21 décembre 1873 : mort du lieutenant de vaisseau Francis Garnier (Tonkin).

Officier de marine et explorateur infatigable de l’Asie (Chine, Tibet, Yunnan), Francis Garnier est tué par des pirates chinois, les Pavillons noirs, au pont de papier, à trois kilomètres de Hanoï, lors d’une embuscade. Le consul général français au Vietnam, Jean-François Parot, fait rapatrier ses restes en France après de longues recherches (1982-1987). Ils ont été placés dans le monument dressé à la mémoire de Garnier, place Camille Julian (Paris VIe).


21 décembre 1945: mort du général Georges Smith Patton (Allemagne).

Patton est l’un des généraux américains les plus hauts en couleurs. Célèbre pour ses victoires lors des deux conflits mondiaux, il commande victorieusement la contre-attaque blindée de Saint Mihiel (septembre 1918), écrase l’Afrikakorps lors de la bataille d’El Guettar (mars 1943), libère la Sicile (août 1943), Avranches (juin 1944), Metz (septembre 1944) et Bastogne (décembre 1945).
Son impétuosité lui vaudra d’être sanctionné régulièrement durant sa carrière : en 1918, il est rétrogradé commandant après s’être enfui de l’hôpital où il est soigné pour une blessure reçue en Argonne. En août 1943, Eisenhower doit le mettre au vert après le scandale qu’il crée en giflant deux GI’s hospitalisés qu’il prend à tort pour des simulateurs. Dans les mois qui suivent la capitulation allemande, il veut poursuivre le combat mais cette fois contre les Soviétiques. Il est à nouveau mis sur la touche par le commandement, d’autant qu’il s’oppose à la dénazification et tient des propos antisémites. Inclassable, il oblige cependant la population allemande à défiler dans les camps de concentration qu’il vient de libérer. Il se définit lui-même comme « un anachronisme vivant ». Original et courageux, il tue lors d’un duel au pistolet l’un des officiers de Pancho Villa (Mexique – 1916). Déconcertant, il est capable de déclamer, dans le texte, les auteurs classiques grecs et latins, tout en arborant deux colts à la ceinture. Passionné par l’histoire militaire, la culture française (il a fait Saumur…), l’escrime et Napoléon, son attrait pour un passé idéalisé et chevaleresque ne l’a pas empêché d’être le précurseur du combat mécanisé américain.
Il meurt dans un accident de la circulation à Heidelberg.


21 décembre 1983 : attentat du Hezbollah contre le PC du 3e RPIMa (Liban Sud).

Un poste de garde du PC du 3e RPIMa (photo), situé sur le stade de Chayla à Beyrouth, subit l’attaque d’un camion-bombe chargé de 1200 kg d’équivalent TNT. Le véhicule suicide est arrêté par les merlons de terre mais les 1200 kilos d’explosif tuent un parachutiste (Marsouin Philippe Chabrat du 3e RPIMa) et treize civils. On compte également plus de 100 blessés dont 24 Français.

Le nom de Philippe Chabrat figure sur le monument aux morts de Bassan (Hérault).


21 décembre 2004 : attaque au mortier contre une base américaine à Mossoul (Irak).

22 Américains sont tués et 50 blessés par un tir de mortier tiré sur une base américaine de Mossoul.