dimanche, 27 janvier 2013
Thomas Gast : Le témoignage d'un légionnaire allemand du 2e REP
Lire l’ouvrage de Thomas Gast s’est enfiler les rangers de ce légionnaire et fouler cette "petite piste" durant dix-sept années au sein du 2e régiment étranger parachutiste. Originaire de Haute-Franconie, en Bavière, Thomas se retrouve le 4 février 1985 rue d’Ostende à Strasbourg.
Ancien sous-officier parachutiste de la Bundeswehr durant 4 ans, il décide de s’engager dans cette unité "de dégourdis, de lascars, de types pas ordinaires" (même si ces qualificatifs d'un chant légion sont de moins en moins d'actualité) et d’oublier ce qu’il avait été pour "devenir légionnaire". La "petite piste" le conduira en Guyane, en République Centrafricaine, à Djibouti, au Tchad, au Congo, en Somalie, en Bosnie (Sarajevo), au Gabon.
Ce livre est un témoignage, une marque de respect d’un homme envers une institution militaire unique au monde au sein de laquelle il a trouvé des valeurs et des douleurs. Nous plongeons dans la mémoire d’un soldat européen qui a consacré une partie de sa vie au service de la France. Nous pénétrons dans cet "esprit Légion" si particulier et difficilement compréhensible pour un citoyen civil noyé dans une société de consommation ayant du mal à pouvoir "respirer le parfum de l’aventure", de la camaraderie, du danger, du devoir et de l’abnégation.
L’auteur reprend une citation d’Albert Schweitzer qui éclaire le choix qu’il a pris et qui, même après être "sorti" de la Légion continue de guider ses pas sur la "petite piste" de la vie : "Je suis un homme libre. Je veux en aucun cas être un homme commun. J’ai le droit de sortir de l’ordinaire – quand je le peux. Je me souhaite des chances, pas des garanties ni la sécurité. Je ne veux pas être un citoyen entretenu, humilié et insensible, parce que l’Etat me prend en charge. Je veux confronter le risque, aspirer à quelque chose et le réaliser, faire naufrage et connaître des succès. Je refuse qu’on me prenne ma propre initiative pour une bouchée de pain. Je préfère aller à l’encontre des difficultés de la vie, que de mener une existence assurée, je préfère ressentir la tension fébrile de mon propre succès, que le repos apathique d’Utopia. Je ne veux ni donner ma liberté contre des bienfaits ni ma dignité humaine contre l’aumône. J’ai appris, à penser et agir pour moi-même, à regarder le monde en face et à reconnaître : Ceci est mon œuvre !"
La Légion, avec le 2e REP au coeur des crises internationales
Cliquer ICI pour commander l'ouvrage (355 pages avec de nombreuses photos), 19,90 euros
Le site personnel de l'auteur : THOMASGAST.COM
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vendredi, 18 janvier 2013
Afghanistan : Petit webdocumentaire autour de soldats du 1er RIMa et de leurs familles
Auteurs : Renaud JOUBERT et Richard TALLET (cliquer ICI pour accéder au webdoc)

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lundi, 14 janvier 2013
Marine nationale : Amiral Lajous...une histoire de marin, par Christophe Géral
Rencontre avec l'Amiral Olivier Lajous.
Entré dans la Marine nationale en 1974 comme simple matelot, Olivier Lajous a gravi tous les échelons de la hiérarchie avant de devenir Amiral et "DRH" de la Marine en charge de mener d'importantes réformes.
Après 38 années de bons et loyaux services, dont 17 ans sur les océans et 21 tours du monde, l'Amiral vient de quitter celle que l'on appelle encore "La Royale".
Redevenu un "civil" depuis la fin de l'automne dernier, il nous raconte son parcours, ses motivations, son avenir et son histoire. Forcément, une histoire de marin...
Remarciement à Marine & Océans
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"Dans les griffes du Tigre", de Brice Erbland : De la hauteur
Theatrum Belli vous présente un article de Paméla Ramos, avec son aimable autorisation, au sujet du livre de Brice ERBLAND, officier pilote d'hélicoptère de combat "Tigre" en Lybie et en Afghanistan, qui sort prochainement aux éditions Les Belles Lettres.
À la mémoire des hommes tombés pour tous.
J’ai terminé de lire Dans les griffes du Tigre, récits d’un officier pilote d’hélicoptère de combat, de Brice Erbland, la veille de l’annonce de l’entrée en guerre de la France aux côtés du Mali. Une ironie dont je me serais passée, doublée d’une autre, bien plus tragique encore : au moment de commencer la délicate rédaction d’une note destinée à tenter de convaincre les lecteurs qui doivent encore l’être de l’importance d’un tel document dans la construction de toute pensée humaine, nous apprenons la mort d’un autre pilote d’hélicoptère, le lieutenant Damien Boiteux, dans les premières heures du conflit.

Encore émue et impressionnée par un court texte au plus vrai d’une action si récente, ponctuée des constatations simples, crues et humbles d’un homme confronté à des situations et des sentiments absolument à l’opposé de ses compatriotes, au mieux indifférents au pire hostiles, je prends de plein fouet la nouvelle comme si je venais de perdre une connaissance éloignée toujours appréciée, et admirée. Je comprends enfin ce que j’avais auparavant pressenti à la lecture de nombre de ces récits de soldats à travers l’Histoire, confirmé ici par celui d’un soldat d’à présent, impossible par confort personnel ou intellectuel à reléguer aux recoins sombres d’un passé parfois fantasmé : nous sommes en guerre, ces hommes partent et meurent pour nous, et nous ne comprenons plus rien de ce que nous en pensons, l’esprit obscurci par des décennies d’oubli volontaire, d’anti-militarisme primaire, d’amalgames grossiers touchant les rares intellectuels français actuels qui voudraient correctement parler de cette figure devenue étrangement exotique, qu’on sentirait vaguement menaçante et qui reste pourtant, avec le moine et le paysan, l’un des trois piliers de toute civilisation humaine: le soldat.
Une inquiétude sourde reste bien ancrée en moi depuis ces annonces, pour le reste des hommes envoyés, pour l’auteur de l’ouvrage que je peux immédiatement et bien plus encore situer dans son milieu, sans avoir la certitude pourtant qu’il soit parmi eux. Je pense à la peine d’un régiment qui a perdu un ami, à sa famille triste mais fière, debout dans la décence de ceux qui savent accompagner et comprendre le sacrifice de ces vocations fortes. Je pense à ces mots bien vains que je viens de tenter de rendre, à la naïveté d’un cœur qui me dicte de les écrire tout de même, malgré les événements, ousurtout face à ces événements, car c’est l’unique petite chose que je puisse faire : porter la voix d’un officier qui entendait porter celle des siens, répondre à l’appel d’un pilote de l’aviation légère de l’Armée de terre qui demande à son peuple de regarder, d’écouter, de parler ensuite à son tour de cette aventure humaine que vivent chaque jour pour nous ces militaires, qu’on le veuille ou non.
Découpé en valeurs ou en défis (De la confiance, de la peur, de l’ouverture du feu…) comme autant de chapitres vécus simultanément par un homme envoyé sur un théâtre d’opérations, ce livre témoigne de la condition actuelle d’un combattant français. Il se lit plus comme un rappel des grandes questions auxquelles chaque homme (ou femme) qui aura tenté de vivre sa vie intensément sera tenu de répondre, en proposant les modestes mais percutantes vues de son auteur, Brice Erbland, et de ceux qu’il a côtoyés lors de ses deux dernières missions : en Afghanistan et en Libye, en 2011.
Je vais tâcher de les aborder toutes en le laissant majoritairement parler, car beaucoup de ces considérations, données dans un contexte d’action dont les descriptions sont saisissantes de réalité, se passent tout simplement de commentaires. L’on approuvera ou l’on rejettera, mais le silence et le respect, je l’espère, se feront, le temps que ce témoignage existe. C’est le seul souhait que je formule.
*
Une préface de Jean Guisnel, écrivain et correspondant au Point, fait tout d’abord le vœux que cette initiative soit reprise afin d’entendre plus de nos soldats témoigner. Il salue les récits « vifs » de l’auteur. « Il les raconte à sa manière, qui fait la part belle aux réflexions du moment, à la chaleur des relations humaines, à l’intensité de l’engagement. Il décrit aussi une armée nouvelle, moderne, technique et aguerrie. »
En effet, dans son introduction, Brice Erbland nous rappelle ceci :
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samedi, 22 décembre 2012
Ernst Jünger : Sang
Le genre humain est une forêt vierge, un entrelacs mystérieux dont les couronnes parcourues des souffles de mers ouvertes ne cessent de s'arracher aux vapeurs, moiteurs et touffeurs pour se tendre majestueuses à la rencontre du soleil. Si les sommets se nimbent de parfums et d'efflorescences colorées, dans les fonds prolifère un fouillis de plantes étranges. Si l'on voit, lorsque le soleil se consume, tomber dans les calices de palmiers ondulants une compagnie de perroquets rouges telle une escadre de songes royaux, des bas-fonds déjà plongés dans la nuit monte le pêle-mêle répugnant des bêtes qui rampent et rôdent, les cris stridents des victimes que l'agression sournoise de dents et de griffes rompues au meurtre a tiré du sommeil, du terrier, de la chaleur du nid pour leur donner la mort.
Tout comme la forêt vierge s'efforce de dresser vers les hauteurs une masse toujours plus imposante, tirant les énergies de sa croissance de son propre affaissement, des parties d'elle-même qui pourrissent et se corrompent au sein des sols fangeux, chaque génération nouvelle d'humanité est issue du fond qu'accumule la décomposition des lignées innombrables qui reposent ici des rondes de la vie. Certes les corps de ces défunts, après qu'ils ont fini leur tour de danse, sont réduits à néant, balayés aux sables fugaces, ou pourrissent au fond des mers. Mais leurs parties, leurs atomes sont traînés à nouveau, par la vie éternellement jeune et victorieuse, à des mutations sans trêve, exaltés en agents éternels de la force vitale.
De sorte que le contenu même de l'existence, toute pensée, tout acte et tout sentiment, tout ce qui propulsa cette interminable théorie de devanciers par les champs de la vie, garde valeur éternelle. De même que l'homme s'édifie sur l'animal et ses contingences, de même il s'enracine dans tout ce que ses pères ont créé au cours des temps avec leurs poings, leur coeur et leur cerveau. Ses générations ressemblent aux strates d'un état corallien ; pas le moindre fragment n'est pensable sans d'autres en nombre infini, depuis longtemps éteints, sur lesquels il se fonde. L'homme est le porteur, le vaisseau sans cesse métamorphosé de tout ce qui avant lui fut fait, pensé et ressenti. Il est aussi l'héritier de tout le désir qui avant lui en a poussé d'autres, avec une force irrésistible, vers des buts au loin drapés dans les brumes.
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jeudi, 06 décembre 2012
Syndrome afghan : les soldats oubliés ("Pièces à conviction")
Cliquer ICI pour accéder à la vidéo

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lundi, 03 décembre 2012
Mémoires de Guerre : Une nouvelle collection éditée par Les Belles Lettres (entretien avec François MALYE)
Les Éditions Les Belles Lettres lancent une nouvelle collection consacrée aux mémoires de guerre dirigée par François Malye, écrivain et grand reporter au journal Le Point. Il a eu la courtoisie de répondre aux questions de Theatrum Belli. Quatre ouvrages seront annuellement édités. Le prochain ouvrage, qui paraîtra en février 2013, sera consacré au témoignage d'un pilote d'hélicoptère Tigre en Afghanistan.
Theatrum Belli : Vous inaugurez une nouvelle collection aux Belles Lettres intitulée "Mémoires de Guerre"…qui sont aussi des mémoires d’aventure…
François MALYE : Il n’y a pas, bien sûr, de guerre sans aventure. Même si souvent, elle tourne mal pour beaucoup de ceux qui y participent. Ce que nous rappellent justement ceux qui ont la chance de s’en être sortis et de les raconter.
TB : Les militaires d’aujourd’hui se remettent petit à petit à l’écriture, malheureusement beaucoup d’ouvrage ont peu de force narrative comme celle que nous trouvons dans les mémoires de Churchill ou de Malaparte. La qualité du récit fait-elle partie de vos critères de sélection ?
FM : C’est la première ! Mais il faut bien dire que l’ampleur des événements auxquels ils ont été confrontés leur donne une matière de premier ordre. Les militaires aujourd’hui en conviennent les premiers -ce qui n’ôte rien à leur courage- la guerre en Afghanistan n’est pas comparable à celle d’Algérie avec ses 25.000 morts ou à l’Indochine avec plus de 50.000 soldats français tués.
TB : Pensez-vous que le phénomène guerre soit assez abordé en France ?
FM : En tant que père, je constate que la guerre est très présente dans les programmes scolaires-et on voit difficilement comment il pourrait en être autrement pour un pays qui en tant connues- mais aussi à travers les nombreuses polémiques sur notre histoire qui agitent régulièrement l’actualité, sans oublier les multiples commémorations. Et bien sûr, n’oublions les hommages rendus à ceux qui tombent au combat aujourd’hui.
TB : Churchill écrit "mon seul espoir était qu’il arrivât quelque chose de passionnant". Dans un monde post-moderne que certains qualifient de "fini", la guerre est-elle le dernier refuge des personnes qui s’ennuient ?
FM : J’espère que non ! Sinon nous vivrions tous les jours au milieu de mercenaires et de lansquenets. Il y a bien d’autres aventures à vivre pour la jeunesse. Aucun des auteurs que nous publions n’exalte la guerre. D’autant qu’il s’agit de conflits dantesques à côté de ceux que nous connaissons actuellement. Cela rejoint ce qu’écrit Churchill car l’expédition à laquelle il participe en 1897 dans le nord de l’Inde, dans une zone à cheval sur les actuels Pakistan et Afghanistan, est une opération de police à côté des conflits qui vont éclater ensuite. Le XXe siècle qu’aborde le fringuant sous-lieutenant de l’armée des Indes va causer, entre les deux conflits mondiaux, les totalitarismes et la décolonisation, environ 150 millions de morts. Cela, même le grand Churchill ne pouvait pas l’imaginer.
TB : A l’époque de ces récits, la "judiciarisation" de la guerre n’existait pas encore…
FM : C’est exact. Les démocraties et leurs lois étant trop faibles pour contenir les guerres, elle ne pouvait pas les juger.
TB : Quelles différences trouvez-vous entre des témoignages du XIXe-XXe siècles et ceux du début du XXIe ? Qu'est-ce qui les rapprochent ?
FM : J’ai déjà évoqué les différences, en terme d’époque, d’ampleur des pertes, d’inexistence pendant longtemps de structures de santé, sans oublier les nombreuse épidémies. Il y en une autre, fondamentale, du moins pour les pays développés : avec la fin des guerres coloniales, nos sociétés ont quitté la période du tragique. La guerre ne concerne plus l’ensemble de la population. Seuls y participent des professionnels et pas sur le sol national. Mais plusieurs choses ne disparaîtront jamais qui rapprochent tous ces écrivains : le courage, la peur, l’affreux moment où l’on tue, la douleur de perdre un camarade.
TB : Les Belles Lettres publient des textes anciens grecs et latins, et des ouvrages plus contemporains sur la guerre, est-ce une manière de mettre en lumière une certaine permanence de la condition humaine ?
FM : Il est vrai que nous aurions pu commencer avec "La guerre des Gaules" de Jules César ou "l’Anabase" de Xénophon. La guerre a au moins ce mérite : elle a révélé bon nombre de grands écrivains.
Propos recueillis par Stéphane Gaudin
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vendredi, 09 novembre 2012
Guerre du Golfe : "A l'assaut du désert", le témoignage d'un pilote d'hélicoptère Gazelle
En août 1990, faisant suite à l’invasion du Koweït par les troupes irakiennes, le Président de la République François Mitterrand décide l’envoi d’un corps expéditionnaire en vue de permettre au petit émirat de recouvrer sa souveraineté mais aussi de protéger les frontières de l’Arabie saoudite.
C’est le 5e Régiment d’Hélicoptères de Combat qui est désigné. Il embarque sur le porte-avions Clémenceau afin de participer à l’opération "Bouclier du Désert" déclenchée quelques jours plus tôt par les troupes américaines.
Cette opération portera le nom de "Salamandre".
A l’époque des faits, l’auteur, Gérald COCAULT est pilote-chef de bord sur Gazelle en Escadrille d’Hélicoptères de Reconnaissance. Il vous livre dans cet ouvrage le récit de cette épopée des temps modernes, mélange de vie à bord, d’entraînement intensif le long d’une route maritime qui part de Toulon jusqu’aux portes du détroit d’Ormuz en passant par Djibouti et les Emirats Arabes Unis pour débarquer à Yanbu, port saoudien situé le long des côtes de la mer Rouge.
Pour le général de Corps d’Armée (2S) Georges Ladevèze, le récit de Gérald COCAULT "illustre bien les perceptions d’un groupe de jeunes sous-officiers pilotes, avec leur jeunesse, leurs incompréhensions, leurs angoisse, mais aussi leur enthousiasme et leur passion pour leur métier."
400 pages, 27 euros
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dimanche, 23 septembre 2012
Carnet de bord d'un parachutiste du 1er RCP en Kapisa...durant 197 jours
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lundi, 10 septembre 2012
Syrie : Jacques Bérès a soigné des djihadistes français à Alep
Quelques heures après son retour de Syrie, vendredi, Jacques Bérès s'est exprimé sur France Info. Le chirurgien, co-fondateur de Médecins sans frontières, a effectué une mission à Alep, fréquemment bombardée, où il a soigné des combattants. Il a rencontré beaucoup de djihadistes, dont deux Français.
Lire aussi l'entretien de Wassim NASR sur sur le site d'Atlantico
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