12 janvier 1813 : début du siège de Dantzig.

Au terme de la funeste campagne de Russie, le général Rapp prend le commandement de la place de Dantzig, à partir de laquelle il doit couvrir la retraite de l’empereur. Rapp, bien qu’en infériorité numérique remplit parfaitement sa mission et mène plusieurs contre-offensives qui mettent à mal les forces russes assiégeantes. Le nouvel hiver qu’il doit affronter sans ravitaillement à la fin de l’année 1813, lui enlève toutefois les deux tiers de ses forces. Il se résout finalement à négocier sa reddition et capituler le 29 novembre 1813 (plus de dix mois après).Depuis la campagne d’Egypte, le général Rapp (nommé à 32 ans) a participé à toutes les batailles majeures conduites par Napoléon (Marengo, Austerlitz, Iéna, Essling, la Moskowa…) au cours desquelles il a reçu pas moins de 24 blessures. Déjà gouverneur de Dantzig en 1809, il aurait désapprouvé la campagne de Russie auprès de Napoléon lui-même, sans pour autant remettre en cause sa fidélité à l’empereur.


12 janvier 1919 : les Corps-francs allemands écrasent les Spartakistes. (Berlin principalement).

Moins de deux mois après la capitulation allemande, les révolutionnaires spartakistes (mouvance bolchevik constituée de soldats démobilisés, de chômeurs,…) décrètent la grève générale en Allemagne le 6 janvier, et s’arment  pour prendre le pouvoir. Le jour même, le ministre de la défense, Gustav Noske, fait appel aux corps-francs pour empêcher que le pays ne suive l’exemple russe. Après une « semaine sanglante » de combats urbains, ceux-ci reprennent le contrôle des grandes villes. Le socialiste Noske est surnommé « le boucher ». Beaucoup d’Allemands, encore abasourdis par la capitulation du 11 novembre 1918, attribuent la défaite aux traitrises de l’arrière : C’est le mythe du « coup de poignard dans le dos ». Pour les membres des corps francs, la tentative révolutionnaire spartakiste en est une preuve.

Sur les corps franc, lire Les réprouvés de Ernst von Salomon.