vendredi, 20 mars 2009

Le statut militaire des gendarmes fragilisé ?

L'Inspection générale de l'administration (IGA) met en garde sur un risque de "fragilisation" du statut militaire des gendarmes, qui y sont très attachés, dans un rapport consacré aux conséquences financières du rattachement de la gendarmerie au ministère de l'Intérieur.

gendarme.jpg"La proximité professionnelle des gendarmes avec les policiers civils" et "la banalisation des procédures entre les deux administrations ne peut que conduire à terme au constat de l'inutilité de deux statuts différents", écrivent les auteurs du rapport auquel l'AFP a eu accès vendredi.

Depuis le 1er janvier, les 100.000 gendarmes, militaires, sont passés de la tutelle du ministère de la Défense à celle de l'Intérieur rejoignant sous la même autorité les 120.000 policiers, de statut civil.

Le rapport évoque, dans ses conclusions, le risque de voir les gendarmes réclamer les mêmes avantages que les policiers et que leur statut militaire se trouve "fragilisé" du fait des conséquences de cette fusion.

Le ministère de l'Intérieur, interrogé par l'AFP, a qualifié de "farfelues" les conclusions du rapport et souligné qu'elles "n'engagent que leurs auteurs". Le statut militaire des gendarmes, auxquels il tiennent, "est et sera préservé" dans le cadre de cette intégration, a-t-on ajouté au ministère.

Le rapport a été commandé à l'IGA en 2008 par la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, pour étudier les "conséquences en matière financière du transfert de la gendarmerie" au ministère de l'Intérieur.

Dans ce document remis fin décembre à Mme Alliot-Marie, une série de mesures est préconisée pour que cette fusion se fasse dans un souci de bonne gestion recommandant notamment des mutualisations de moyens police/gendarmerie.

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lundi, 17 novembre 2008

Police/Gendarmerie : main dans la main ?

police gend.jpgLa Gendarmerie nationale va-elle être absorbée par la Police Nationale ?

Va-t-on vers la fin du statut militaire des gendarmes et des avantages qui s'y rattachent ?

A-t-on besoin de deux forces de coercition en France ?

Police unique et démocratie font-elles bon ménage ?

Depuis 2002, le mouvement est engagé. Le 1er Janvier 2009, les budgets de la Police Nationale et de la Gendarmerie ne feront plus qu'un. Ce premier pas vers le rattachement complet des forces de gendarmerie au Ministère de l'Intérieur, devrait être voté après débat, au cours du premier trimestre de l'année.

Police et gendarmerie sous une même tutelle ?

Quelles sont les avis des syndicats de Police ?

Comment la Gendarmerie, qui ne comprend pas de syndicat à cause de son statut militaire, envisage l’avenir ?

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mardi, 23 octobre 2007

Les gendarmes bientôt sous l'autorité de ministre de l'Intérieur ?

296723bda4c6faedf1ab14654b86e3a5.jpgUn document de travail du ministère du Budget propose de supprimer un poste de policier ou de gendarme sur vingt. Pour le ministère de l’Intérieur, il ne s’agit que d’une réflexion théorique.

Supprimer un poste de policier ou de gendarme sur vingt, c’est ce qu’envisage un document de travail du ministère du Budget. Son auteur, l’inspecteur des finances François Mongin, chargé de mission sur la réforme de l'Etat, y préconise des "pistes de réforme" pour le ministère de l’Intérieur, dont certaines sont pour le moins radicales. 

Le document, rédigé dans le cadre de la révision générale des politiques publiques, un chantier lancé par Nicolas Sarkozy, envisage deux scénarios permettant de supprimer entre 8.375 et 10.375 emplois équivalents temps plein (ETP) de policiers et de gendarmes, entre 2009 et 2011. La France compte actuellement 120.000 policiers et 100.000 gendarmes.

 

  • Deux scénarios

Le premier scénario prévoit la "rationalisation et le resserrement du dispositif actuel" police/gendarmerie "sans remise en cause radicale" de leur organisation, avec un gain escompté de 8.375 ETP. 

Le second, plus ambitieux, prévoit "la remise à plat de l'organisation territoriale des forces (de sécurité) et de la formation", moyennant notamment la "fermeture de la moitié des brigades" de gendarmerie et la "constitution de grandes circonscriptions de police nationale sur le périmètre d'agglomérations de plus de 50.000 habitants".

 

  • La fusion police-gendarmerie évoquée

Parmi les sept propositions déclinées par François Mongin, celle de placer la police et la gendarmerie "sous l'autorité organique du ministre de l'Intérieur". Une piste déjà évoquée par Nicolas Sarkozy, et qui viserait à faire passer la gendarmerie, de statut militaire, et qui dépend actuellement du ministère de la Défense, sous l’autorité de la place Beauvau.

Autre proposition, celle "d’accroître le potentiel de travail des forces de sécurité", en clair d’augmenter leur temps de travail. L’auteur lui-même reconnaît que cette hypothèse est d’une "faible acceptabilité". Le ministère de l’Intérieur a réagi en minimisant l’impact de ces propositions, estimant qu’il s’agissait de réflexions qui "n’engagent que leur auteur".

Source : AFP 

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dimanche, 15 octobre 2006

GUET-APENS A EPINAY-SUR-SEINE : 3 POLICIERS BLESSES

medium_mars.jpgA quelques semaines du premier anniversaire des émeutes ethniques du ramadan dans les banlieues, les lynchages de policiers s'accélèrent et sont dorénavant à la limite de la fusillade.
 
Les trois fonctionnaires de police agressés vendredi soir Cité d'Orgemont à Epinay-sur-Seine ont été victimes d'un "guet-apens", a assuré samedi après-midi David Skuli, le directeur départemental de la Sécurité publique (DDSP).

Lors d'un point presse à Bobigny, ce dernier a livré les détails de ce traquenard présumé dans lequel sont tombés les trois hommes de la brigade anti-criminalité (BAC), intervenus en urgence vendredi vers 22h50 après plusieurs appels passés au commissariat d'Epinay-sur-Seine faisant état de dégradations et de vols à la roulotte.

Deux véhicules de police se sont rendus sur les lieux présumés de ces infractions. La voiture de la BAC s'est engagée allée de Strasbourg et a dû s'arrêter, gênée par une R19. C'est alors qu'un "groupe de 30 à 50 individus a fondu sur le véhicule de la BAC", a précisé David Skuli. "Un des individus muni d'une barre à mine s'est précipité et a cogné sur le pare-brise. L'ensemble s'est alors mis à jeter des pierres de ballast sur le véhicule de police".

Le conducteur a été sérieusement blessé à la lèvre. Il a néanmoins réussi à faire marche arrière. A ce moment-là, une Ford Fiesta a fait barrage à la voiture de la BAC, qui a percuté une automobile en stationnement.

Les agresseurs encagoulés ont entouré le véhicule et l'un d'eux a forcé une fenêtre pour asperger les trois policiers de gaz lacrymogène. Ces derniers ont dû faire usage de leurs flash-balls pour sortir et se dégager. Ils se sont ensuite réfugiés dans une impasse proche.

Deux hommes de la BAC ont tiré à six reprises en l'air pour empêcher la progression des agresseurs qui, selon David Skuli, étaient "très déterminés". Un second véhicule policier est alors arrivé sur place et des renforts sont venus prêter main forte aux fonctionnaires en état de choc. "Le véhicule de la BAC a été sérieusement endommagé", a encore indiqué le DDSP.

Selon certains témoins, deux coups de feu auraient été tirés par un inconnu qui se trouvait sur un talus tout proche.
Le préfet et le DDSP se sont rendus samedi au chevet du fonctionnaire blessé aux dents et qui a dû se faire poser 30 points de suture sur le visage. Il devait sortir de l'hôpital d'Eaubonne (Val d'Oise) lundi. 
 
Des syndicats de police ont exprimé leur émotion et leur colère, leurs responsables mettant en avant le ras-le-bol des policiers un an après les émeutes survenues en banlieue à l'automne 2005. Dimanche, le Syndicat national des officiers de police (SNOP - majoritaire) a demandé des "renforts" dans le département de Seine-Saint-Denis affirmant que "les délinquants des cités du 93 s'apprêtent à ‘fêter’ violemment les émeutes de l'automne dernier".
  

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dimanche, 06 août 2006

Un pistolet électrique pour la police parisienne dès septembre

medium_Taser.jpgUn millier de ces armes incapacitantes équiperont les brigades anticriminalité et certaines unités d'intervention de la capitale.

 

 
APRÈS UNE ANNÉE d'expérimentation, les forces de l'ordre vont s'équiper du pistolet à impulsions électriques. Présenté au ministère de l'Intérieur comme l'arme "antibavure" par excellence, il faisait depuis le 24 avril dernier l'objet d'un appel d'offres portant sur 5 000 exemplaires pour la police et la gendarmerie. Le marché devrait être attribué au fabricant américain Taser pour son modèle X 26. À raison de 1.600 euros l'unité, formation incluse.
 
Dès septembre, mille exemplaires de cette arme seront distribués dans la police parisienne. Spécialisées dans les interpellations à risques, les Brigades anticriminalité (BAC), l'Unité mobile d'intervention et de protection chargée des sites sensibles de la capitale ainsi que la police régionale des transports seront servies en priorité. Le Taser fonctionne comme une sorte de harpon électrique : pesant 175 grammes, cet appareil de plastique noir et jaune propulse deux dards d'acier. Reliés à de minces câbles, ils délivrent une décharge provenant d'une batterie logée dans la crosse.
 
Le suspect ressent une vive douleur, comparable à une crampe généralisée, et s'effondre. Ses muscles se tétanisent et le cerveau ne répond pas pendant cinq secondes, le temps qu'on lui passe les menottes. "Cela sera très pratique dans les rixes de rue ou les affaires de violences conjugales", estime un homme de la BAC.
 
 
Maîtriser les chiens dangereux
 
 
L'arme "incapacitante à transfert d'énergie" sera aussi utilisée pour maîtriser les chiens dangereux. Au lendemain de l'attaque d'une fillette de 17 mois tuée par un american staffordshire en juin dernier en Seine-Saint-Denis, le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, a formé le voeu de doter les brigades canines de ce pistolet équipé d'une caméra.
 
Les tests effectués au sein de la sécurité publique et de certaines unités d'élite comme le Raid ou le GIGN semblent concluants : depuis mai 2005, près de 130 personnes auraient été maîtrisées sans incidents. Équipant déjà une quarantaine de polices à travers le monde, le Taser n'est cependant pas à l'abri de la polémique. Soutenant que cette arme a causé quelque 150 décès en Amérique du Nord depuis 2001, diverses associations, dont le Réseau d'alerte et d'intervention pour les droits de l'Homme (Raidh), dénoncent sur Internet les "risques d'électrocution". Une accusation que réfute le fabricant. Les détracteurs du Taser craignent aussi que les policiers ne banalisent l'usage du pistolet électrique – qui ne laisse pas de séquelle – en fermant les yeux sur la déontologie. "Une puce enregistre les paramètres de chaque tir – date, heure et durée des décharges – et sera régulièrement contrôlée", rétorque la préfecture de police. En outre, chaque futur utilisateur devra tester au moins une fois les effets de l'arme contre lui.
 
 
Christophe CORNEVIN
 
 

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