mercredi, 01 février 2012

"Français par le sang versé" : Un témoignage de Mariusz Nowakowski, blessé à Sarajevo, qui mérite notre respect (actualisé)


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Français par le sang versé.jpg

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vendredi, 16 décembre 2011

Portrait : Alfred Thomelin, parcours d'un ancien combattant...de 95 ans

Voici quelques mois, nous vous avons présenté des extraits de vie d'un ancien para, René Thomas (brevet para 1807). Aujourd'hui, TB vous invite à découvrir des tranches de vie étonnantes d'un combattant, aujourd'hui âgé de 95 ans, qui a traversé les guerres et les continents : Alfred Thomelin.

Les propos ont été recueillis par Francine Amiot et mis en forme par Robert Engelmann. Qu'ils en soient remerciés.

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jeudi, 10 novembre 2011

Ernst Jünger : Sang

Le genre humain est une forêt vierge, un entrelacs mystérieux dont les couronnes parcourues des souffles de mers ouvertes ne cessent de s'arracher aux vapeurs, moiteurs et touffeurs pour se tendre majestueuses à la rencontre du soleil. Si les sommets se nimbent de parfums et d'efflorescences colorées, dans les fonds prolifère un fouillis de plantes étranges. Si l'on voit, lorsque le soleil se consume, tomber dans les calices de palmiers ondulants une compagnie de perroquets rouges telle une escadre de songes royaux, des bas-fonds déjà plongés dans la nuit monte le pêle-mêle répugnant des bêtes qui rampent et rôdent, les cris stridents des victimes que l'agression sournoise de dents et de griffes rompues au meurtre a tiré du sommeil, du terrier, de la chaleur du nid pour leur donner la mort.

Jünger,guerreTout comme la forêt vierge s'efforce de dresser vers les hauteurs une masse toujours plus imposante, tirant les énergies de sa croissance de son propre affaissement, des parties d'elle-même qui pourrissent et se corrompent au sein des sols fangeux, chaque génération nouvelle d'humanité est issue du fond qu'accumule la décomposition des lignées innombrables qui reposent ici des rondes de la vie. Certes les corps de ces défunts, après qu'ils ont fini leur tour de danse, sont réduits à néant, balayés aux sables fugaces, ou pourrissent au fond des mers. Mais leurs parties, leurs atomes sont traînés à nouveau, par la vie éternellement jeune et victorieuse, à des mutations sans trêve, exaltés en agents éternels de la force vitale.

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vendredi, 16 septembre 2011

Une "retraite mutualiste du combattant" spéciale OPEX

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lundi, 06 juin 2011

Interview de Géraud Burin des Roziers, reporter de guerre et ancien officier

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vendredi, 20 mai 2011

Témoignage : "Une expérience de lutte contre les snipers", par le colonel Michel GOYA


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dimanche, 08 mai 2011

En kiosque : "Grandeur et misère de l'Armée rouge" de Jean LOPEZ et Lasha OTKHMEZURI

Les douze textes présentés ici sont, à l'exception de deux d'entre eux, le résultat d'interviews menées, en face à face ou au téléphone, durant le printemps et l'été 2010, en Russie, en Ukraine, en Géorgie et aux États-Unis. Les deux exceptions sont celles de messieurs Nikouline et Govariov. Nikolaï Nikolaevitch Nikouline est décédé en 2009 ; sa veuve a accepté que soient publiés ici des extraits de son livre de souvenirs Vospominanya o voynie. Alexeï Semionovitch Govariov, mort en 1997, a laissé une disquette relatant, en anglais, son expérience de la guerre, disquette parvenue par des chemins détournés jusqu'à l'un des deux auteurs du présent ouvrage.

Grandeur et misère de l'Armée rouge.jpgInterviews, livre et disquette recueillent les mots de onze hommes et d'une femme qui ont en commun d'avoir endossé l'uniforme de l'Armée rouge entre 1941 et 1945, plus longtemps pour certains. Tous sont des vétérans de la Grande Guerre patriotique, ainsi que les Soviétiques hier et les Russes aujourd'hui appelaient et appellent toujours le conflit germano-soviétique, déclenché le 22 juin 1941 par une attaque surprise, clos le 9 mai 1945 à Berlin et à Prague. Les témoins sont tous très âgés — entre 85 et 92 ans. Il était plus que temps de recueillir leur parole, d'autant plus qu'en Russie l'espérance de vie des hommes, comparée à celle de la France, est inférieure de douze années. Mais leur mémoire est étonnamment fraîche, et les affects attachés aux souvenirs toujours vivaces. Au cours des interviews, les larmes ont coulé, les voix se sont brisées, de longs silences se sont installés et il a fallu fractionner plus d'une fois l'entretien. Bien sûr, il s'agit de souvenirs élaborés et réélaborés durant plus d'un demi-siècle, transformés, déformés, reformés par des lectures, des jugements émis bien longtemps après les faits. Il n'empêche : le lecteur reconnaîtra l'accent de la vérité. La source de ces affects et de cette vérité tient à l'immensité du traumatisme engendré par la Grande Guerre patriotique, traumatisme individuel et collectif, instrumentalisé par les pouvoirs successifs — Staline et Brejnev hier, Poutine aujourd'hui — mais jamais apaisé, jamais surmonté. Les douze témoins avaient soif de parler. Chacun l'a fait, parfois jusqu'à l'épuisement, mais la durée des entretiens a varié, entre trois et onze heures. Lorsque le discours se perdait ou tournait en rond, l'intervieweur a relancé en s'appuyant sur un questionnaire type, qui constitue l'ossature d'une partie des interviews. Celles-ci ne sont pas livrées sous la forme d'un verbatim, qui aurait été fastidieux, mais d'une réécriture que nous avons voulue la plus fidèle possible à la conversation originale. Chaque interviewé a relu "son" texte, en français ou en traduction russe, et l'a parfois retouché.

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dimanche, 30 janvier 2011

Témoignage d'une "opération commando" sous Napoléon, par le général baron de Marbot

La jolie petite ville de Mölk, située sur le bord du Danube, est dominée par un immense rocher en forme de promontoire, sur le haut duquel s'élève un couvent de Bénédictins, qui passe pour le plus beau et le plus riche de la chrétienté. Des appartements du monastère, l'œil découvre sur une très vaste étendue le cours et les deux rives du Danube. L'Empereur et plusieurs maréchaux, au nombre desquels était le maréchal Lannes, s'établirent au monastère, et notre état-major logea chez le curé de la ville.

Hussard.jpgIl était tombé beaucoup d'eau pendant la semaine, et la pluie, qui n'avait pas cessé depuis vingt-quatre heures, continuait encore ; aussi le Danube et ses nombreux affluents étaient-ils débordés. La nuit venue, mes camarades et moi, charmés d'être à l'abri d'un aussi mauvais temps, soupions gaiement avec le curé, jovial garçon, qui nous faisait les honneurs d'un excellent repas, lorsque l'aide de camp de service auprès du maréchal Lannes vient me prévenir que celui-ci me demande, et qu'il faut que je monte à l'instant même au couvent. Je me trouvais si bien où j'étais, que je fus très contrarié d'être obligé de quitter un bon souper et un bon logis pour aller me mouiller derechef ; mais il fallait obéir !...

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samedi, 31 juillet 2010

A Marine's view from Afghanistan : Captain Nathaniel Fick

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dimanche, 02 mai 2010

1944 : L'offensive des Ardennes, par Otto Skorzeny (1/2)

Vers le 20 octobre 1944, je reviens au G. Q. G. du Führer, à présent terriblement près du front, car les Russes ont pénétré profondément en Prusse Orientale. Cette fois, Adolf Hitler me reçoit seul. Il est aimable, comme toujours ; j'ai d'ailleurs nettement l'impression qu'il est plus frais, plus reposé que lors de notre dernière rencontre. Après m'avoir annoncé qu'il m'a décerné la Croix d'Or, il me demande de lui raconter en détail l'arrestation de Horthy junior et le coup de main contre le Mont du Château. Comme, à la fin de mon rapport, je me lève, croyant l'audience terminée, il me retient.

allemand 11.jpg- Restez, Skorzeny. Je vais vous charger d'une nouvelle mission - la plus importante peut-être de votre vie. Jusqu'à présent, très peu d'hommes seulement savent que nous préparons dans le plus grand secret une opération dans laquelle vous allez jouer un rôle de premier plan. Au cours du mois de décembre, l'armée allemande lancera une grande offensive dont l'issue sera décisive pour le destin de notre patrie.

Le Führer entreprend alors de m'exposer longuement la conception stratégique de cette dernière offensive à l'ouest que les historiens de cette guerre ont baptisée, depuis, l'Offensive des Ardennes ou, en anglais, the Battle of the Bulge. Au cours des derniers mois, le commandement allemand avait dû se contenter de repousser et de contenir les armées ennemies. C'était l'époque des revers successifs, des pertes de terrain continuelles, à l'est comme à l'ouest. D'ailleurs, la propagande des Alliés considérait déjà l'Allemagne comme un « cadavre » dont l'enterrement définitif n'était plus qu'une question de temps ; d'après les discours de la radio anglo-américaine, les Alliés pouvaient choisir à leur gré le jour de l'inhumation.

 

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