Coup de couteau pour un regard de travers, lacération au cutter pour une cigarette refusée, règlements de comptes gérés à la machette… La multiplication des agressions à l’arme blanche inquiète policiers et magistrats. Hier, une collégienne de 15 ans a été mise en examen après avoir poignardé à plusieurs reprises une camarade de classe pour un motif futile. Mardi matin, les deux adolescentes, scolarisées en première année «force de vente» au centre de formation pour apprentis d’Évry, se querellent à propos d’une fenêtre ouverte en salle de cours. Le ton vire à l’aigre. L’une des collégiennes jure de se venger dès la fin de l’école. Vers 16 h 45, sur le chemin de la gare RER, elle sort un couteau de cuisine et poignarde sa rivale dans le dos, au ventre et plus légèrement à une main. Des témoins ont ceinturé à temps la jeune fille prise de furie…

«Un déchaînement de violence supérieur à celui des garçons»

La scène, d’une rare violence, a été filmée par le téléphone mobile d’une écolière. La thèse d’une agression commise pour être filmée n’a pas été retenue mais la police a, elle, exploité la vidéo. Lors de sa prolongation de garde à vue, la jeune fille, souffrant de graves troubles psychologiques, a reconnu les faits en tenant des propos décousus. Dans le cadre d’une information judiciaire pour tentative d’homicide volontaire, elle devait être placée sous contrôle judiciaire et faire l’objet d’une mesure d’éloignement.

« Les agressions commises par les filles ne représentent environ que 5 % des affaires, rappelle Jean-François Pascal, procureur d’Évry. En revanche, les passages à l’acte se manifestent par un déchaînement de violence bien supérieur à celui des garçons… » Et, souvent, les armes blanches sont brandies pour des motifs dérisoires.

À Paris, les agressions « gratuites » ont bondi de plus de 12 % entre octobre 2005 et septembre dernier. En moyenne, les arron­dissements parisiens sont aujour­d’hui le théâtre de trois agressions à l’arme blanche par jour. « Le cutter prolifère et les ­délinquants n’hésitent plus à jouer du couteau au moindre différend, déplore Philippe Caron, directeur des polices territoriales. ­Actuel­lement, les secteurs des gares, de la Bastille, des Champs-Élysées ou encore du Champ-de-Mars sont sous une surveillance particulière. »

En septembre, pas moins de 128 opérations de police, ciblées anti-armes blanches, ont été menées dans la capitale et 3 490 suspects ont été contrôlés. Quelque 200 voyous ont été interpellés en possession de couteaux, mais aussi de machettes, de sabres ou encore de dagues. De manière préventive, leur identité a été inscrite dans la mémoire informatique de la ­préfecture de police de Paris. En cas de récidive, un signalement ­sera ­communiqué aux magistrats afin de mieux adapter les sanctions.

Source : FIGARO.FR

medium_programs-krav-maga-2NOTE DE THEATRUM BELLI :

Il serait temps de définir le profil ethnique des agresseurs qui se cachent derrière les termes de « jeunes », « voyous », « délinquants ». Dans cette perspective d’agression, nous invitons fortement nos lecteurs à faire des sports de combat, notamment le KRAV MAGA qui a le grand mérite d’être extrêmement efficace contre les racailles de toute espèce et d’apprendre à survivre dans un milieu urbain de plus en plus dangereux.

Entretien avec Romain MORELL

Instructeur de Krav Maga

en région parisienne