La nomination d’un prétendu « envoyé spécial » de l’Union africaine pour le Sahara marocain est une décision sans aucune portée juridique ou politique puisque, en droit comme en fait, le dossier n’est pas du ressort de cette organisation mais de celui des Nations unies, a affirmé mercredi le directeur de l’Observatoire d’études géopolitiques de Paris Charles Saint-Prot.

« L’Union africaine a mieux à faire que de se livrer à des gesticulations alors qu’une série de conflits et de problèmes graves devraient mobiliser son attention », a-t-il indiqué dans une déclaration à la MAP.

Pour M. Saint-Prot, l’UA « a tout à perdre à se laisser une fois encore instrumentaliser sur un dossier sur lequel elle a été discréditée quand elle avait accueilli en toute illégalité un mouvement séparatiste anti-marocain, en violation de sa charte et dans les conditions louches et déshonorantes que l’on sait ».

Et de souligner que les mêmes méthodes « méprisables » continuent à fonctionner puisque le prétendu envoyé, militant pro-séparatiste, est sujet à caution dans la mesure où cette personne avait été accusée de corruption au cours de son mandat à la tête de l’Etat mozambicain et qu’elle serait proche des plus grands narcotrafiquants d’Afrique.

« En réalité, il s’agit une fois encore d’une provocation propre à semer la confusion et orchestrée par les mêmes milieux que jadis. Il est clair que les sponsors algériens du polisario et leurs complices sud-africains veulent nuire au règlement du conflit autour du Sahara marocain et maintenir artificiellement la pression sur un conflit qui est un facteur d’instabilité régionale », a expliqué le directeur de l’Observatoire d’études géopolitiques de Paris.

Et de conclure que les ennemis du Maroc sont particulièrement mécontents de voir les progrès du Royaume sur la scène africaine où la diplomatie déploie des efforts constants pour intensifier la coopération sud-sud et renforcer des liens millénaires.

Source : MENARA.MA