Une réduction significative attend prochainement la marine et l’armée américaine, écrit mardi 6 août le quotidien Novye Izvestia.

La plus grande réduction budgétaire de l’année pour la défense est prévue pour la seconde moitié d’août et début septembre. En tout, la diminution générale du budget militaire en 2013 s’élèvera à 46 milliards de dollars.

Cette réduction significative du budget de la défense a été convenue en début d’année. Elle fait partie de la fameuse entente entre républicains et démocrates qui avait permis d’éviter le « gouffre fiscal » – une situation où les impôts pourraient considérablement augmenter parallèlement à une réduction des dépenses publiques, conformément aux spécificités de la législation américaine.

A partir du 1er mars, le budget du Pentagone a été réduit de 26 milliards de dollars.

En 2013-2014, il s’élèvera à 624 milliards – un chiffre modeste pour l’immense machine de guerre américaine par rapport aux années précédentes.

Depuis des mois, les analystes et les journalistes militaires débattent sur les secteurs de l’armée qui seront touchés par les réductions du budget. Le secrétaire à la Défense Chuck Hagel a récemment répondu à cette question. Il a déclaré aux journalistes que les réductions toucheraient la fierté de la marine américaine – les porte-avions. Leur nombre sera réduit de 11 à huit bâtiments.

Il est également suggéré de réduire le personnel de l’infanterie de marine de 182 000 actuellement à 150 000-175 000 hommes. Le nombre d’autres classes de navires sera également réduit. Le Pentagone est prêt à réduire le nombre de tous les bâtiments, hormis les sous-marins nucléaires. C’est une sorte de vache sacrée de la marine qu’il est interdit de toucher, sous aucun prétexte.

Certains programmes de modernisation des navires existants et d’autres matériels seront également très certainement fermés afin de faire des économies. Dans l’ensemble, il est prévu de retirer 250 à 300 divers navires et unités navales. Ces réductions significatives permettront également de réduire l’infrastructure. Par exemple, le nombre de bases navales. Etant donné qu’après le changement de priorités stratégiques, ce n’est plus l’Atlantique mais le Pacifique qui est prioritaire, de nombreuses bases atlantiques peuvent être fermées. Cela concernera très probablement les bases de Portsmouth dans le Maine et de Mayport en Floride. Des sites d’infrastructure plus petits seront également fermés. Dans l’ensemble, le Pentagone a opté pour la création d’une armée moins coûteuse mais plus mobile, qui ne se prépare plus pour une guerre simultanée avec plusieurs adversaires à la fois.

Source du texte : RIA NOVOSTI