29 mai 1453 : chute de Constantinople.

Le sultan Mehmet II, s’empare de la capitale de l’Empire byzantin après plusieurs semaines de siège (depuis le 6 avril). Il fait construire des forts le long des détroits de Bosphore et des Dardanelles afin de priver la ville de ravitaillement. Il bombarde les remparts de la ville avec le plus gros canon jamais construit jusqu’alors (les boulets pèsent 500 kg !). Après plusieurs assauts infructueux, une attaque maritime et terrestre finit par livrer la ville aux Janissaires de Mehmet II. La population est massacrée. Constantin XI, le dernier empereur byzantin, héritier de l’Empire Romain d’orient, meurt en lançant une contre-attaque vouée à l’échec. 


29 mai 1692 : bataille de Barfleur (Côtes normandes).

Pour acquérir le contrôle de la Manche dans le cadre d’un futur débarquement en Angleterre, Louis XIV se laisse convaincre par ses conseillers d’attaquer la flotte anglo-hollandaise. Le vice-amiral de Tourville, contraint par le ministre Pontchartrain, rencontre la flotte ennemie au large du Cotentin et bien qu’en infériorité numérique très nette (1 pour 2) et contre toute attente, inflige à l’ennemi des pertes très importantes. C’est l’une des plus belles batailles navales françaises, y compris de l’avis ennemi. Malheureusement, La Hougue suit Barfleur. En effet, quelques jours plus tard (du 1er au 3 juin), une partie de la flotte française, immobilisée suite aux dommages subis et donc incapable de rallier Brest ou Saint Malo, mouille à la Hougue pour réparer. Elle est incendiée par les Anglais qui viennent venger l’affront de Barfleur en s’en prenant aux navires en panne (15 navires).

Lire Les 600 plus grandes batailles navales de l’histoire – Yves Le Moing.

Bataille de Barfleur, par Ludolf Bakhuizen