Général Alain Pellegrini

Général Alain Pellegrini

Le commandement du contingent français de la Finul a prévenu officiellement les Israéliens que ses troupes ouvriraient le feu sur les avions violant l’espace aérien du Liban, a fait savoir mardi le quotidien israélien Haaretz en se référant au ministre israélien de la Défense Amir Peretz.

Dans son discours prononcé lundi devant le Comité de défense et des affaires étrangères du parlement israélien (Knesset), Amir Peretz a déclaré que, malgré cet avertissement, « les forces aériennes israéliennes continueraient de patrouiller le ciel du Liban, car c’est un impératif de la sécurité nationale« .

Selon Amir Peretz, les vols continueront tant que la résolution 1701 qui a mis fin aux hostilités entre Israël et le Hezbollah ne sera pas entièrement appliquée.

Amir Peretz a indiqué qu’Israël avait recueilli ces jours-ci des preuves convaincantes que la Syrie continuait de livrer des armes au Hezbollah en violation de l’embargo établi par la résolution 1701.

Source : RIA NOVOSTI

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troupes_turquesLes premiers soldats turcs de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) sont arrivés mardi à Beyrouth, a rapporté l’agence officielle Ani.

Un avion militaire turc s’est posé à l’aéroport international de Beyrouth avec à son bord sept officiers et deux véhicules militaires. Ces officiers font partie d’une unité de génie d’environ 270 hommes qui doit se déployer près de de la ville portuaire de Tyr, au Liban sud.

Leur déploiement est prévu le 20 octobre, selon l’ambassade de Turquie à Beyrouth.

Ankara déploiera en tout quelque 700 soldats, marins compris, dans le cadre de la Finul. Le parlement turc avait donné son feu vert le 5 septembre à une contribution turque à la Finul, chargée de consolider la trêve intervenue le 14 août entre Israël et le Hezbollah libanais.

La marine turque déploiera par ailleurs une frégate, deux corvettes et deux navires dans le cadre de la Finul navale sous commandement allemand, pour empêcher toute contrebande d’armes au profit du Hezbollah chiite.

La Turquie renoue à l’occasion de ce déploiement avec l’histoire et retourne dans une ancienne province ottomane que les dernières troupes turques avaient quittée en 1918, à l’issue de la Première guerre mondiale.