30 octobre 1813 : bataille de Hanau (Allemagne)

Après la défaite de Leipzig, l’Empereur ne peut envisager d’autre scénario que celui de fin 1812 : se regrouper en France, pour reprendre des forces pour poursuivre la lutte. Mais, les conditions ont évolué : la Grande Armée est en majeure partie une armée de conscrits et la Confédération du Rhin a volé en éclats (les Saxons passent à l’ennemi au beau milieu de la bataille des nations). L’extrême jeunesse du soldat français a pour conséquence  de transformer une retraite en déroute et les débris de l’armée française (environ 70 000 hommes en armes et 30 000 hommes désarmés et débandés) s’étalent sur deux jours de marche. Quant aux alliés d’hier, ils dressent à Hanau un verrou, composé de troupes Austro-Bavaroises commandées par le général de Wrède auxquelles s’ajoute une force Russo-autrichienne, destiné à interdire le retour de l’armée française sur le sol de France. Environ 45 000 coalisés prétendent disputer le terrain à 17 000 Français, principalement des troupes de la Garde impériale. Un instant indécis, le sort de la bataille est décidé par une charge de la cavalerie de la Garde. La route qui mène à la France est sauvée.

La garde d’honneur est un sujet relativement peu étudié. L’ouvrage de référence reste celui du lieutenant-colonel Housset La garde d’honneur.