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C’est un angle inédit sur les conséquences humaines du conflit, au milieu de l’impressionnante production éditoriale qui a accompagné le centenaire. Si l’on a tout dit sur les avant-coureurs, les prémisses et le déclenchement, le déroulement de la Grande Guerre, le témoignage des écrivains et des artistes, des poilus de base également, des grands blessés, les « Gueules cassées » auxquelles on a rendu hommage dès le lendemain de la terrible saignée, et même l’hécatombe des animaux, c’est le premier livre qui aborde la question des traumatismes, parfois très lourds, qui ont atteint, le plus souvent durablement, les soldats engagés.

Psychiatre des armées, spécialiste des traumatismes psychiques de guerre et initiateur des cellules d’urgence médico-psychologiques au lendemain de l’attentat de la station du RER Saint-Michel en 1995, Louis Crocq a étudié la documentation émanant des médecins du front concernant ces « blessés psychiques » sur lesquels pesait constamment le soupçon de « simulation » qui en a conduit plus d’un devant le peloton d’exécution.