lundi, 11 février 2013

CESM : Vers une nouvelle pensée stratégique brésilienne, par Natália Frozel Barros

La pensée stratégique brésilienne oriente aujourd’hui le développement militaire du pays vers une plus grande autonomie en matière de défense nationale. En net contraste avec un passé marqué par la dépendance technologique externe et par l’action militaire concentrée sur l’intérieur du pays, les efforts des Forces Armées brésiliennes prennent une nouvelle direction. Une stratégie est élaborée autour des priorités internes d’intégrité territoriale et de contrôle des richesses nationales. Une projection vers l’extérieur est par ailleurs envisagée afin d’assurer le statut de puissance régionale et la visibilité internationale du pays.

 

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vendredi, 08 février 2013

CESM : Etudes Marines n°3 sur la "maritimisation des tensions régionales"

 
Etudes Marines n°2 : La richesse des océans

mardi, 05 février 2013

CESM : "Pourquoi l'Union européenne ne doit pas rater le coche en mer Noire ?", par Claire SAIGNOL et Anne-Lise GUILLET

Les troubles se multiplient sur la rive Sud de la Méditerranée, comme en témoigne la prise d’otages sur le site gazier d’in Amenas en Algérie, le 16 janvier 2013. L’Union européenne (UE) a intérêt à diminuer sa dépendance à ces zones de tensions, afin d’assurer sa sécurité énergétique. L’Algérie étant le troisième fournisseur de gaz naturel de l’UE, celle-ci doit donc adopter une stratégie de diversification de ses sources d’approvisionnement vers une mer qui fait pour l’instant moins de vagues que la Méditerranée : la mer Noire. 

D’ici 2030, plus de 80% de la consommation de gaz et 90% de la consommation de pétrole de l’UE seront assurées par les importations, elle pourrait donc devenir l’un des enjeux stratégiques majeurs de l’UE. Forte de son bassin de plus de 200 millions d’habitants originaires de Bulgarie, Roumanie, Ukraine, Russie, Géorgie ou Turquie, la mer Noire représente un marché en expansion au potentiel de développement élevé. Cependant, cette plaque tournante des flux d'énergie et de transport est aussi une région de conflits "gelés" qui concentre de nombreux problèmes environnementaux et souffre de contrôles insuffisants aux frontières favorisant les migrations illégales et la criminalité organisée.

Les régions maritimes de l’UE (mer Baltique, du Nord, Méditerranée, Egée, Adriatique, Noire…) représentent environ 40% de son PIB et 40% de sa population. De plus, le pourcentage de biens transportés par voie maritime dans le monde se situe autour de 90% (Organisation Maritime Internationale). L’avenir semble ainsi se dessiner sur l’eau. L’UE doit donc adopter une véritable stratégie maritime au sein de laquelle la mer Noire, nouvelle mer de l’UE depuis l’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie en 2007, espace d’environ 430.000 km² au cœur d’un axe géopolitique et géoéconomique, lieu de transit du pétrole et du gaz naturel en provenance de l’Asie Centrale et du Moyen Orient, doit occuper une place centrale.  La région de la mer Noire a vu s’opérer avec la fin de la guerre Froide un véritable changement de paradigme géopolitique : ancien maillon de la géopolitique linéaire est-ouest dans une logique d’affrontements de la Russie avec ses voisins, la région est devenue le cœur d’un espace ouvert et polycentrique par sa situation de carrefour entre le Moyen-Orient, l’UE, la Russie et la Turquie (alliée des Américains). "En mer Noire, les Européens ne peuvent se satisfaire de laisser entièrement à d’autres le soin de régler les conflits et les échanges économiques entre les pays riverains avec lesquels ils ont depuis longtemps de solides attaches culturelles et économiques". Le plus grand atout de l’UE, face à la Russie, réside dans son attachement à l’approche multilatérale, au soutien de la société civile, aux enjeux environnementaux ainsi qu’aux valeurs démocratiques.

La mer Noire, bien que minée de problèmes divers, demeure une région riche d’opportunités pour l’UE qui jusqu’à présent axait sa politique en mer Noire sur une offre de supports pour "les résoudre en développant la coopération transnationale  autour du bassin maritime". L’UE entend ainsi se poser comme facteur stabilisateur. Mais qu’en est-il vraiment de son influence sur cette région ?

Claire SAIGNOL et Anne-Lise GUILLET

 
 

Les armées ont-elles atteint leur masse critique ?, par le CBA Jean-Christophe GARDE

 

mercredi, 30 janvier 2013

Guerre et pacification au Sahel à la lumière de l’expérience afghane : Conséquences pour le Livre blanc, par René CAGNAT

 

samedi, 19 janvier 2013

Opération SERVAL ou l'échec de la dissuasion (IRSEM, note 2)

Avant d’évoquer les perspectives de l’engagement militaire au Mali, il n’est pas inutile de revenir sur le passé récent et de mettre l’accent sur une évidence : si les djihadistes ont lancé une offensive vers le Sud du Mali, c’est qu’ils n’ont pas été dissuadés de le faire.

Djihadiste au Mali.jpgLa dissuasion repose sur toujours sur une capacité de destruction multipliée par une probabilité d’emploi. La capacité de frappe rapide de la France, à partir des bases au Tchad ou au Burkina Faso, voire même depuis la métropole, était évidemment connue de tous. Cette capacité n’était pas très importante en volume si on la compare aux campagnes aériennes menées par les Etats-Unis, avec ou sans l’OTAN, ou Israël depuis 1999 mais elle était suffisante pour faire face à la plupart des adversaires sur le sol africain, d’autant plus qu’elle combinait la puissance des avions avec la permanence et la souplesse des hélicoptères. 

La faiblesse se trouvait donc dans la probabilité d’emploi. Plusieurs éléments psychologiques et politiques peuvent l’expliquer. En premier lieu, la force de frappe (la projection de puissance en terme moderne) reste une menace virtuelle et lointaine. La perception de l’ennemi potentiel n’est pas la même lorsqu’il a en face de lui des soldats, incarnation de la volonté politique et de la prise de risques. C’est le même principe qui présidait à la présence d’un corps de bataille français en Allemagne dont l’action était le moyen d’éviter le choix entre la reddition et la montée immédiate aux extrêmes mais aussi la justification par le sacrifice de cette montée éventuelle. La prise de risques de quelques-uns contribuait ainsi à éviter la mort de tous. Concrètement, il est probable qu’à la manière de l’opération Manta au Tchad en 1983 ou de l’opération Noroit au Rwanda en 1990, la présence d’un groupement tactique dans le Mali vert aurait sans doute suffit à dissuader toute offensive sérieuse en attendant la lente montée en puissance de la MISMA.

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vendredi, 18 janvier 2013

Opération SERVAL au Mali : Le retour d'un art français de la guerre (IRSEM, note 1)

THEATRUM BELLI vous présentera régulièrement des notes de l'IRSEM (Institut de Recherche Stratégique de l'Ecole Militaire), plus précisément du domaine d'études "Nouveaux conflits" dirigé par le colonel Michel GOYA, concernant notre intervention au Mali. Voici la première qui met en perspectives historiques l'opération Serval. (Crédit photo : ECPAD, Sirpa Terre)

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L’opération Serval, et dans une moindre mesure l’aide au Président Ouattara en avril 2011, consacre d’abord le retour à une forme classique d’intervention de la France, proche de celle que l’on connaissait durant la guerre froide.

Légion 1er REC.jpgLa France a, par exemple, mené 14 opérations de guerre en Afrique de 1977 et 1980 qui ont toutes été des succès militaires qui témoignaient d’un savoir-faire spécifique reposant sur une chaîne de commandement rapide, un consensus sur cet emploi "discrétionnaire" des forces, des unités prépositionnées, des éléments en alerte et des moyens de transport et de frappe à distance. Ce système permettait à nos forces d’éteindre les incendies au plus tôt sans y consacrer beaucoup de moyens et sans rester sur place outre mesure. L’autorité politique n’étant pas inhibée par les pertes (33 soldats tués en mai-juin 1978 au Tchad et au Zaïre), elle s’immisçait peu dans les opérations. Celles-ci avaient donc de plus fortes chances de succès et, in fine, les pertes restaient limitées. 

A côté de ces opérations rapides, l’engagement français au Tchad de 1969 à 1972 contre le Front de libération nationale (Frolinat) représente le meilleur exemple, sinon le seul, de contre-insurrection moderne réussie, dans un contexte proche de celui du Mali actuel. Avec un volume de forces équivalent à celui de l’opération Pamir en Afghanistan, les Français ont réussi en trois ans à rétablir la sécurité dans une zone dix fois plus peuplée que la province de Kapisa et deux fois plus grande que la France. Ce succès a reposé sur quelques principes simples : des objectifs limités puisqu’on on ne cherchait pas à faire du Tchad une démocratie avancée et prospère mais simplement à rétablir l’autorité de son Etat, une autonomie du théâtre par rapport à Paris, l’intégration des actions sous l’autorité de l’ambassadeur de France, l’application d’une véritable approche globale comprenant simultanément l’assistance à l’administration locale (par des militaires français) et aux forces de sécurité tchadiennes (avec 650 militaires français vivant au sein de ces forces pendant un an) et la lutte directe contre les forces rebelles par raids ou nomadisation. Le résultat fut indéniablement un succès, terme plus adéquat que celui de victoire car la résolution de ce type de conflits s’inscrit dans un temps politique long qui nécessite souvent plusieurs engagements militaires pour parvenir à son terme. La France s’est engagée à nouveau au Tchad en 1978 puis encore en 1983. 

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jeudi, 17 janvier 2013

Intervention française au Mali : comment priver les islamistes du contrôle de l’uranium sans aggraver le chaos ?

"D’un point de vue politique et militaire, il conviendrait par conséquent de s’appuyer sur le MLNA contre les djihadistes ou contre les clans touaregs ayant choisi le camp des islamistes, comme l’ont d’ailleurs proposé les dirigeants du MNLA aux autorités françaises. Par la suite, il faudrait envisager  de  consolider la paix  entre  le MNLA et le gouvernement de Bamako en proposant une fédération malienne avec une large autonomie des Touaregs."

La question a d'ailleurs été posée par Theatrum Belli au minstre de la défense Jean-Yves Le Drian lors au cours du point presse de 18h30 le 15 janvier. Ce dernier n'a pas souhaité y répondre.

Information propulsée initialement par notre collègue Philippe Chapleau.
 
 

vendredi, 11 janvier 2013

Armées, futures "fashion victims" ?, par le chef d'escadron Jean-Gabriel CADOUX

THEATRUM BELLI vous présente le premier texte 2013 issu de son partenariat avec l'Ecole de Guerre. TB diffusera régulièrement des notes écrites par des stagiaires s'exprimant à titre personnel.
 
 

mercredi, 12 décembre 2012

RDN : La militarisation du blessé de guerre