dimanche, 19 avril 2009

Signes pré-insurectionnels : En cas de besoin urgent, la Préfecture de police serait capable de déployer jusqu'à 1 000 policiers supplémentaires dans les banlieues.

En cas de besoin urgent, la Préfecture de police serait capable de déployer jusqu'à 1 000 policiers supplémentaires dans les banlieues.

La sanglante bagarre en gare de Lyon à Paris, opposant lundi dernier au petit matin plusieurs dizaines de jeunes descendus de Seine-Saint-Denis, de l'Essonne ou encore des Hauts-de-Seine et se soldant par un mort et deux blessés, est la dernière illustration d'un phénomène dorénavant connu : plus de la moitié des personnes mises en cause dans la capitale n'en sont pas originaires. Des années durant, une succession de stratèges policiers a caressé l'idée de donner corps à une police d'une nouvelle dimension, s'émancipant de ses carcans territoriaux pour mieux s'attaquer aux racines de cette délinquance mouvante, ignorant les frontières.

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jeudi, 06 décembre 2007

Banlieue : la police en guerre contre Internet

Une semaine après les émeutes de Villiers-le-Bel, les policiers dénoncent l’explosion de violence sur Internet et demandent des poursuites.

Des jeunes des cités qui brandissent un flash-ball dérobé à des policiers, d’autres qui insultent sans ménagement les forces de l’ordre ou les narguent lors de rodéos improvisés. Ces images chocs, souvent des vidéos soigneusement montées, circulent chaque jour sur des sites Internet acces­sibles à tous, comme Dailymotion et YouTube. Le phénomène s’est même amplifié depuis les nuits d’émeutes de Villiers-le-Bel. Au point que les syndicats de policiers, comme l’Unsa-police (majoritaire) tirent la sonnette d’alarme et réclament au ministère de l’Intérieur des poursuites contre les auteurs de ces "provocations". Leur hantise : que cette surenchère sur la toile n’alimente encore le cycle de la violence contre les policiers. Certains passages constitueraient même, selon eux, des éléments de preuve si la justice voulait y donner suite. 

Dans une vidéo réalisée le 26 novembre, au deuxième jour des émeutes, on aperçoit ainsi un adolescent encapuchonné sortir d’un supermarché les bras remplis de T-shirts. Une fois dehors, il dépose soigneusement son butin puis invite un de ses amis à retourner à l’intérieur. "Vite, vite cousin, on nique tout. Vas-y charge. Ouais gros. Nique la France. On va rentrer gratuitement". La direction générale de la police nationale réfléchit actuellement aux réponses à apporter à ce type d’affaires et l’Inspection générale de la police nationale est attentive à ce qui passe par le Web quand la police est concernée. 

Place Beauvau, la tentation est forte de rassembler tous les éléments pouvant fonder des poursuites judiciaires afin de stopper cette dérive. Encore faut-il que ces éléments soient probants et que la justice suive. Un haut fonctionnaire de la place Beauvau le reconnaît : "Ces séquences sont choquantes, mais les procédures ju­diciaires se révèlent particulièrement compliquées à mettre en œuvre".

"Filme-les, ces fils de pute"

Chez les jeunes voyous qui se mettent en scène sur la toile, c’est à qui frappera le plus fort. Les vidéos nourrissent des commentaires sur Internet entre membres de diverses bandes qui se lancent des défis. "On doit trouver un moyen efficace d’arrêter cela. Il faut que les modérateurs des sites fassent leur travail et que l’on recherche les auteurs de ces images menaçantes pour les forces de l’ordre", s’alarme Jean-Claude Delage, le secrétaire général d’Alliance. 

La colère des policiers est compréhensible : sur la toile les exemples ne manquent pas et ils font froid dans le dos. Dans un rush du 22 février dernier baptisé Muro mortier dans les keuf, on voit ainsi des CRS charger des émeutiers et recevoir de plein fouet une bombe agricole. Plusieurs garçons immortalisent le moment avec leurs téléphones portables. L’un d’eux s’em­porte : "vas-y, filme-les, ces fils de pute. Enculés de vos mères, baisez vos mères !" Dans une autre vidéo intitulée Argenteuil, un individu crève deux pneus d’un camion de police, avant de prendre la fuite avec son complice. On les entend se congratuler : "Pouh, magnifique !"

Un clip du 17 septembre 2007, nommé Chicag contre la Bac – Le Havre 76, montre aussi des individus lançant des feux d’artifices contre une patrouille de police. 

Le «fléau» de la provoc en vi­déo n’est pas propre à la banlieue parisienne. À Toulouse, l’Unsa-police a alerté le préfet. Le syndicat dénonce la mise en ligne de plusieurs séquences. Celles-ci concernent les quartiers sensibles de Bagatelle, du Mirail et de la Reynerie et montrent des jets de projec­tiles, des poursuites, des dégra­dations. "Je suis tombé des nues de­vant ces scènes surréalistes. L’État doit empêcher la publication de ces images", proteste Didier Martinez, responsable régional de l’Unsa à Toulouse.

Source du texte : FIGARO.FR




Écrit par SG (Webmaster) dans > Criminalité, > Flux migratoires, > France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : banlieues, violence urbaine, bandes ethniques | | |  Facebook | |  Imprimer |