiment qu’avoir un centre de commandement à part entière pour l’Afrique permet d’améliorer l’efficacité de notre soutien militaire au département d’Etat », a déclaré le général David Rodriguez lors d’une conférence de presse.

Depuis sa création en 2007, l’Africom, dont le commandement est basé à Stuttgart en Allemagne, n’a cessé d’étendre son rôle en Afrique, en se concentrant sur la lutte contre les groupes islamistes armés et l’entraînement de troupes alliées dans la région.

« Nous avons toujours eu des intérêts en Afrique. Ce qui est nouveau depuis les cinq dernières années est que nous sommes plus directement engagés, mieux coordonnées » que par le passé, a affirmé la secrétaire d’Etat adjointe pour l’Afrique, Linda Thomas-Greenfield, lors de cette même conférence.

L’Africom dispose d’un budget annuel de 296 millions de dollars qui ne couvre cependant pas les dépenses de Camp Lemmonier à Djibouti, une des principales bases américaines du continent.

Ces dix dernières années, l’armée américaine a tissé un réseau logistique à travers toute l’Afrique de l’Est notamment, avec des accès sécurisés à des ports et aéroports stratégiques.

Plutôt que d’intervenir directement sur le terrain contre des groupes liés à Al-Qaïda en Somalie ou au Mali, l’armée américaine a tendance à préférer se concentrer sur des opérations de renseignement et de formation de troupes de pays alliés dans la région.

Il y a quelques semaines cependant, les Américains ont lancé deux opérations d’envergure en Libye et en Somalie. Dans le premier raid à Tripoli, un membre présumé d’Al-Qaïda, Abou Anas al-Libi, longtemps recherché par les Etats-Unis avait été capturé. En Somalie, les Américains avaient échoué à arrêter un militant islamiste des Shebab.