Selon un article de Jane’s, le Département d’Etat américain a récemment approuvé la possibilité de vendre à l’armée irakienne des roquettes APKWS pour augmenter la capacité offensive de ses hélicoptères dans sa lutte contre Daech.

L’Irak aurait besoin de 2000 de ces roquettes avec l’équipement et la formation qui y sont associées.

On peut être quelque dubitatif sur l’exportation de ce type d’armement dont un certain nombre pourrait tomber dans de mauvaises mains. En effet, les Etats-Unis sont devenus coutumiers des exportations d’armes et de munitions détournées notamment suite à des négligences dans la gestion des registres en Afghanistan*, de retournements d’allégeance de militaires (Mali) ou laissées à l’ennemi par manque de volonté combative de l’armée régulière (Irak). La liste est certainement plus longue.

Il est reconnu, tant par les militaires que par les industriels américains eux-mêmes, que ce type de roquette est « faillible » selon des procédés que, bien entendu, je ne vais pas décrire dans cette note. On peut alors se poser la question du pourquoi de l’export de ce type d’armement (qui pourraient tomber du camion pour certaines d’entre-elles…) dont la fabrication n’intègre pas dès la conception (par les industriels et les donneurs d’ordre) les possibilités de détournements.

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* En juillet, un rapport américain du SIGAR mentionne que plus de 100 000 armes ont été livrées en trop à l’armée et à la police afghane avec en plus une diminution progressive des forces de sécurités qui devraient passer de 352 000 à 228 500 à l’horizon 2017. Depuis 2004, le Pentagone a livré près de 750 000 AK-47, lance-grenades et d’autres armes.