Le ministère américain de la défense souhaiterait amender son accord militaire de coopération avec l’Espagne, de façon à rendre permanente, sa présence militaire en face des côtes maghrébines. 

En effet, Washington aurait demandé à Madrid, un changement de l’accord militaire qui les lient, concernant la base militaire andalouse, Morón de la Frontera, située dans la ville de Séville.

Selon, le site du quotidien espagnol, El Pais, le Pentagone voudrait amender l’accord de coopération militaire avec l’Espagne de façon à augmenter le volume des forces militaires US déployées dans cette base sévillane et obtenir l’autorisation de transformer ce déploiement militaire en une présence permanente.

Selon la même source, Washington aurait plaidé devant Madrid, sa raison pour cette demande, à savoir, vouloir être capable en force, de ‘réagir aux crises en Afrique’.

La base de Moron de la Frontera, compte actuellement un contingent militaire américain de 850 soldats. Leur nombre, au gré des négociations entre Washington et Madrid, pourrait atteindre dans un premier temps, les 1.100 militaires pour s’installer autour de 3000, selon des sources du journal madrilène.

L’accord qui lie les deux pays autour de cette base, stipule une présence américaine provisoire. Selon ses termes, les effectifs américains doivent quitter la base en avril 2015, d’où la demande du Pentagone d’y transformer le déploiement US en présence permanente et volumineuse.

Les commandos US actuellement en déploiement à la base de Morón sont au nombre de 500, ils y avaient été installés en avril dernier, suscitant une violente réaction verbale de la part du pouvoir algérien, qui se sentait concerné plus que tous dans la région, par la présence de ces forces.

En janvier 2014, à l’occasion d’une visite à Washington du président du conseil espagnol, Mariano Rajoy, l’administration Obama, lui avait fait une demande d’augmentation des effectifs des forces spéciales US dans la base de Moron de la Frontera.

Les commandos US alors en déploiement à cette base étaient au nombre de 500, ils y avaient été installés en avril 2013. Leur arrivée en Andalousie, en plein crises du Printemps arabe, avaient suscité une violente inquiétude du pouvoir algérien.

Le quotidien londonien Al Quds Al Arabi, avait ainsi indiqué, le 20 janvier 2014, que cette augmentation de forces américaines à Morón de la Frontera est justifiée par l’instabilité en Algérie, proie à un risque de dislocation à tout moment, qui peut nécessiter pour les américains d’intervenir sur place, pour sécuriser leurs rares ressortissants qui y vivent et pour sécuriser les champs pétro-gaziers.

Larbi Amine

Source : LEMAG.MA