samedi, 01 août 2009

Le Pentagone inquiet de l'intégration lente des sunnites en Irak

La lenteur du processus d'intégration de milliers d'anciens insurgés sunnites au sein des forces de sécurité ou de la société civile irakiennes menace les progrès enregistrés sur le terrain, estime le Pentagone.

Dans un rapport présenté vendredi au Congrès, le département américain de la Défense juge que les objectifs fixés par le gouvernement du Premier ministre chiite Nouri al Maliki ne seront probablement pas atteints si ce rythme ne s'accélère pas.

"La lenteur de l'intégration porte le risque d'ébranler la confiance des sunnites dans le gouvernement et pourrait entraver les progrès en matière de sécurité si elle n'est pas corrigée", déclare le Pentagone dans son rapport de 71 pages.

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vendredi, 03 juillet 2009

Bagdad entre les murs (avril 2009)

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mercredi, 09 avril 2008

Au Liban, les clans chiites et sunnites se réarment

1279850942.jpgLe roi Abdallah d'Arabie saoudite et le président égyptien Hosni Moubarak se réunissent mercredi à Charm el-Cheikh pour discuter de la crise qui sévit au Liban, sans président depuis le 24 novembre. Pendant que les discussions se poursuivent à l'extérieur du pays, les différents clans se livrent à une course à l'armement.

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jeudi, 06 septembre 2007

Irak : objectif chaos

cbe9463e9eaf2df50f3683f7b1f71631.jpgDe retour d'Irak, le chercheur Pierre-Jean Luizard décrypte l'implosion du pays et d'une société désespérée alors que la violence fait plus que jamais rage.


 

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jeudi, 08 mars 2007

Irak : al-Qaida veut contrôler le pays sunnite

L'organisation progresse grâce à la terreur, mais des tribus sunnites l'affrontent l'arme à la main. 
 
"Ils sont puissants parce qu'ils font peur", dit d'al-Qaida un député sunnite. De Faloudja à la frontière syrienne, plus au nord, des combats ont lieu pour le contrôle des villes et des villages le long de l'Euphrate. Le 28 février, des djihadistes arabes et afghans ont tenté de chasser de chez eux les habitants d'Amiriyat, un hameau proche de Faloudja, où des tribus sunnites sont hostiles à al-Qaida. 80 moudjahidins ont été tués. Quatre jours plus tôt, non loin de là, à Habaniyah, des kamikazes avaient lancé un camion piégé contre une mosquée sunnite, tuant 52 personnes. Pourquoi ? Parce qu'Habaniyah est le fief d'une tribu du Front du salut d'al-Anbar, une alliance tribale opposée à al-Qaida, et suscitée par les Américains et les Jordaniens.
 
Le spectre d'un éclatement de l'Irak durcit le bras de fer pour le contrôle des régions sunnites, fief de l'insurrection antiaméricaine. "Al-Qaida est le seul protagoniste de la scène irakienne à vouloir une guerre civile totale, qui découlerait d'une telle partition, explique l'universitaire Jean-Pierre Filiu, spécialiste du mouvement terroriste, car c'est la seule façon pour eux de récupérer un territoire." La branche irakienne a pris les devants. Le 15 octobre, elle a décrété "l'État islamique d'Irak". Propagande ? Pas seulement. "Nous redoutons que les métastases du cancer al-Qaida se répandent dans tout le pays sunnite, et que personne ne puisse les arrêter", affirme à Amman un diplomate arabe, familier de l'Irak.
 
Les fonds du réseau Ben Laden
 
Al-Qaida contrôle déjà plusieurs villes du "Triangle sunnite", comme Ramadi, Hit, Rawa, Qaem, Haditha, où ses tribunaux islamiques font la loi. Les affidés de Ben Laden sont également puissants à Mossoul et Samarra. Leurs atouts ? L'argent, d'abord. "Al-Qaida en a beaucoup", ajoute le député précité, proche de la guérilla nationaliste. Grâce aux fonds du réseau Ben Laden, aux subsides privés saoudiens, pakistanais ou des Émirats arabes unis, la branche irakienne peut payer ses combattants, acheter des allégeances, et acquérir des armes.
 
À l'exception des anciens "saddamistes", qui puisent encore sur le trésor de guerre du dictateur, les autres groupes armés, eux, sont à court de liquidités. "Cela pourrait conduire à une prise de contrôle par al-Qaida des factions les plus faibles de la guérilla, non par amour, mais parce qu'ils n'ont plus le choix", ajoute le diplomate arabe. Déjà, certains membres de l'Armée islamique en Irak seraient passés aux côtés d'al-Qaida, tandis que des scissions seraient apparues chez d'autres groupes, accréditant la thèse d'un "essoufflement" d'une partie de la guérilla nationaliste.
 
Les tribus divisées
 
La manne financière facilite le recrutement. Surtout localement. En 2006, alors que les infiltrations des « étrangers » étaient freinées par un renforcement de la sécurité, côté syrien et saoudien de la frontière, de nombreux jeunes Irakiens ont pris les armes avec al-Qaida. "Des adolescents qui ne comprennent pas grand-chose à la politique, regrette le député sunnite. Al-Qaida leur lave le cerveau. Et puis des prisonniers qui ont eu accès à la littérature d'Al-Qaida pendant leur détention". Al-Qaida utilise ces "petites mains" du terrorisme comme kamikazes. Mais réalise aussi un effort de recrutement "sur des gens formés", ajoute un expert antiterroriste français. D'anciens experts militaires de Saddam Hussein auraient ainsi été débauchés.
 
Au total, 10 000 à 15 000 hommes combattraient en Irak sous la bannière al-Qaida. Dont 5 000 "étrangers" (Algériens, Yéménites, Saoudiens, Égyptiens...), spécialisés dans les attaques les plus spectaculaires et les plus meurtrières, contre les troupes américaines et les "hérétiques chiites", comme avant-hier à Hilla (117 tués), au sud de Bagdad. Les "internationalistes" ne se battent d'ailleurs pas tous aux côtés d'al-Qaida. Une proportion non négligeable de Saoudiens, par exemple, vient "islamiser" les franges de l'insurrection laïque (baassiste).
 
Comme le montre l'attentat d'Hilla, al-Qaida dispose également d'appuis logistiques en pays chiite, où la minorité sunnite subit le nettoyage ethnique des milices chiites. Ailleurs, les djihadistes "bougent" en fonction des menaces. Quand les cheikhs d'Habaniyah ont formé leur alliance tribale, ils ont réussi à repousser vers Bagdad des éléments d'al-Qaida, que le plan de sécurité dans la capitale a ramenés ensuite, réarmés et assoiffés de vengeance.
 
"Chaque cellule dispose de ses propres combattants et d'un soutien logistique autonome", affirme Nawaf Obaid, un expert saoudien en sécurité, qui a eu accès aux auditions de djihadistes, arrêtés à leur retour en Arabie. "Il n'y a pas de commandement central, ni de leader qui orchestre les attaques", ajoute-t-il. Sous la responsabilité de l'émir irakien, Abou Omar al-Bagdadi, un conseil consultatif regroupe sept factions armées, mais deux seulement seraient vraiment puissantes.
 
"Al-Qaida est une menace très dangereuse pour l'avenir des sunnites", prévient le député nationaliste. Entre la mouvance terroriste et les partisans d'un front proaméricain, la population est prise en étau, et les tribus, elles-mêmes, sont divisées. "Je n'aime pas al-Qaida, mais dans l'immédiat, c'est notre rempart contre les milices chiites et l'Iran", remarque de son côté un autre parlementaire sunnite de Bagdad.
 
Source du texte : FIGARO.FR 

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vendredi, 16 février 2007

L'Iran redoute une guerre civile

Un attentat revendiqué par un groupe sunnite a fait une dizaine de morts le 14 février, dans le sud-est du pays, faisant redouter un conflit interconfessionnel.
 
Le spectre de la "fitna" ("discorde" au sein de l'islam) serait-il en train de s'abattre sur la République islamique ? Dans un attentat d'une ampleur sans précédent, une dizaine de gardiens de la révolution ont été tués, hier, à Zahedan, chef-lieu de la province du Sistan-Baloutchistan, au sud-est de l'Iran, pays majoritairement chiite. D'après l'agence semi-officielle Fars, le groupe sunnite extrémiste Joundallah (Soldats de Dieu), réputé proche des talibans, aurait revendiqué la responsabilité de l'attaque.
 
"On ne doit pas laisser une guerre interconfessionnelle éclater dans cette province, car un éventuel conflit entre chiites et sunnites risquerait d'embraser le pays tout entier", s'alarme Hossein Ali Chahriari, député de Zahedan au Parlement iranien.
 
Trafiquants de drogue
 
La bombe, placée dans une voiture piégée de marque Paykan, aurait explosé au passage d'un bus transportant des membres de l'armée idéologique du régime iranien. Selon un témoin, cité par l'agence Isna, des assaillants en moto ont d'abord arrêté le bus en tirant à la mitraillette avant de faire exploser la bombe à distance.
 
Cette attaque particulièrement meurtrière s'inscrit dans la continuité d'une série d'autres incidents récemment survenus dans cette province située en bordure du Pakistan et de l'Afghanistan et qui héberge une importante minorité sunnite. Le Sistan-Baloutchistan est connu pour être le théâtre régulier d'altercations entre policiers et trafiquants de drogue. Mais, depuis plusieurs mois, attaques et rapts d'individus sont venus se greffer à l'habituelle instabilité qui y prévaut. Ils sont attribués aux partisans d'Abdolmalek Righi, à la tête du groupe Joundallah. Ce groupe s'était déjà manifesté en décembre 2005 en enlevant neuf soldats près de la frontière avec le Pakistan, avant de libérer huit d'entre eux, tuant le neuvième. En mars et mai 2006, il fut porté responsable de la mort de plusieurs passagers sur des routes proches de la frontière avec le Pakistan. Plus récemment, l'explosion d'une voiture piégée à Zahedan, survenue à la veille des élections locales du 15 décembre, causa la mort d'une personne.
 
En novembre dernier, les autorités iraniennes ont sévi en exécutant publiquement six membres du groupe Joundallah, dans les villes de Zahedan et d'Iranshahr. Elles accusent régulièrement les États-Unis et la Grande-Bretagne de soutenir certains groupes rebelles appartenant à des minorités ethniques et confessionnelles dans les provinces frontalières du pays. "Ceux qui ont commis cet acte épouvantable ne sont ni chiites ni sunnites. Ce sont des agents de l'arrogance mondiale", s'exclame le député Hossein Chahriari.
 
Appel à l'unité
 
Mais ces récents attentats rappellent une réalité beaucoup plus régionale et le risque de débordement du scénario irakien, où groupes sunnites et chiites s'entre-tuent, et qui relance le débat sur les craintes d'une "fitna", une guerre au sein de l'islam. Ce n'est sûrement pas un hasard si la classe politique et religieuse iranienne a multiplié, ces dernières semaines, les discours appelant à une unité entre chiites et sunnites. "L'unité entre chiites et sunnites doit venir du fond de leurs coeurs et pour l'amour de Dieu", déclarait récemment l'ayatollah Mohammad Emami Kachani, à la grande prière du vendredi.
 
La République islamique est accusée par Washington de soutenir certains groupes d'insurgés irakiens. Hier, un porte-parole de l'armée américaine annonçait même que l'imam radical chiite irakien Moktada Sadr s'était réfugié en Iran. Mais de l'avis de nombreux analystes, ces accusations américaines doivent être nuancées car, disent-ils, il n'est pas dans l'intérêt de l'Iran de provoquer un chaos qui risquerait, au final, de déborder sur son propre territoire.
 
Source du texte : FIGARO.FR 

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