Un article* récent de Monsieur Pascal Riché sur le site de Rue89 «Ah Dieu, que les frappes du Rafale sont jolies ! », dont il est un des co-fondateurs, mentionne le travail vidéo de Theatrum Belli. Ce dernier, dans un ton sarcastique, tourne en ridicule l’utilisation d’un fond musical pour accompagner une vidéo transmise par l’ECPAD aux différents médias dont Theatrum Belli.

En effet, depuis plusieurs années Theatrum Belli fait partie des destinataires des vidéos et des photographies des soldats de l’image (SIRPA et ECPAD) qui sont déployés sur les différents théâtres d’opération.

Les vidéos que nous recevons sont une matière brut. Les chaînes d’information les utilisent comme telles alors que nous avons choisi d’en faire un produit stylisé.

Le travail de Theatrum Belli, consiste à  « dégrossir » la vidéo, d’y apporter une touche esthétique qui est la marque de TB afin de la rendre agréable à regarder sur le support Internet. Notre spécialiste entreprend alors un travail de post-production sur la bande son, les images (ici accompagnées de textes explicitant le contexte techno-militaire de l’opération). Le MinDef marche d’ailleurs dans les pas de TB dans cette approche audiovisuelle. Il suffit de visionner sur le profil Facebook des « Forces françaises » la vidéo « Opération Serval, retour sur 19 mois d’opérations au Mali ».

La vidéo mentionnée postée le 19 septembre a eu un un certain succès étant donné qu’elle a été vue plus de 30 000 fois en 48 heures avant d’être retirée de YouTube pour des problématique de droits d’auteur. En effet, en travaillant rapidement nous avons sélectionné un mauvais morceau musical parmi les créations de nos partenaires, morceau qui ne leur appartenait pas. Nous avons depuis remis en ligne la vidéo avec un nouveau fond musical.

Apporter une touche artistique aux vidéos de l’ECPAD, et des différentes cellules communication des armées, est pour Theatrum Belli une marque de soutien pour nos soldats qui risquent leur vie sur les théâtres de guerre.  Il est également une marque de reconnaissance pour les soldats de l’image tel le sergent Sébastien Vermeille du Sirpa Terre qui perdit la vie en Afghanistan le 13 juillet 2011, victime d’un attentat suicide.

Notre démarche a pour ambition d’apporter une meilleure considération pour nos soldats déployés. Elle s’effectue en dehors de toute considération politique.  Nous estimons qu’un soldat déployé doit être soutenu par sa nation, sa population dont il émane. Elle permet de construire peu à peu une forme de résilience dans une société où le soldat devient une victime, écrasée sous le poids médiatique de l’émotion instrumentalisée.

Les citoyens sont libres de regarder ces vidéos sous la forme qu’ils préfèrent : « brut » dans les médias mainstream (Itélé, BFM TV, France Télévision, TF1…), sur les sites institutionnels comme le profil Facebook des « Forces françaises » (la vidéo a été visionnée plus de 150 000 fois), ou bien retravaillées sur des sites comme Theatrum Belli.

Dans une période de crise économique intense, l’équipe de Theatrum Belli soutient également notre industrie de Défense composée de grandes entreprises, de PME-PMI représentant plus de 160 000 salariés qui font vivre des centaines de milliers de familles. Peut-être est-ce un facteur complètement négligeable pour M. Riché. Ces entreprises participent aussi de notre souveraineté tant malmenée.

Monsieur Riché n’en est pas à son premier texte contre le Rafale (qui est directement concerné à travers cet article). Ce qui est son droit mais à condition qui la critique reste dans la déontologie journalistique.

Pour compléter et conclure, contrairement à ce qu’affirme très maladroitement monsieur Riché, Stéphane Gaudin n’est pas un « fana-mili » (il ne l’a même pas contacté pour mieux le connaître et mieux appréhender l’essence de TB…cela en dit long sur sa déontologie journalistique), seulement un citoyen qui essaye de sensibiliser des Français au thématiques de Défense, ce qui est des plus normal dans une démocratie défendant des valeurs, dont celle de la Fraternité.

Il est scandaleux que ce « journaliste » qui utilise ici tout le savoir-faire et le savoir-être d’un commissaire politique oriente le lecteur vers une page personnelle de M. Gaudin, utilisée dans une perspective personnelle et professionnelle.

Nous étions tout à fait disposés à apporter des éléments de compréhension à M. Riché. Ceci aurait contribué à élever le niveau du débat public.

N’en déplaise à monsieur Riché, Theatrum Belli entend poursuivre cette mission citoyenne.

La rédaction

* L’auteur a plusieurs fois modifié le texte. Dans la première version Stéphane Gaudin n’était pas personnellement nommé.