20 novembre 1942 

L’armée rouge contre-attaque (Stalingrad). Le général Joukov encercle en trois jours la VIème armée du général Paulus.


20 novembre 1952 : élection du maréchal Juin à l’Académie Française.

Le vainqueur de Monte Cassino est appelé au fauteuil de Jean Tharaud (qui avait tenté Saint-Cyr dans sa jeunesse). Sorti major de sa promotion de Saint-Cyr, Juin y côtoie de Gaulle ce qui lui donnera le privilège d’être l’un des seuls généraux à pouvoir tutoyer le Président de la République. Mis cependant à l’écart de la vie publique après le putsch des généraux en Algérie (auquel il ne participe pas), de Gaulle a toujours entretenu des relations distantes avec lui, lui reprochant probablement un engagement tardif à ses côtés et surtout d’avoir débuter le combat contre l’Allemagne sous les ordres de Darlan et Giraud. Il a écrit Trois siècles d’obéissance militaire dont la réédition a été préfacée en 2009 par le général d’armée Irastorza. Il succède à l’Académie française, à Jean Tharaud, auteur voyageur dont les livres sur le monde arabe de l’entre-deux guerre restent toujours très intéressants à lire.

A propos des relations entre De Gaulle et Juin, passant pour être complexes, voici un commentaire extrait d’un envoi du général d’armée J-R Bachelet : « …ce que de Gaulle aurait pu reprocher à Juin, ce n’est pas tant son ralliement tardif que le fait qu’il n’ait pas contesté l’ordre donné par Vichy de s’opposer au débarquement allié en Afrique du Nord en novembre 42, alors même qu’il exerçait le commandement (contrairement à leur camarade de promotion Bethouard au Maroc qui est, de ce fait, emprisonné quelques jours…de même, en métropole, que de Lattre qui sera condamné et s’évadera de la prison de Riom pour rejoindre in fine l’Afrique du Nord). Ce faisant, de Gaulle agit en pragmatique qu’il est: il veut rallier « l’armée d’Afrique » et il connait les capacités militaires de son camarade […] Juin était un grand chef militaire, mais qui poussait à l’excès la dichotomie militaire/politique dans un légalisme/loyalisme qui peut se révéler pervers dans les situations hors normes. De fait, on peut dire, sans forcer le trait, que de Gaulle l’a protégé et que, si Juin est devenu maréchal de France, il le doit à son camarade… ».  Général d’armée J-R Bachelet.


Parachutistes vietnamiens dans la vallée de Dien Bien Phu (Photo ECPAD).

Parachutistes vietnamiens dans la vallée de Dien Bien Phu (Photo ECPAD).

20 novembre 1953 : début de l’opération Castor (Dien Bien Phu – Indochine).

« Opération aéroportée ordonnée par le général Navarre et conduite par le général Gilles, elle consiste à s’emparer de la plaine de Dien Bien Phu pour couper l’offensive du Viet Minh en direction du Laos. Un groupement composé du 6e bataillon de parachutistes coloniaux, du 1er bataillon de parachutistes coloniaux et du 2e bataillon du 1er régiment de chasseurs parachutistes est largué, appuyés par deux batteries du groupement de marche du 35e régiment d’artillerie légère parachutistes et les sapeurs de la 17e compagnie du génie parachutiste. Au total 2 650  hommes. A l’issue des combats contre le 910e bataillon (appartenant au 148e régiment autonome) viêt-minh, l’objectif est conquis ». Commandant Ivan Cadeau (SHD/DREE).