dimanche, 09 décembre 2007
La spiritualité païenne au sein du Moyen Age "catholique"
Quiconque a eu l'occasion de lire régulièrement nos articles, et notamment ceux publiés à plusieurs reprises dans Vita Nova, connaît déjà le point de vue qui sera le fil conducteur des présentes notes : nous faisons allusion à cette idée d'une opposition fondamentale entre deux attitudes distinctes quant à l'esprit, où il faut voir l'origine de deux traditions bien différenciées sur le plan aussi bien historique que suprahistorique.
La première, c'est l'attitude guerrière et royale, la seconde, l'attitude religieuse et sacerdotale. L'une constitue le pôle viril, l'autre, le pôle féminin de l'esprit. L'une a pour symbole le Soleil, le « triomphe », elle correspond à l'idéal d'une spiritualité dont les maîtres-mots sont la force, la victoire, la puissance ordonnatrice, et qui embrasse toutes les activités et tous les individus au sein d'un organisme simultanément temporel et supratemporel (idéal sacré, de l'Imperium), en affirmant la prééminence de tout ce qui est différence et hiérarchie. L'autre attitude a pour symbole la Lune ; comme cette dernière, elle reçoit d'un autre la lumière et l'autorité, elle s'en remet à autrui et véhicule un dualisme réducteur, une incompatibilité entre l'esprit et la puissance, mais aussi une méfiance et un mépris pour toute forme d'affirmation supérieure et virile de la personnalité : ce qui la caractérise, c'est le pathos de l'égalité, de la « crainte de Dieu », du « péché » et de la « rédemption ».
Écrit par SG (Webmaster) dans > Moyen Age, > Mythologies, > Textes de réflexion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Julius Evola, empire, féodalité, imperium, romanitas, chevalerie, Graal |
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