mardi, 01 juillet 2008

Le palmarès de la violence, ville par ville

racailles.pngOù court-on le plus de risques de se faire agresser ? Quelles sont les communes les plus sûres ? Le Figaro révèle l'état des violences dans les quelque 400 agglomérations de 20.000 habitants et plus. D'après les chiffres incontestables de la PJ.

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lundi, 12 mai 2008

Les CRS expérimentent une nouvelle tenue antiguérilla

792639371.jpgL'actuel folklore commémoratif des événements de 1968 ne les incite pas à regarder dans le rétroviseur. Bien au contraire. Ayant remisé dans leur musée de la base de Vélizy les casques en plastique et les grenades lacrymogènes en verre qu'ils utilisaient il y a quarante ans, les CRS vont se doter d'une nouvelle tenue visant à mieux les protéger en situation de crise et, en particulier, lors des violences urbaines dans les cités.

"Notre objectif, note la Direction générale de la police nationale, est que nos personnels ne soient plus blessés comme lors des émeutes de Villiers-le-Bel de novembre 2007. Il n'est pas question de mégoter sur leur sécurité". En 24 heures, pas moins de 82 membres des forces de l'ordre avaient été blessés, dont certains par armes à feu. "Les émeutiers, qui avaient organisé des guets-apens dans le but de commettre un assassinat, avaient ouvert le feu au fusil à pompe en visant en premier lieu nos commandants d'unité, les opérateurs radio et les lanceurs de grenades…", se rappelle le commissaire divisionnaire Jean-François Bas, directeur zonale des CRS.

Un policier avait été atteint de 18 plombs dans le corps, un autre avait été touché à une pommette et aux yeux en dépit de son casque de protection, un troisième avait reçu du plomb dans la tempe… Nicolas Sarkozy avait alors formulé ce constat : "On est passé à deux doigts du drame…" Fort de cette expérience, mais aussi des enseignements des trois semaines d'émeutes de 2005 (200 policiers et gendarmes blessés), les 13.000 CRS vont désormais de déployer sur le terrain avec d'étonnantes lunettes de protection en Plexiglas qui permettent de voir à travers la visière du casque lourd.

557487952.jpgLes 60 compagnies se verront aussi dotées d'un large bouclier "mou" tout à fait inédit. Souple et recouvert de tissu à la manière d'un gilet pare-balles, il est conçu pour résister aux balles de gros calibre. "Même les décharges de chevrotine ne passeront plus, note un officier. On pourra ainsi multiplier les bonds offensifs chez nos adversaires sans jamais être à découvert." De plus, leurs traditionnelles tenues bleu marine ont aussi été ignifugées maintenant que les cocktails Molotov figurent dans l'arsenal "classique" du voyou de cité.

Soucieux de parfaire cette panoplie, le gardien de l'ordre dernière génération sera doté d'un pistolet à impulsion électrique et d'un fusil à crosse pliable pouvant lancer des balles en caoutchouc avec une redoutable précision à plus de quarante mètres. Soit quatre fois plus loin que l'actuel flash-ball.

L'ensemble de l'équipement pèse une vingtaine kilos, soit une charge maximale pour des hommes appelés à courir en binôme en cas de besoin. Car, embrasement dans les quartiers difficiles oblige, les CRS ont fait évoluer leur tactique depuis 2003, à la demande de Nicolas Sarkozy, afin d'être plus mobiles au pied des barres d'immeubles. "Les gars ne restent plus figés en formations constituées, genre légion romaine, qui barre une rue avant de charger en bloc, rappelle un officier. Cette doctrine, lourde et coûteuse en fonctionnaires, a largement évolué depuis 1968." À l'époque, les CRS se frottaient aux manifestants en spencer noir, chemises blanches et cravates. En un mois, les forces de l'ordre avaient déploré près de 1 900 blessés dans leurs rangs.

Source du texte : FIGARO.FR

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mercredi, 19 septembre 2007

Les Français en "liberté surveillée"

2363be02b85211647ed76bc508e310f7.jpg"Elsa" désigne un petit engin de surveillance ultraléger dont le prototype sera testé en France en décembre, d'après le ministère de l'Intérieur.

Il devrait être utilisé en priorité pour des missions de surveillance lors de manifestations ou en cas de violences urbaines.

 

Sortez couvert !

 

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lundi, 30 octobre 2006

CHRONOLOGIE DES VIOLENCES URBAINES DEPUIS UN MOIS

Dans cette chronologie ne sont pris en compte que les actes sortant de l'ordinaire c'est-à-dire par le nombre d'individus impliqués, par la violence de l'acte, par le coût des destructions.
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Le 29 octobre  à Grenoble :

Jet de pavé : un conducteur de tramway blessé.

  Le 30 octobre  dans l’agglomération lyonnaise :

Une trentaine de voitures incendiées.

 Le 29 octobre  près de Lille :

25 véhicules EDF incendiés.

 Le 28 octobre  à Marseille:

Une marseillaise grièvement brûlée lors de l’incendie d’un bus tombé dans un guet-apens.

 Le 27 octobre  à Montfermeil:

Brèves échauffourées entre policiers et groupes mobiles (plusieurs blessés).

 Le 27 octobre  à Gennevilliers:

Pompiers et policiers ont essuyé un caillassage dans la cité du Luth.

 Le 27 octobre  à Reims:

Tentative d’incendie de bus.

 Le 27 octobre  à Clichy-sous-Bois, Meaux, Toulouse :

Les pompiers et policiers sont intervenus régulièrement pour faire cesser des dégradations et des incendies, les véhicules ont été pris à partie.

 Le 27 octobre  au Blanc-Mesnil:

Deux autobus incendiés dont 1 où le conducteur a été menacé par une arme de poing.

 Le 27 octobre  à Saint Etienne:

Une dizaine de voitures incendiées.

 Le 26 octobre  à Bagnolet :

Attaque à main armée contre un bus, volé puis brûlé.

 Le 26 octobre  à Montfermeil :

Une voiture brûlée et un policier légèrement blessé.

 Le 25 octobre  à Nanterre :

Un bus brûlé par des hommes cagoulés.

 Le 25 octobre  à Athis-Mons :

Cocktail - Molotov dans un bus.

 Le 25 octobre  à Vénissieux :

Car privé incendié.

 Le 20 octobre  à Orléans :

Un véhicule de la BAC a été pris à partie (incidents fréquents depuis le 16 octobre).

 Le 20 octobre  à Aulnay-sous-Bois :

Une fonctionnaire de la police municipale légèrement blessée, véhicules de police caillassés.

 Le 14 octobre  à Massy:

Une adjointe de sécurité blessée lors d’une tentative d’interpellation.

 Le 14 octobre  à Epinay-sur-Seine :

Un policier blessé lors d’une agression par une trentaine de "jeunes".

 Le 14 octobre  à la Courneuve :

Des policiers font usages de leurs armes pour se dégager face à une trentaine de "jeunes".

 Le 1er octobre aux Muraux :

7 policiers légèrement blessés après avoir été pris à partie par des dizaines de personnes.

 Le 28 septembre à Toulouse :

5 policiers légèrement blessé lors d’une patrouille.

 Le 19 septembre aux Tarterêts :

2 CRS agressés et blessés sérieusement lors d’une patrouille.

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lundi, 23 octobre 2006

Les violences urbaines recensées

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Quelque 76.898 actes de violences urbaines, dont plus de 31.000 incendies de véhicules, ont été enregistrés au cours des neuf premiers mois de 2006, a-t-on appris lundi auprès de la direction générale de la police nationale (DGPN). Un indicateur national dédié a en effet été créé le 1er janvier dernier pour mesurer l'évolution de ces violences particulières, après les émeutes d'octobre-novembre 2005 dans les banlieues. Il recense neuf rubriques, dont la plus importante, celle des véhicules brûlés qui, avec 31.514 faits de ce genre enregistrés de janvier à septembre (inclus) 2006, représente à elle seule 40,98% de l'ensemble. Viennent ensuite les feux de poubelles (20.080, soit 26,11% de l'ensemble), puis les jets de projectiles (6.113), les dégradations de mobilier urbain (5.959) et les incendies de biens publics (4.396). Les violences collectives à l'encontre des services de sécurité, de secours et de santé arrivent en sixième position (4.244, soit 5,52% de l'ensemble), devant les rodéos automobiles (4.149), tandis que les affrontements entre bandes (215) ferment la marche.

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La cartographie des émeutes est implacable : le feu a pris principalement dans les zones urbaines sensibles comportant les plus faibles revenus, là où les jeunes étaient particulièrement nombreux, jusqu'à constituer 40 % des habitants. Mais aussi dans les quartiers à forte densité de familles africaines de plus de six enfants. 

L'enquête menée par le sociologue Hugues Lagrange analyse comment ces jeunes « blacks » ont largement participé au mouvement, même s'ils n'étaient pas les seuls émeutiers, comme l'ont montré les arrestations.

« Ces Africains appartiennent à la dernière vague d'immigration, la plus pauvre, la moins éduquée. Surtout celle dont les familles viennent du Sahel », analyse Hugues Lagrange. Les enfants vivent parfois un décalage douloureux entre les traditions des parents et leur vie en France. À la maison, ces jeunes se plient aux codes familiaux, sans forcément les comprendre. En Afrique, ces interdits sont renforcés par les adultes qui interviennent auprès de tous les enfants. Ici, l'école a tendance à dévaloriser cette éducation, analyse la chercheuse Nathalie Kakpo. Entre ces deux mondes, certains « échappent à toute autorité ».

Depuis les émeutes, les casseurs noirs encapuchonnés sont revenus sur le devant de la scène, lors des manifestations contre le CPE au printemps. Tandis qu'un Conseil représentatif des associations noires (Cran) s'est créé pour dénoncer les discriminations et tenter ainsi d'imposer la question noire en politique.

Source du texte : FIGARO.FR   
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Les réactions internationales aux émeutes des banlieues de 2005. 

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