Crédit photo : Airbus Helicopters

La Force aérienne bolivienne (FAB) a choisi la dernière version du Super Puma « AS332 C1e » pour lutter contre le trafic de drogue et d’effectuer des missions de sécurité publique ainsi que de secours aux sinistrés à travers le pays. Le contrat comprend une dimension logistique afin de soutenir la disponibilité de la flotte dans les prochaines années. Les deux premiers hélicoptères seront livrés cette année et les quatre autres avant 2016.

La relation entre Airbus Hélicoptères et la Force aérienne bolivienne remonte à plusieurs décennies avec le déploiement du Lama et de l’Alouette. La FAB opère également avec l’Ecureuil AS350 B3 et, depuis l’année dernière, avec deux EC145 qui sont utilisés pour transporter des dignitaires et  pour des missions d’appui à la population.

Avec cette dernière acquisition, la FAB bénéficiera d’un programme de transfert de technologie qui comprend la formation de plus de 80 techniciens et pilotes en France et en Bolivie. Sera également fourni des outils adaptés pour la mise en place d’un centre de maintenance permettant des contrôles intermédiaires (toutes les 500 heures), et deux bases opérationnelles pour des inspections plus petites (100 heures). L’objectif étant pour la FAB d’acquérir une autonomie stratégique.

La famille Super Puma est particulièrement bien adapté aux opérations en Amérique latine, où plus de 100 hélicoptères sont en service et plus de 60 sont en commande. Sa capacité à fonctionner à haute altitude (jusqu’à un plafond de 7620 mètres), dans la jungle, et à des températures extrêmes (entre -45° C et 50° C) permet de relever des défis spécifiques à cette région, en particulier dans les montagnes et les plateaux de la Cordillère des Andes, où l’altitude et la température se révèlent souvent difficiles.

En juillet dernier, François Hollande avait interdit le vol au-dessus du territoire français de l’avion transportant le président Evo Morales en provenance de Russie (croyant qu’Edward Snowden était à bord), provoquant un incident diplomatique. L’avion avait été obligé d’effectuer une escale à Vienne (Autriche). Laurent Fabius s’était ensuite excusé auprès de son homologue bolivien. Depuis les relations se sont un peu « réchauffées ».