dimanche, 05 février 2012
RDN : La politique de défense de la Pologne à travers ses alliances

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samedi, 04 février 2012
Montego Bay : 30 ans après
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vendredi, 03 février 2012
Y a t'il une pensée navale arabe ?, par André Nied
"Arabe" doit être admis comme "non chrétien", car la pensée qui sera étudiée est la manifestation des choix "stratégiques" de chefs barbaresques, ottomans, abbassides, mongols, safavides, yéménites et… arabes (1).
Par ailleurs, la notion de "mer", liée au mot "naval", concerne ici deux espaces : d’une part, la Méditerranée, et, d’autre part, le nord-ouest de l’océan Indien auquel on rattachera la mer Rouge. Bien que nettement séparés par la géographie (au moins jusqu’au XIXe siècle), ces deux espaces connaîtront des "contacts stratégiques". Il faut songer, par exemple, aux charpentiers vénitiens venus construire, sur les bords de la mer Rouge, les navires ottomans qui seront battus en 1551 par les Portugais le long de la côte ouest des Indes. Mais ces "contacts" seront occasionnels et, en fait, c’est bien dans chacun de ces deux espaces qu’il faudra rechercher quelle pensée navale a pu véritablement exister.
Une autre remarque préliminaire s’impose, à propos des références à la base de cette étude. Les chroniques arabes donnent peu d’informations sur l’histoire maritime. Les célèbres livres des "Instructions pour la pratique de la mer" sont surtout des récits d’expériences personnelles. Il semble que ce que l’on sait de cette histoire corresponde d’abord à une lecture "occidentale" de ces chroniques. On en trouve une preuve dans l’encyclopédie maritime attribuée à Peri Reis, amiral turc, décapité en 1554 au Caire pour s’être fait prendre par les Portugais 28 des 30 bateaux dont il s’était emparé dans l’océan Indien. On peut se demander s’il a vraiment eu le temps de rédiger, de dessiner, toute l’œuvre que les Occidentaux lui attribuent. En effet, il avait 40 ans quand il a été exécuté (2). Disons donc que, par delà les traductions classiques des grands arabisants et les textes des turcophiles modernes, les recherches luso-éthiopiennes ou les documents maritimes génois, notre étude se raccrochera surtout à ce que les "Arabes" ont pu écrire sur leur approche des problèmes de la mer (3).
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jeudi, 02 février 2012
Résurgence de la menace et défis capacitaires
En évoquant ouvertement la possibilité d’une guerre en Europe dans les dix prochaines années, le ministre des finances de la Pologne a suscité, le 14 septembre dernier, un émoi certain (1). Pourtant, il n’est pas le premier haut responsable à évoquer cette éventualité.
Dès 1995, Philippe Delmas alertait : "Pourquoi la guerre qui nous fut quotidienne nous serait soudain étrangère ? Parce que 10% de l’humanité l’ont évitée chez eux pendant deux générations ? La belle affaire." (2) et en 2003, le colonel Guy Hubin affirmait déjà que "La disparition de la menace majeure a un caractère éminemment conjoncturel, sa résurgence peut être presque aussi rapide que son effacement (3)." Ultérieurement, le chef d’état-major des armées rappelait lui-même que "la possibilité d’une guerre ne doit jamais être écartée" (4). Face à cette possibilité, la réflexion sur les capacités militaires françaises est d’autant plus primordiale qu’elle induit des conséquences fortes sur l’indépendance nationale.
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mercredi, 01 février 2012
AETOS : Passerelle de réflexion entre aviateurs et décideurs
Cliquer sur les images pour accéder directement au texte.
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mardi, 24 janvier 2012
THEATRUM BELLI in English: "Bei-rout in Lebanon", by Michel GOYA
Thirty years ago France faced its biggest military defeat after the end of the Algerian War. Within 18 months, between the 24th of September 1982 and the 31st of May 1984, we lost 92 soldiers, killed, and several hundreds more, physically or psychologically wounded, all this in a 15-square-mile large urban area, and before withdrawing poorly. We were assigned to giving support to the Lebanese army in protecting the civilians inside and around Beirut. In March 1984 that army did not even exist anymore.
This defeat is all the more puzzling as, until then, the intervention model “made in France”, from the Bizerte Crisis in 1963 to Operation Tacaud in Tchad and Operation Bonite in Kolwezi in 1978, was saluted all around the world for its efficiency. This French-style system was based on a quick political and tactical chain of command, for it was nationally and presidentially endorsed; a good capacity of power projection thanks to units on the alert or prepositioned, and means of transportation and support; clear choices, notably by nominating a temporary enemy, and, finally, a calculated risk-taking and thus a best-estimate of casualties. Interventions used to be quick and to help put out the fire at the earliest with few means and prevent from stalemate. Casualties were effective but, as it gave results, they were globally acceptable.
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lundi, 23 janvier 2012
"Destination danger politique", par Michel GOYA
La Ve République offre au Président une grande liberté quant à l’emploi des forces armées. Cela évite d’avoir à "façonner" préalablement l’opinion publique et permet un engagement rapide susceptible de traiter la crise au plus tôt.
Cet avantage opérationnel se paye d’une stérilisation du débat stratégique, les représentants de la nation n’étant guère incités à s’intéresser à des questions sur lesquelles ils n’ont pas de prise et, par ailleurs, de moins en moins de connaissances. Le Président de la République se trouve donc en première ligne pour assumer les effets politiques de des décisions d’engagements militaires dont la particularité est d’être, "normalement", dialectiques, c’est-à-dire qu’elles s’exercent face à des ennemis qui vont s’efforcer de les contrer et de les enrayer. Un "coup" ennemi peut survenir à tout moment, qui, s’il n’est pas compensé par un succès ou un espoir de succès de l’opération dans son ensemble (voir "Le mythe de l’aversion publique aux pertes"), touche aussi politiquement le chef des armées.
Lire la suite sur le blog LA VOIE DE L'ÉPÉE
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dimanche, 22 janvier 2012
IRSEM : Les opérations d’influence britanniques de l’Empire à l’Afghanistan
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samedi, 21 janvier 2012
Livre : "L'impasse afghane", de Gérard Chaliand
Il est très difficile de rétablir une situation lorsque celle-ci a été mal engagée. En Afghanistan, le changement arrive avec quelque 7 années de retard – dont les 3 ou 4 dernières ont très largement profité l’adversaire. Un changement de stratégie, dans une situation largement détériorée, implique 3 facteurs :
- Du temps,
- Des troupes en quantité suffisante,
- Un gouvernement perçu comme globalement légitime.
Aucun de ces facteurs, et le dernier par-dessus tout, n’est réuni en Afghanistan où il faut aussi insister sur un aspect essentiel : cette guerre est surtout menée par des étrangers, c’est-à-dire des gens qui ne parlent la langue ni ne connaissent la culture locale et à l’égard desquels s’est progressivement formé un rejet, au moins dans les régions les plus disputées.
Comment, dans ces conditions, prétendre gagner "les esprits et les cœurs" ? Peut-être, à condition d’apporter des changements palpables, pourrait-on gagner les estomacs ? Combien de temps des armées étrangères peuvent-elles prétendre lutter pour la liberté d’un peuple ?
(...) Dans cette entreprise entamée tardivement, avec le handicap des erreurs passées auprès de populations qui vous perçoivent pour ce que vous êtes, c’est-à-dire des étrangers, reprendre l’initiative consiste à sortir des bases, à occuper le terrain après l’avoir disputé à l’adversaire et à assurer à la population concernée sécurité et amélioration de leurs conditions de vie.
Exercice difficile.
"Tout mouvement de troupe en avant doit avoir pour sanction l’occupation effective du terrain conquis. Ce principe est absolu", écrivait Gallieni (le 22 mai 1898) qui est l’initiateur de la technique de la tache d’huile (rebaptisée par les Américains ink blot).
Ce principe n’a pas été appliqué en Afghanistan durant la période 2001-2009. Par manque d’hommes. Par absence de volonté. Par désintérêt.
Gérard CHALIAND
Editions de l'aube, avril 2011, 12 euros
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mercredi, 11 janvier 2012
Internet : catalyseur d’un nouveau paradigme économique, générationnel et géopolitique, par Yannick HARREL
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