Organisées par le Cercle Polaire dans le cadre des « Soirées Polaires », les conférences 2013 se déroulent au Campus des Cordeliers, 15 rue de l’Ecole de Médecine, Paris VIe, à 18h30.

  • Plein tarif : 5 €
  • Étudiants, chômeurs, 12-18 ans : 2 €
  • Adhérent de l’association : gratuit
  • Cliquer ICI pour télécharger le programme

Cercle polaire

9 juillet : La route maritime du Nord ouverte à la navigation ?

Conférence-débat avec Pierre THOREZ, géographe, professeur émérite à l’Université du Havre.

Si la route maritime du Nord (RMN) reliant l’Atlantique au Pacifique en passant par les eaux arctiques russes offre des perspectives intéressantes de réduction des distances par rapport au canal interocéanique de Suez, elle n’en reste pas moins une route dangereuse, saisonnière et soumise à des obligations d’assistance technique lourdes, récemment fixées par la nouvelle administration de la RMN. A l’heure où le groupe français Total annonce qu’il empruntera cette voie maritime à l’été 2013 pour acheminer du gaz naturel vers le Japon, la question se pose de savoir si dans les conditions logistiques et règlementaires actuelles, la RMN est appelée à devenir un axe majeur du commerce maritime international. 

7 septembre : La pêche mondiale va-t-elle trop loin ?

Conférence-débat avec Carl-Christian SCHMIDT, Chef de la division des politiques des pêches à l’OCDE.

Selon l’Agence pour l’alimentation et l’agriculture des Nations Unies, la proportion de stocks de poissons de mer surexploités ou épuisés est passée de 10% en 1974 à 32% en 2008. A la surpêche, s’ajoute la pêche illégale, non réglementée, non reportée, difficile à chiffrer mais pouvant atteindre jusqu’à 30% du total des captures dans certaines zones de pêche. Si la pêche illégale et non réglementée concerne au premier chef, les zones de haute mer en raison de leur gouvernance lacunaire, elle touche aussi les zones couvertes par les organisations régionales de pêche.

8 octobre : Vers un océan Arctique libre de glaces en été

Conférence-débat avec Marie-Noëlle HOUSSAIS, océanographe, Directrice de recherches au CNRS.

Depuis 1996, la tendance au retrait de la banquise boréale s’accélère chaque année. La lente décroissance moyenne de 36 000 km2/an sur la période 1979-1996 s’est amplifiée sur la décennie suivante (1997-2007) pour atteindre 72 000 km2/an, soit le double. Avec le record de l’été 2012, le retrait de la banquise estivale arctique atteint plus de 90 000 km2/an sur la période complète (1997-2012). A ce rythme, l’océan arctique pourrait être entièrement libre de glaces pendant la saison d’été d’ici à 20 ou 30 ans. Ce changement environnemental majeur ne sera pas sans conséquence sur les circulations atmosphérique et océanique à la surface de notre planète.

12 novembre :  Géopolitique du Grand Nord circumpolaire

Conférence-débat avec Michel ROCARD, ancien Premier ministre.

La géopolitique du Grand Nord circumpolaire n’est pas réductible au format ni aux objectifs du forum intergouvernemental du Conseil Arctique pourtant identifié comme le forum référent, d’un point de vue politique et scientifique. Au-delà de cette structure de coopération régionale unique en son genre par l’inclusion notamment des représentants des peuples autochtones de l’Arctique, il importe d’identifier les enjeux et les défis qui se pose dans cet espace marin appelé à se libérer des glaces pendant l’été, ainsi que les acteurs étatiques, économiques et sociaux directement ou indirectement intéressés. 

10 décembre : La difficile relance des négociations sur le climat

Conférence-débat avec Sandrine MALJEAN-DUBOIS, , spécialiste de droit international de l’environnement, Directrice de recherches au CNRS.

L’Arctique, zone très peu industrialisée et très fortement impactée par le changement climatique, souligne l’urgence de parvenir à un accord international organisant la lutte contre les bouleversements climatiques. Depuis l’adoption de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) en 1992, l’écart n’a pas cessé de se creuser entre la progression des négociations sur le climat et celle du phénomène lui-même de l’effet de serre renforcé. A l’heure où la France propose d’accueillir à Paris en 2015 la prochaine conférence de la CCNUCC, la question se pose.