Pour la première fois le salon international de la Défense et de la Sécurité Eurosatory accueillait le pavillon du Japon. 13 entreprises étaient réunies dans un climat international de tensions entre la Chine et le Japon. Le Japon sort peu à peu de son « splendide isolement » consécutif de la Seconde Guerre mondiale où sa législation lui interdisait toute exportation d’armement. Après avoir envoyé symboliquement en Irak des soldats des forces d’autodéfense entre 2004 et 2008*, dans un cadre humanitaire et de reconstruction ; après avoir installé une base de lutte anti-piraterie à Djibouti** en 2011, le Japon entame progressivement une stratégie de rayonnement international.

Theatrum Belli s’est entretenu en exclusivité avec M. Makoto ASARI de la société chargé de l’organisation du pavillon japonais. Nous remercions M. Yuta SEKIGUCHI pour la traduction.

  • Propos recueillis par Stéphane Gaudin
  • Réalisation et post-production : Pascal Dupont

* Auparavant, le Japon avait envoyé des casques bleus au Cambodge en 1992 et depuis 1996 des casques bleus japonais sont présents sur le plateau du Golan chargés de la logistique du bataillon de la FNOUD.

** La base de 12 hectares accueille entre 150 et 200 personnels militaires. Elle peut également servir de « hub » dans un cadre de sauvetage de ressortissants japonais installés à l’étranger.