COUV KOSOVOLorsque se déclenchent les événements du Kosovo qui défraient la chronique à l’automne 1998, Jacques Hogard est officier supérieur en service au Commandement des Opérations Spéciales (COS).

C’est ainsi qu’au tout début de 1999, il prend le commandement du Groupement interarmées des forces spéciales qui sera engagé par la France en Macédoine puis au Kosovo, aux côtés de nos alliés américains, britanniques, allemands et italiens.

Après plusieurs mois de suspens, la guerre est en effet déclenchée par l’OTAN contre la Serbie le 23 mars 1999 après l’échec des négociations de Rambouillet. Ce que Jacques Hogard et ses hommes découvrent alors sur le terrain, ne correspond en rien à ce qu’en disent les médias occidentaux.

Homme de caractère, aux convictions trempées, le colonel Hogard va vivre cette ultime opération au Kosovo de manière intense. Elle lui laissera le sentiment amer d’un engagement irresponsable dans un conflit injuste, symbole de tous les échecs et reniements français et européens. Il livre ici son témoignage au travers d’un essai court, argumenté et percutant.  

Né en 1955 dans une famille de soldats, Jacques Hogard sert comme jeune officier à la Légion Étrangère, notamment au 2ème REP. En 1994, il commande au Rwanda le Groupement de Légion Étrangère de l’Opération Turquoise. Ulcéré par la désinformation qui entoure l’action de la France et de son armée, il écrit Les larmes de l’honneur, paru en 2005 chez Hugo&Cie.

En 1999, il dirige en Macédoine le Groupement des Forces Spéciales chargé de préparer et faciliter l’engagement de la Brigade Leclerc intégrée à la K-FOR de l’OTAN. De retour en France, nommé colonel, il prend sa retraite de l’armée. Il est aujourd’hui président de sociétés de conseil pour le développement à l’international.

Il est officier de la Légion d’honneur, titulaire de la Croix de guerre des TOE (Théâtres d’Opérations Extérieurs) et de la Croix de la valeur militaire. Il est également titulaire de l’Ordre de Saint Sava (Serbie) pour le sauvetage du monastère de Devic (Kosovo) victime en juin 1999 des rebelles albanais de l’UÇK.

Editions Hugo et Cie, 128 pages, 12,95 euros