L’académie du renseignement, en partenariat avec la Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives (DMPA) et l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire (IRSEM) du ministère de la Défense organise, le 26 novembre 2014 à l’Ecole militaire, un colloque scientifique public sur le thème Espionnage et renseignement dans la Première Guerre mondiale.

Labellisé par la Mission du Centenaire de la Première Guerre mondiale, ce colloque, associant grands témoins contemporains du monde du renseignement, universitaires et chercheurs français et étrangers de renom, veut rendre hommage au métier de l’ombre qu’est le renseignement, durant une période – celle de la Grande Guerre – particulièrement riche pour son étude.

Inscription par retour de mail avant le 21 novembre 2014.

Charles DupontA lire en complément :

Mémoires du chef des services secrets de la Grande Guerre, Charles Dupont, Editions Histoire & Collections

Polytechnicien, artilleur, Charles Dupont est affecté au Service de renseignements après l’affaire Dreyfus. Il accomplit plusieurs missions secrètes en Allemagne avant de prendre la tête du 2e bureau (renseignements) de l’état-major général de l’armée en 1913. Nommé à la tête du 2e bureau du Grand quartier général en août 1914, il sera maintenu dans ses fonctions jusqu’en 1917, traversant les grands chocs militaires du front ouest : la Marne (1914), Verdun (1916), le Chemin des Dames (1917)… Fin 1918, Foch le désigne pour organiser le rapatriement des prisonniers de guerre détenus en Allemagne. C’est dans un Berlin en plein chaos qu’il va remplir sa mission, avant de prendre la tête d’une mission militaire à Varsovie (1922). Il est alors confronté à une période tourmentée de l’histoire polonaise et ne rentrera en France qu’en 1926, année où il termine la rédaction de ses Mémoires. Visionnaire, Dupont y dénonce la montée des périls en Allemagne, prévoyant l’Anschluss et même la crise de Dantzig qui débouchera sur la Seconde Guerre mondiale. Ce document, inédit à ce jour, constitue un témoignage exceptionnel sur le renseignement français avant et pendant la Grande Guerre, mais aussi sur la personnalité des grands chefs militaires, Joffre, Nivelle ou Pétain, et leurs relations avec les milieux politiques de l’époque. 296 pages. 22 €.

France espionne le monde

La France espionne le monde (1914-1919), de Jean-Claude Delhez, Editions Economica

Qui a conduit Mata-Hari au poteau d’exécution ? Comment le Kaiser a-t-il failli être assassiné ? Qui a empêché l’Allemagne de soulever le Maroc contre la France ? Comment la navigation fut-elle protégée des attaques de U-Boot ? Qui a permis à l’armée française de manœuvrer avec bonheur en 1914 ? Comment fut anticipée l’offensive allemande de 1918 sur le Matz ? Par quels moyens la France a-t-elle pu connaître les intentions des négociateurs allemands de l’Armistice et du traité de Versailles ? Quelle activité secrète a exercé le grand-père de Bernadette Chirac pendant toute la guerre de 14 ?  Comment fut-on à deux doigts de mettre fin précocement à la carrière de Canaris ? Qu’est-ce qui a trahi les intrigues des services spéciaux allemands dans le monde pendant la Grande Guerre, comme le sabotage et cette grande inconnue qu’est la guerre biologique ?

À toutes ces questions, une seule réponse : les briseurs de codes français. Précurseurs de la NSA américaine qui défraie aujourd’hui la chronique, ces hommes ont écouté pendant quatre ans des milliers de communications de par le monde. Ce livre, riche en révélations, étudie pour la première fois tous les rouages de cette extraordinaire épopée de l’espionnage français. 374 pages. 29 €.

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