Hier l’armée de Terre présentait ses capacités à Satory aux élèves de l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale (IHEDN). Dans son discours inaugural, le général d’armée Jean-Pierre BOSSER (CEMAT) a présenté sa vision de l’armée de Terre dans une période où « le champ des menaces s’élargit » ; celle de la « force » à l’Est, celle du « fort au faible » dans la bande sahélo-sahérienne et celle, « irrégulière », « du fort au fou » sur le territoire national.

Depuis 2015, l’armée de Terre, s’est réorganisée autour du modèle « Au Contact », « plus dynamique, plus souple et plus adapté à ces nouvelles menaces ». Au niveau des effectifs, elle remonte également en puissance (plus 33 unités élémentaires, la densification de deux régiments) avec les problèmes qui l’accompagne (formation, habillement, alimentation, infrastructure). Le CEMAT rappelle que l’armée de Terre « est confrontée à des engagements intenses qui mettent les hommes, les matériels, les compétences sous tension. Il note que « depuis environ six mois, une forme de durcissement des modes d’action ». Depuis le début de l’année « 3 soldats sont décédés, 79 ont été blessés et 20 véhicules ont été détruits ». Le CEMAT espère pouvoir récupérer pour l’été au niveau d’entraînement interarmes qu’elle avait avant les attentats de 2015.

Le CEMAT a également salué la Revue stratégique dans laquelle il retient que pour l’armée de Terre, que la mutation des conflictualités nécessite une remontée en puissance devant se traduire par un modèle complet.  Cela a du sens pour l’AdT qui n’a pas perdu de capacités mais dont certaines sont du niveau de l’échantillon comme le franchissement de coupures humides.

L’armée de Terre sera impliquée dans le maintien de l’excellence industrielle française a rappelé le CEMAT. Pour lui « le temps est révolu où l’AdT était considérée comme une armée faible au plan technologique ».

L’accent, cette année, était sur la e division qui a pour mission de fournir des unités structurées, formées et entraînées pour répondre aux contrats opérationnels de l’AdT. La 3è division regroupe trois brigades disposant chacune de 7 à 8 régiments et d’un centre de formation initiale des militaires du rang : la 11è brigade parachutiste basée à Toulouse, la 6è brigade légère blindée basée à Nîmes et la 2è brigade blindée basée à Strasbourg. Elle comprend également trois éléments organiques des forces terrestres, à savoir le 2è régiment de dragons basé à Fontevraud, le 31è régiment de génie d’appui divisionnaire basé à Castelsarrasin et le 54è régiment d’artillerie basé à Hyères. Quant à l’état-major de la division, il est basé à Marseille.