jeudi, 25 août 2011
La campagne d'Hannibal Barca
Crut-il les temps non encore propices ? Homme politique plutôt que général, n'osa-t-il se croire au niveau de l'entreprise ? Je ne saurais le décider — Quoiqu'il en soit, au commencement de l'an 221 il tombe sous le fer d'un assassin, et les officiers de l'armée d'Espagne élisent pour son successeur Hannibal ("Ba'al a favorisé"), le fils aîné d'Hamilcar. Le nouveau général, était bien jeune encore : né en 247, il était à sa 26e année. Mais il avait beaucoup vécu : ses souvenirs d'enfance lui montraient son père combattant en pays étranger, et victorieux sur le mont d'Eirctè ; il avait assisté à la paix conclue avec Catulus ; il avait partagé avec Harmilcar invaincu les amertumes du retour en Afrique, les angoisses et les périls de la guerre Libyque; il avait tout enfant suivi son père dans les camps : à peine adolescent il s'était distingué dans les combats. Leste et robuste, il courait et maniait les armes excellemment ; il était le plus téméraire des écuyers ; il n'avait pas besoin de sommeil ; en vrai soldat, il savourait un bon repas, ou endurait la faim sans peine. Quoi qu'il eût vécu au milieu des camps, il avait reçu la culture habituelle chez les Phéniciens des hautes classes. Il apprit assez de grec, devenu général, et grâce aux leçons de son fidèle Sosilon de Sparte, pour pouvoir écrire ses dépêches dans cette langue.
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lundi, 08 novembre 2010
Polybe : la révolte des mercenaires (241-238 av. J.-C.)
Le traité de paix conclu et ratifié, Amilcar conduisit l'armée du camp d'Eryce à Lilybée, et là se démit du commandement. Gescon, gouverneur de la ville, se chargea du soin de renvoyer ces troupes en Afrique ; mais prévoyant ce qui pouvait arriver, il s'avisa d'un expédient fort sage. Il partagea ces troupes, et ne les laissa s'embarquer que partie à partie, et par intervalles, afin de donner aux Carthaginois le temps de les payer à mesure qu'elles arriveraient et de les renvoyer chez elles avant que les autres débarquassent.
Les Carthaginois, épuisés par les dépenses de la guerre précédente, et se flattant qu'en gardant ces mercenaires dans la ville, ils en obtiendraient quelque grâce sur la solde qui leur était due, reçurent et enfermèrent dans leurs murailles tous ceux qui abordaient. Mais le désordre et la licence régnèrent bientôt partout ; nuit et jour on en ressentit les tristes effets. Dans la crainte où l'on était que cette multitude de gens ramassés ne poussât encore les choses plus loin, on pria leurs officiers de les mener tous à Sicca, de leur faire accepter à chacun une pièce d'or pour les besoins les plus pressants, et d'attendre là qu'on leur eût préparé tout l'argent qu'on était convenu de leur donner, et que le reste de leurs gens les eussent joints. Ces chefs consentirent volontiers à cette retraite ; mais comme ces étrangers voulurent laisser à Carthage tout ce qui leur appartenait, selon qu'il s'était pratiqué auparavant, et par la raison qu'ils devaient y revenir bientôt pour recevoir le paiement de leur solde, cela inquiéta les Carthaginois. Ils craignirent que ces soldats réunis, après une longue absence, à leurs enfants et à leurs femmes, ne refusassent absolument de sortir de la ville, ou n'y revinssent pour satisfaire à leur tendresse, et que par là on ne revît les mêmes désordres. Dans cette pensée ils les contraignirent, malgré leurs représentations, d'emmener avec eux à Sicca tout ce qu'ils avaient à Carthage. Là cette multitude vivant dans une inaction et un repos où elle ne s'était pas vue depuis longtemps, fit impunément tout ce qu'elle voulut, effet ordinaire de l'oisiveté, la chose du monde que l'on doit le moins souffrir dans des troupes étrangères, et qui est comme la première cause des séditions. Quelques-uns d'eux occupèrent leur loisir à supputer l'argent qui leur était encore dû, et, augmentant la somme de beaucoup, dirent qu'il fallait l'exiger des Carthaginois. Tous se rappelant les promesses qu'on leur avait faites dans les occasions périlleuses, fondaient là-dessus de grandes espérances, et en attendaient de grands avantages. Quand ils furent tous rassemblés, Hannon, qui commandait pour les Carthaginois en Afrique, arrive à Sicca ; et loin de remplir l'attente des étrangers, il dit : que la république ne pouvait leur tenir parole ; qu'elle était accablée d'impôts ; qu'elle souffrait d'une disette affreuse de toutes choses, et qu'elle leur demandait qu'ils lui fissent remise d'une partie de ce qu'elle leur devait. A peine avait-il cessé de parler, que cette soldatesque se mutine et se révolte. D'abord chaque nation s'attroupe en particulier, ensuite toutes les nations ensemble ; le trouble, le tumulte, la confusion tels que l'on peut s'imaginer parmi des troupes de pays et de langage différents.
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dimanche, 23 mai 2010
Varus vs Arminius : La bataille de Teutoburg (An 9 ap. J.-C.)
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dimanche, 24 mai 2009
Légionnaires de Rome
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samedi, 19 juillet 2008
Ancient warriors : The Legions of Rome (1/3)
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Apogée et chute de l'empire romain (1/6)
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jeudi, 22 novembre 2007
Rome : la légende devient réalité
Des archéologues ont retrouvé, enfouie sous le Palatin, le lieu où, selon la légende, les jumeaux fondateurs de Rome ont été allaités par la louve. Mais ils ont surtout retrouvé un lieu extraordinairement bien conservé et couvert de mosaïques.
L'œil électronique est descendu dans les tréfonds du mont Palatin à la recherche d'une solution pour préserver les vestiges du palais d'Auguste, qui menacent de s'effondrer. Mais, sous la colline où furent bâtis les magnifiques édifices impériaux, à 7 mètres sous terre, la sonde électronique a trouvé un grand vide. Et elle a probablement atteint le cœur même de l'histoire romaine : la grotte où, selon la légende, la louve offrit ses mamelles aux bouches affamées de Romulus et de Remus.
Le splendide décor de mosaïques, de pierres ponces et de coquillages et l'aigle blanc sur fond bleu qui orne la voûte laissent supposer que cette pièce ronde de 7,5 mètres de diamètre, nichée à 16 mètres de profondeur, aux parois incurvées et garnies de niches, pourrait bien être la "nursery" qu'Auguste fit décorer avec faste, faisant de cet antre sombre à deux pas du Tibre le lieu solennel de la fondation de l'Empire.
Les archéologues qui ont identifié l'an passé, avec une certitude presque totale, l'endroit où devait se situer le Lupercal – la grotte-sanctuaire où les Romains se rendaient chaque 15 février pour fêter l'allaitement miraculeux des jumeaux –, ont attendu l'été pour introduire leur sonde dans l'orifice de 30 cm de diamètre. Et hier ils ont présenté des images saisissantes – reconstituées par ordinateur à partir de centaines de prises de vues, comme un collage tridimensionnel – qui donnent à voir ce qu'aucun œil humain n'avait pu admirer depuis l'Antiquité. Il est absolument incroyable qu'un lieu mythologique devienne aujourd'hui une réalité", s'est enthousiasmé le ministre des Biens culturels, Francesco Rutelli, en annonçant la découverte le 20 novembre.
Le rite des Lupercales, en l'honneur de Lupercus, mi-loup mi-bouc, donnait lieu à une course de jeunes gens à demi-nus, qui, couverts seulement des peaux des animaux sacrifiés pour l'occasion, fouettaient sur leur passage avec des lanières de cuir les femmes du Palatin pour les purifier et pour favoriser leur fécondité. Le centre de la fête était précisément la grotte qui, selon Denys d'Halicarnasse, contemporain d'Auguste, se trouvait au pied de la colline et près du Tibre.
Les raisons qui ont convaincu les archéologues de la validité de leur identification sont d'ordre géographique et "politique". Il manque encore, à vrai dire, la preuve d'un symbole : il n'y a pas de loup, mais un aigle. Pourtant le lieu, avec son sol argileux, entre le Circus Maximus et le mont Palatin, entre les ruines du temple d'Apollon et l'église Santa Anastasia, correspond bien à la documentation. Et puis il y a la proximité avec le palais d'Auguste, qui avait voulu inclure dans sa demeure impériale un autre lieu chargé de symbole : la cabane où, selon la légende, vécut Romulus. Les fouilles vont maintenant confirmer l'hypothèse de la "grotte de Romulus et Remus" et retrouver comment elle était reliée à la maison d'Auguste, qui, dès les travaux de restauration terminés, sera ouverte au public. "Les visites pourront commencer au début de l'année 2008", a ajouté Rutelli.
Source du texte : COURRIER INTERNATIONAL / LA REPUBBLICA
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dimanche, 13 août 2006
Maximus
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