lundi, 01 mars 2010
Obama a prorogé pour 1 an le très controversé "Patriot Act"
Après avoir reconduit Robert Gates, Barack Obama a prorogé pour un an, samedi 27 février (le texte expirait dimanche), plusieurs dispositions du Patriot Act (Uniting and Strengthening America by Providing Appropriate Tools Required to Intercept and Obstruct Terrorism Act) la principale loi "anti-terrorisme" aux Etats-Unis. Ce texte controversé permettant une surveillance très large des Américains avait été adopté dans les semaines suivant les attentats du 11 septembre 2001.
Les mesures prorogées autorisent des écoutes téléphoniques sur plusieurs postes et la saisie d'enregistrements ainsi que de propriétés sous réserve d'obtenir un mandat judiciaire, et la surveillance de ce qu'on appelle un "loup solitaire", c'est-à-dire un ressortissant étranger soupçonné d'activité terroriste sans appartenir à une organisation reconnue.
La Chambre des représentants a voté la reconduction de ces mesures jeudi par 315 voix contre 97. Le Sénat a également donné son feu vert sans que la majorité démocrate réussisse à faire passer des amendements limitant les pouvoirs des agences de la sécurité nationale.
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mercredi, 17 février 2010
DGSE : "Al Qaïda est mort en 2002" (intervention d'Alain Chouet)
Comme bon nombre de mes collègues professionnels à travers le monde, j'estime sur la base d'informations sérieuses et recoupées qu'al-Qaïda est morte sur le plan opérationnel dans les trous à rats de Tora-Bora en 2002. Les services pakistanais se sont ensuite contentés, de 2003 à 2008, à nous en revendre les restes contre quelques générosités et indulgences diverses. Sur les quelque 400 membres actifs de l'organisation qui existait en 2001, moins d'une cinquantaine de seconds couteaux (à l'exception d'Oussama ben Laden et d'Ayman al-Zawahiri qui n'ont aucune aptitude sur le plan opérationnel) ont pu s'échapper et disparaître dans des zones reculées, vivant dans des conditions de vie précaires, et disposant de moyens de communication rustiques ou incertains. Ce n'est pas avec un tel dispositif que l'on peut animer à l'échelle planétaire, un réseau coordonné de violence politique. D'ailleurs il apparaît clairement qu'aucun des terroristes auteurs des attentats post 11-Septembre (Londres, Madrid, Charm-el-Sheikh, Bali, Casablanca, Djerba, Bombey, etc) n'a eu de contact avec l'organisation. Quant aux revendications plus ou moins décalées qui sont formulées de temps en temps par ben Laden ou Zawahiri, à supposer d'ailleurs qu'on puisse réellement les authentifier, elles n'impliquent aucune liaison opérationnelle, organisationnelle, fonctionnelle entre ces terroristes et les vestiges de l'organisation.
Toutefois, je suis bien obligé de constater comme tout le monde qu'à force de l'invoquer à tout propos, et souvent hors de propos, dès qu'un acte de violence est commis par un musulman, ou qu'un musulman se trouve au mauvais endroit au mauvais moment (comme dans l'affaire de l'usine AZF à Toulouse), ou même quand il n'y a pas de musulman du tout (comme dans le cas des attaques à l'anthrax aux Etats-Unis) à force de l'invoquer en permanence, un certain nombre de médias réducteurs et quelques soi-disant experts de part et d'autres de l'Atlantique ont fini non pas par la ressusciter, mais par la transformer en une espèce d'Amédée de l'auteur Eugène Ionesco, ; ce mort dont le cadavre ne cesse de grandir et d'occulter la réalité, et dont on ne sait pas comment se débarrasser. L'obstination incantatoire des Occidentaux à invoquer l'organisation mythique Al-Qaïda (qu'on a qualifiée d'hyperterroriste non pas par ce qu'elle a fait, mais parce qu'elle s'est attaquée à l'hyperpuissance), a eu rapidement deux effets pervers :
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vendredi, 05 février 2010
Une commission européenne refuse aux Etats-Unis un droit de regard sur les données bancaires des citoyens européens dans le cadre de la lutte anti-terroriste
Une commission clé du Parlement européen s'est prononcée jeudi contre un accord controversé permettant aux Etats-Unis d'avoir un droit de regard sur les données bancaires des citoyens européens dans le cadre de la lutte anti-terroriste.
Ce vote est de nature à irriter les autorités américaines, qui ont mis en garde contre une "erreur tragique" pouvant mettre à mal la prévention d'attentats des deux côtés de l'Atlantique, à un moment où les relations entre Washington et l'UE traversent déjà une phase délicate.
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samedi, 26 décembre 2009
Should the U.S. Destroy Jihadist Websites ?
The Internet has played a key role in radicalizing a number of key players in alleged terror plots this year. From Fort Hood accused shooter Nidal Hasan to the five young Americans detained in Pakistan this month allegedly en route to fight U.S. forces in Afghanistan, authorities claim the suspects needed no face-to-face contact with jihadist recruiters. Instead, the Internet is serving as an electronic funnel for extremists to infuse U.S.-based Muslims with a justification for jihad.
But wait a minute. The U.S. military invented the Internet 40 years ago. Why can't it simply hunt down and destroy the web sites that inspire murderous fanatics? While the Saudi government estimates there are 17,000 such websites, most experts say that only around a half-dozen of these generate original material. "Most jihad cyber domains initiate very little, if any, original discussion, primarily reposting material from popular jihad forums," said a report earlier this month from MEMRI, the Middle East Media Research Institute, an organization that monitors and translates much jihadist material. "Hence, disabling the few prominent domains could seriously cripple Islamists' ability to conduct mass online discussions, and could also hamper the rapid spread of jihad material in cyberspace." (See pictures of a Jihadist's Journey.)
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jeudi, 17 décembre 2009
Attentats de Bombay : un accusé pourrait être un espion...américain
L'Inde enquête pour savoir si le suspect inculpé aux États-Unis pour son rôle présumé dans les attentats de Bombay l'an dernier était un agent double travaillant pour les États-Unis et un groupe extrémiste installé au Pakistan, selon une source du ministère de l'Intérieur.
"L'Inde enquête pour savoir si David Coleman Headley a travaillé comme agent double. C'est l'une des nombreuses pistes que nous examinons", a déclaré à l'AFP une source au sein du ministère de l'Intérieur sous couvert d'anonymat, confirmant des informations de presse publiées mercredi.
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samedi, 12 décembre 2009
Immigration et "Maison de la guerre"
Les populations immigrées musulmanes sont elles en passe de devenir des foyers de recrutement du Djihad ? Après le massacre de Fort Hood où 13 personnes furent abattues par un officier américain d'origine palestinienne mais né aux Etats-Unis, voici deux informations qui donnent sérieusement à réfléchir...
Somalie : Le kamikaze du 3/12 danois ?
Le président du parlement somalien, cheikh Aden Mohamed Madobe, a déclaré vendredi que l'auteur de l'attentat suicide qui a coûté la vie à 22 personnes le 3 décembre à Mogadiscio était un ressortissant danois d'origine somalienne. "Il est malheureux qu'un enfant dont les parents ont échappé au conflit en Somalie et l'ont élevé en Europe revienne dans son pays avec une idéologie extrémiste et se fasse exploser en tuant des innocents", a déclaré cheikh Aden Mohamed Madobe jeudi soir. Une version démentie par le père de ce jeune homme de 26 ans. "Comme personne ne le connaissait, ils ont supposé que c'était lui le kamikaze", a déclaré Hassan Hadji au service en somali de la radio Voix de l'Amérique.
Source du texte : JDD
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Le web au service du djihad pakistanais

L'arrestation au Pakistan de jeunes Américains sans doute venus au "djihad" via internet montre qu'il faudra sans doute plus qu'une victoire militaire pour venir à bout de la guérilla islamiste locale.
Les cinq suspects, tous âgés d'une vingtaine d'années et originaires de Virginie, ont été arrêtés lundi à Sargodha, dans la province du Pendjab, 190 km au sud-est d'Islamabad, selon les autorités pakistanaises.
Ils sont soupçonnés d'appartenance au Jaish-e-Mohammad (Armée de Mahomet), mouvement dissous lié à Al Qaïda et aux taliban, notamment mis en cause dans le meurtre du journaliste américain Daniel Pearl et dans une tentative d'assassinat de l'ancien président pakistanais Pervez Musharraf.
"Il est très difficile de démanteler ces réseaux qui opèrent sur internet (...) Les cinq et leurs contacts utilisaient le même mot de passe et laissaient leurs messages à l'état de brouillons sans les envoyer", a expliqué un membre des services de sécurité pakistanais.
"Si le FBI n'arrive pas à détecter ce genre de messages, comment le pourrait-on ? Ce n'est pas une tâche facile", a-t-il insisté.
Donner la chasse aux extrémistes sur internet est d'autant moins envisageable que les forces pakistanaises semblent déjà incapables d'enrayer la vague d'attentats qui a fait plusieurs centaines de morts depuis le lancement de l'offensive contre les taliban du Sud-Waziristan, à la mi-octobre.
Les moyens militaires paraissent toutefois insuffisants face à des mouvements islamistes dont le recrutement s'effectue désormais à distance.
Pour Ahmed Rashid, grand connaisseur du mouvement taliban et auteur d'un ouvrage sur le Pakistan intitulé "Plongée dans le chaos","énorme événement dans le domaine du terrorisme". l'arrestation des cinq jeunes Américains n'est rien moins qu'un
"Al Qaïda et consorts en sont évidemment arrivés à la conclusion qu'il est trop dangereux pour des citoyens américains d'attaquer l'Amérique. Ils seraient démasqués trop vite. Il est donc beaucoup plus simple de les faire venir ici", a-t-il expliqué à Reuters.
"Il s'agit d'une nouvelle stratégie de recrutement. Il y a quelques années, ces gens auraient été utilisés comme cellule dormante ou pour commettre des attentats aux Etats-Unis. Ce n'est plus le cas", ajoute-t-il.
Pervez Hoodhbhoy, professeur pakistanais de physique nucléaire et commentateur politique et social, dit avoir mesuré lors de ses déplacements aux Etats-Unis la haine qui anime certains jeunes d'origine pakistanaise.
Détecter sur internet les "candidats au martyre" qui émergent parmi eux n'est pas envisageable, d'autant que les autorités pakistanaises semblent leur faciliter involontairement la tâche, poursuit-il.
Pour lutter contre le radicalisme, Islamabad s'est en effet lancé dans une réforme des écoles coraniques, considérées comme un foyer d'extrémisme.
"Le gouvernement amène les ordinateurs et internet dans les madrassas dans le cadre de cette réforme", dit-il. "L'espoir était de les moderniser. En fait, cela leur a permis de se mettre en contact avec les djihadistes du monde entier", conclut Pervez Hoodhbhoy, qui est devenu l'une des cibles des islamistes.
Source du texte : L'EXPRESS
Lire aussi :
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dimanche, 29 novembre 2009
Ben Laden : le rapport Tora Bora du Sénat américain
Ce rapport du Sénat américain rendu public au cours du week-end révèle que l'armée américaine aurait pu capturer Oussama Ben Laden à la fin de l'année 2001, alors que celui-ci se cachait dans la région montagneuse de Tora-Bora, en Afghanistan.
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mardi, 08 septembre 2009
8° anniversaire du 11 septembre : De l'événement fondateur à la guerre américano-pachtoun
Dans quelques jours Obama participera aux cérémonies du 8° anniversaire du 11 septembre. On peut parier sans grand risque que deux sujets vont être passionnément discutés dans ce contexte, aux USA au moins : la stratégie censée remplacer feu "la guerre globale contre le terrorisme" et sa manifestation la plus actuelle : la guerre en Afghanistan qui est en train de devenir un conflit américano-pachtoun gagné par les seconds. En huit ans, le problème de ce que certains décrivaient comme la question n°1 du nouveau siècle, la lutte contre un hyperterrorisme mondialisé est essentiellement devenue celle du contrôle d'un territoire réputé particulièrement rebelle à toute tentative de pacification et ce depuis quelques siècles.
Après le 11 septembre l'administration Bush avait fait de la Global War on Terror la priorité absolue de sa politique. Largement inspirée par les néo-conservateurs, elle reposait
- sur le dogme d'une guerre illimitée - voir d'une quatrième guerre mondiale - contre un ennemi principal (que l'on éprouvait de curieuses difficultés à désigner : le terrorisme, le jihadisme, l'islamisme, al Qaida...), polarisant tout le jeu des conflits et des alliances,
- sur l'ambition messianique de "démocratiser" la planète, en commençant par le monde musulman, dans la vieille idée de faire du monde "a safer place for USA", un endroit plus sur pour les États-Unis
- sur une mobilisation de l'opinion américaine redécouvrant ses anciennes vertus pour faire face à un danger sans précédent. Ce dont ladite opinion est de moins en moins convaincue comme des deux points précédents.
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lundi, 31 août 2009
Beslan : 5 years on !
Cérémonie commémorative au Trocadéro le 1er septembre 2009 à partir de 19h00 , à Paris, en présence :
- de 16 enfants survivants de la prise d'otages, en vacance en France ;
- de son Excellence Alexandre Orlov (Ambassadeur de Russie en France) ;
- de son Excellence François Zimeray (Ambassadeur pour les Droits de l'Homme, représentant M. Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères).
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mercredi, 26 août 2009
BESLAN : soyons tous au Trocadéro le 1er septembre à 19h00
Le 1er septembre 2004, débutait la plus grande prise d'otage sanglante de l'histoire à Beslan (1300 adultes et enfants), en Ossétie du nord. Plus de 330 personnes furent tuées dont 186 enfants. Durant trois jours les enfants furent privés d'eau et de nourriture. C'est pourquoi, les familles déposent symboliquement des bouteilles d'eau sur les ruines de l'école et sur les tombes.
Après le 11 septembre, un rouleau compresseur médiatique engendra un courant de sympathie planétaire vis-à-vis de l'Amérique mais rien de similaire n'arriva pour cette petite république du Caucase.
Depuis 3 ans, l'association humanitaire « Solidarité Enfants de Beslan » invite des enfants survivants en France afin qu'ils puissent oublier leurs blessures tant psychologiques que physiques.
Cette année 16 enfants ont fait le voyage dont la petite Dzerassa (13 ans) qui fut atteinte au visage par une balle et Georgy, atteint à un rein, dont la photo à l'époque fut reprise par toutes les télévisions du monde.
Tous les ans, le 1er septembre, une cérémonie commémorative se déroule à partir de 19h00 sur le Parvis des Droits de l'Homme du Trocadéro à Paris. Cette année, son Excellence Alexandre Orlov, ambassadeur de la Russie en France sera présent.
L'association invite tous les parisiens disponibles à cette date à venir témoigner leur sympathie à ces enfants. Nous espérons que vous pourrez venir nombreux.
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