mercredi, 26 septembre 2012
Photo du jour : Aéroglisseur "Bison" fabriqué par l'Ukraine pour la Chine
Sur cette photo, l'aéroglisseur ne semble pas encore être équipé d'armements. Les essais en mer devraient avoir lieu en novembre-décembre 2012.
Cliquer ICI pour un voir en grand format un aéroglisseur analogue équipant la marine russe.

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vendredi, 21 septembre 2012
Inauguration d'un cimetière militaire polonais pour les victimes de l'Union Soviétique en Ukraine
Le président ukrainien, Viktor Ianoukovitch et son homologue polonais, Bronislaw Komorowski, vont inaugurer un cimetière militaire polonais sur le site de Bykivnia, dans la banlieue de Kiev, où ont été retrouvés les corps de plus de 3.000 victimes du massacre de Katyn en 1940. Un pas important dans la reconnaissance des exactions commises par le régime soviétique lors de l'invasion de la Pologne lors de la Seconde Guerre mondiale.
Source : RFI
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dimanche, 22 juillet 2012
Cinéma : Décès du grand acteur ukrainien Bogdan Stupka
Aujourd’hui, le célèbre acteur ukrainien Bogdan Stupka est décédé à l’âge de 70 ans. Les causes de sa mort ne sont pas communiquées pour le moment mais depuis quelque temps il était malade et poursuivait un traitement dans une clinique à Kiev.

Bogdan Stupka est né en 1941. Il était un acteur de théâtre et de cinéma, directeur artistique du Théâtre National Dramatique Ivan Franko. L’acteur a reçu la décoration "Héros d’Ukraine" et d’"Artiste du peuple de l’URSS".
Ce grand acteur a joué dans plus de 90 films : Avec Un chauffeur pour Vera ("Водитель для Веры") il a reçu deux prix russes, "Nika" et "L’aigle d’Or". Puis pour son rôle principal dans Tarass Bulba, il a également été décoré de "L'Aigle d’Or". Il était lauréat d’argent du prix "Saint-George", du prix "Preux Chevalier d’Or" (ce prix est distribué lors du festival du cinéma orthodoxe), et de la statuette d’argent "Marc Aurèle" du Festival International du Cinéma de Rome.
Du 1999 au 2001, au sein du gouvernement ukrainien du Premier ministre Viktor Iouchtchenko, Bogdan Stupka a rempli les fonctions de Ministre de la Culture et des Arts.
Il a joué dans plusieurs films historiques et guerriers incontournables (certains sont disponibles en DVD en France), parmi lesquels :
- Par le fer et par le feu ("Огнем и мечом") - 1999 (Adaptation du roman d'Henryk Sienkiewicz, auteur également du très connu "Quo Vadis ?".
- Une prière pour l'hetman Mazepa ("Молитва о гетмане Мазепе") - 2001
- Un vieux conte : Quand le soleil était un dieu ("Stara baśń. Kiedy słońce było bogiem") - 2003
- Les Nôtres ("Свои") - 2004
- Alexandre : La Bataille de la Neva ("Александр, Невская битва") - 2009
- Tarass Boulba ("Тарас Бульба") - 2009
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samedi, 04 février 2012
Entretien avec l'historien Mikaïl Dmitriev sur les tensions actuelles entre l'Ukraine et la Russie
Mikhaïl Dmitriev est historien et directeur du Centre d’études ukrainiennes et biélorusses de la faculté d’histoire de l’Université Lomonossov. Le chercheur explique au Courrier de Russie quelles sont les racines de l’hostilité actuelle entre la Russie et l’Ukraine, et pourquoi ces tensions sont appelées à s’apaiser dans un avenir proche.
Le Courrier de Russie : Comment avez-vous eu l’idée de créer un Centre d’études ukrainiennes et biélorusses ?
Mikhaïl Dmitriev : Étudiant, à l’époque, l’histoire de la Pologne et sa vie religieuse du XVIe au XVIIe siècles, je me suis intéressé à l’influence du protestantisme sur les territoires des Slaves orientaux, en Pologne-Lituanie [territoires qui appartiennent aujourd’hui à l’Ukraine et à la Biélorussie, ndlr]. Mes recherches m’avaient conduit à effectuer plusieurs voyages dans ces pays et à rencontrer des historiens ukrainiens et biélorusses. En discutant avec eux, j’ai réalisé combien l’histoire de ces deux pays était intéressante. En août 1990, à Kiev, j’ai eu l’occasion de participer à un congrès de l’Association internationale des chercheurs spécialisés en études ukrainiennes. Des équipes venues des États-Unis, d’Italie, de France et même du Kazakhstan, du Japon ou encore de la Chine y participaient… La Russie était le seul pays à ne pas y avoir envoyé de délégation. Seuls quelques chercheurs russes, venus – comme moi – de leur propre initiative, ont répondu présents. Face à ce constat, j’ai proposé à des collègues ukrainiens de créer un centre d’études ukrainiennes à Moscou. Ils ont largement soutenu l’idée et immédiatement offert d’en sponsoriser la création. Ils nous proposaient 150.000 roubles – ce qui représentait, à l’époque, une somme colossale. Nous avons dû refuser cette contribution : il nous était difficile, alors, de trouver à cette somme une application correcte. Nous nous sommes mis d’accord sur une subvention de 50.000 roubles, pour n’en obtenir finalement que 15.000. Mais c’est sur la base de ce capital que nous avons élaboré notre premier programme de recherches.
LCDR : Quels sont les objectifs du Centre ?
M.D. : Force est de reconnaître que l’histoire de l’Ukraine et de la Biélorussie n’a jamais été étudiée à fond par les chercheurs russes. À l’époque soviétique, l’histoire des républiques nationales était considérée comme l’affaire de chacune d’elles. Et même si les universités de Moscou enseignaient une matière intitulée Histoire de l’URSS, il ne s’agissait en réalité que d’une histoire de la Russie qui accordait une place très insignifiante au passé des autres républiques. Il s’agit, pour nous, d’un manquement, d’une erreur majeure – et la vocation du Centre est précisément d’y remédier.
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vendredi, 19 août 2011
Les Scythes
L'apparition du nomadisme dans les steppes
Contrairement à ce que l'on imagine souvent, le nomadisme n'est pas la survivance d'un mode de vie archaïque, conservé par quelques tribus inadaptées en marge des "vraies" civilisations. C'est au contraire une spécialisation économique développée pour exploiter un biotope particulier. Son apparition semble s'être produite au début de l'âge du fer, dans la vaste bande de steppes qui s'étend en Europe orientale, en Sibérie et en Asie centrale, et dans les zones limitrophes de steppe boisée, de pâturages de montagne et de semi-désert. Sur ces territoires avaient fleuri à l'âge du bronze les cultures apparentées dites "d'Andronovo" et "des tombes à charpentes", dont les porteurs étaient vraisemblablement de langue indo-européenne, sans doute en majorité iranienne. Ce sont les héritiers de ces cultures sédentaires qui, abandonnant l'essentiel de leurs activités agricoles au profit d'un élevage extensif et transhumant, passèrent au nomadisme vers le début du Ier millénaire av. J.-C. Leurs talents de cavaliers, la forte coloration guerrière de leur civilisation pastorale, firent souvent d'eux le fléau de leurs voisins sédentaires.
Les premiers nomades de la steppe qui nous soient connus par leur nom sont les mystérieux Cimmériens, aux affinités encore incertaines, auxquels on attribue des vestiges des IXe -VIIIe siècles av. J.-C. retrouvés en Ukraine et Russie méridionale. Ils sont évoqués par les poèmes homériques et par des sources assyriennes des années 722-715 av. J.-C.
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lundi, 04 juillet 2011
Les Cosaques, de la société de guerriers à la caste militaire
Le débat sur les origines
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jeudi, 02 décembre 2010
Conférences sur les résistances ukrainienne et lituanienne, samedi 11 décembre
14h00 : L'armée insurrectionnelle ukrainienne : une résistance nationale et antitotalitaire (1942-1956), par Pascal LANDES, historien et journaliste
15h00 : La résistance armée lituanienne à trois occupations (1940-1957), par Gilles DUTERTRE, historien
16h30 : Projection du film Zalizna Sotnia / The Company of Heroes, du réalisateur Oles YANCHUK (vosta)
Sur la résistance ukrainienne :
La seconde guerre mondiale a débuté en une période difficile pour l'Ukraine. A la suite des répressions féroces de l'époque staliniennes des années trente, comprenant entre autres la famine artificiellement provoquée et la liquidation massive de l'intelligentsia ukrainienne nationale, les forces politiques nationales ukrainiennes sous occupation soviétique étaient totalement inexistantes.
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mardi, 27 juillet 2010
Cosaques : L'origine des "guerriers libres" (partie 1/2)
Le fléau était venu de l'Est. Conduits par le Mongol Baty Khan, les envahisseurs au visage plat et aux yeux bridés, vêtus de fer et de peaux de bêtes, descendirent la vallée prospère du Dniepr comme un nuage de sauterelles, et ils la laissèrent dans la désolation après leur passage. Ils saccagèrent les villes, démolirent les églises, rasèrent les maisons, empilèrent en tas les morts innombrables. Les survivants s'égaillèrent. L'âge des ténèbres ensevelit les Russes.
Le coup reçu par les Russes en 1240 était plus terrible, plus traumatisant que celui que les Anglais avaient essuyé en 1066. Foyer d'une société chrétienne florissante, capitale d'un État qui avait noué des liens avec l'Angleterre d'Alfred le Grand et la fastueuse Byzance des empereurs, la fière cité de Kiev était tombée aux mains d'une horde de cavaliers tatars qui l'avaient presque complètement détruite.
Les Tatars poursuivirent leur marche vers l'ouest ; puis, tenus en échec en Europe centrale, ils firent demi-tour. Leurs chefs mongols fondèrent une sorte de capitale à Saraï sur la Volga et entreprirent d'établir leur pouvoir sur leurs nouveaux territoires, l'empire de la Horde d'Or. Il comprenait les steppes qui s'étendaient de l'Oxus à l'est jusqu'à la Galicie à l'ouest et, au nord, quelques principautés russes démembrées qui avaient succédé à l'État de Kiev.
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Cosaques : L'origine des "guerriers libres" (partie 2/2)
La Moscovie allait acquérir le monopole virtuel des services mercenaires des communautés cosaques de l'Est, mais les Cosaques des établissements occidentaux furent employés par divers États en conflit. Ils se qualifiaient eux-mêmes de « hardis compagnons », de « chevaliers », d' « aigles », et leur réputation de guerriers se répandit vite au-delà des frontières de la Pologne, de la Moscovie et de la Turquie.
En 1594, le Vatican avait entendu dire que les Cosaques « se déplaçaient comme des aigles, en volant d'abord dans un sens, puis dans l'autre », et le pape Clément comme l'empereur Rodolphe II, très inquiets des ambitions turques, envoyèrent des ambassadeurs auprès des Zaporogues pour les persuader d'envahir la Moldavie et de se joindre à la Transylvanie, la Valachie, la Pologne et la Moscovie pour former une alliance chrétienne contre les Turcs (40). Les Zaporogues déclinèrent cette invitation en prétextant que les raids des armées tatares ne leur avaient laissé que 400 chevaux pour 3.000 hommes, et ils ajoutèrent qu'en tout état de cause ils en faisaient déjà assez contre les Turcs. Peut-être les primes offertes n'étaient-elles pas suffisamment élevées; nous n'en savons rien ; mais ce dont nous sommes sûrs, c'est qu'ils continuèrent leurs expéditions profitables contre la Crimée et les possessions turques sur la mer Noire, et qu'en 1621 les succès polonais dans la campagne de Khotine furent dus pour une bonne part aux Cosaques ; ce fait fut bien apprécié par l'ennemi, à défaut de leurs employeurs, puisque les Turcs cette année-là mirent à prix leurs têtes à raison de 50 ducats l'une. Leur réputation gagna la Suède où le roi Gustave-Adolphe les appela un jour « nobles chevaliers et guerriers, maîtres du Dniepr et de la mer Noire » ; avant 1625, ils étaient connus en Angleterre comme des « hommes qui participent aux guerres étrangères et font leur proie de tout » (41).
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dimanche, 25 juillet 2010
L'armée ukrainienne pourrait perdre 20% de ses effectifs
D'ici 2015, les effectifs de l'armée ukrainienne pourraient subir une réduction de 20% des effectifs, lit-on jeudi dans un projet de Concept du développement des forces armées examiné actuellement par le gouvernement.
"Selon les estimations du ministère de la Défense, un réexamen des dépenses permettra de réduire les effectifs des forces armées à 150.000-160.000 personnes (actuellement estimés à 200.000 personnes)", stipule le document, en ajoutant que les dépenses militaires subiraient toutefois une augmentation d'au moins de 15 à 20% par an.
Par ailleurs, le document prévoit de vendre les biens militaires superflus, ce qui devrait rapporter au budget une somme de 1,5 à 2 milliards de grivnas (188-250 millions de dollars).
Source du texte : RIA NOVOSTI

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