jeudi, 17 janvier 2008

Le ministère de la Défense pourrait supprimer entre 20.000 et 50.000 postes

3e9086afdf766a45faaf25fd15e7379c.jpgLe ministère de la Défense pourrait terminer la prochaine loi de programmation militaire avec 50.000 postes en moins, selon les scénarios à l'étude au cabinet du ministre, Hervé Morin. Même si aucune décision n'a encore été prise, chacun s'attend en effet à une diminution drastique des effectifs. Lors de ses voeux aux armées la semaine dernière, Nicolas Sarkozy a rappelé que la Défense était appelée à fournir un "effort exemplaire". Le but : dégager les économies nécessaires au financement des programmes d'armement dans un contexte budgétaire tendu.

Le ministère de la Défense emploie actuellement 426.000 personnes, dont un peu moins de 80.000 civils. En toute logique, le futur format des armées devrait découler des conclusions, attendues en mars ou avril, de la commission du Livre blanc de la défense et de la sécurité nationale. Mais la préparation de la prochaine loi de programmation impose au ministère d'anticiper. A ce titre, trois scénarios ont été élaborés : le premier porte sur 20.000 suppressions de postes, le second 30.000, et le dernier 50.000.

"Ce sont les ordres de grandeur. Mais il est encore prématuré de conclure lequel des trois scénarios l'emportera", explique-t-on. Si le calendrier des suppressions de postes fait encore débat, la nature des postes visés est connue. Seront concernées en premier chef les fonctions dites de "soutien", c'est-à-dire les fonctions relatives aux tâches administratives comme les achats, la paie, l'entretien... certaines pouvant être externalisées auprès de prestataires privés.

Depuis son arrivée à l'hôtel de Brienne, Hervé Morin martèle en effet que les économies dégagées profiteront aux forces opérationnelles. Ce qui ne signifie pas que les troupes sortiront indemnes des restructurations à venir. Car le ministère travaille aussi activement à une nouvelle "carte" militaire. Trop éloignées ou trop petites, des dizaines d'implantations vont être dissoutes, transférées, ou rattachées à de grandes bases. Le nombre des bases aériennes - un peu plus de 30 actuellement - pourrait diminuer de 5 ou 10 à terme. Nicolas Sarkozy a été clair : la Défense n'a plus vocation à participer à l'aménagement du territoire.

Source du texte : LES ECHOS

Écrit par SG (Webmaster) dans > Armées, > France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Défense, armée, livre blanc, sécurité nationale, loi de programmation | | |  Facebook | |  Imprimer |