mercredi, 09 mars 2011

Daguet, 20 ans après : Entretien avec le général (2s) Yves DERVILLE, ancien commandant du 2e REI et président de l'Amicale des Anciens de la Division Daguet

"Les hommes de Daguet ont gagné pratiquement sans victimes, et certains en France ont considéré qu’ils avaient fait une promenade : nous avons été jalousés pour notre succès. Mais c’est injuste, nos hommes ont fourni un travail de préparation intense et épuisant qui nous a permis de réussir parfaitement une manœuvre audacieuse. Le combat réel n’avait rien d’une promenade et aurait pu, sans ce travail préparatoire considérable... et beaucoup de chance, être extrêmement meurtrier".

Derville 2e REI Nîmes 1991.JPG

Il paraît que vous êtes parti en tête, pour l’opération Daguet ?

- J’ai eu la chance d’être le premier parti en Arabie saoudite le 20 septembre 1990, avec Michel Barro, camarade de promotion qui commandait le 1er Spahis ; puis le 2e REI est parti en tête de la division, dans la nuit du 16 au 17 janvier 1991 ; ensuite je suis entré le premier en territoire irakien, le 22 janvier, deux jours avant le déclenchement officiel de l’engagement terrestre et avec l’accord du général Janvier, pour déployer les deux tiers du régiment, sécuriser la falaise et préparer le déploiement d’une partie de la division. Enfin nous sommes revenus les premiers en France, le 2e REI ayant regagné Toulon le 27 mars et Nîmes le 28. Sans oublier un dernier privilège : j’ai eu la chance d’aller à New-York participer à la Grande Parade alliée le 10 juin 1991, à la tête d’un détachement interarmées de 200 hommes formé de légionnaires, de commandos de l’Air, de commandos Marine et avec la musique de la 4e région aérienne d’Aix les Milles.  

 

A quel moment avez-vous su que vous partiez en Arabie saoudite ?

- Il y avait un buffet des officiers du 2e REI et de leurs familles au mess, organisé à l’occasion de mon anniversaire, le 15 septembre 1990. On vient me prévenir que le président Mitterrand parle à la télévision à midi et demi. Je vais voir, puis je reviens dans la salle à manger et annonce : « désolé, la fête est finie, le régiment part dans trois jours, j’ai besoin de garder les maris avec moi… »

En fait, j’ai autorisé quelques épouses à revenir, pour ravitailler en lait (sic) ceux qui se battaient avec les vapeurs provoquées par la mise en peinture sable des véhicules pendant le week-end. On a donc fait les paquetages, réuni tout le matériel, c’était une gageure de préparer le régiment à partir en trois jours, mais la mobilisation a été instantanée.

J’ai même eu deux déserteurs partis aux Etats-Unis qui se sont débrouillés pour revenir par le premier avion quand ils ont su que le régiment était en alerte chaude, ils ne voulaient surtout pas rater ça. J’étais content de les revoir, je ne comptais déjà plus sur eux. On a fait semblant de rien quand ils sont revenus, c’est l’esprit de la Légion, je leur ai simplement dit : « on règlera ça au retour de mission ». Bien entendu, on n’en a plus parlé après la guerre qu’ils avaient faite avec nous.

Cliquer ICI pour lire l'intégralité de l'entretien recueilli par Pierre BAYLE

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mercredi, 08 décembre 2010

Ce qui maintient la Légion...(dédiée au colonel Cyrille Youchtchenko et aux légionnaires de la 13e DBLE)

"Des faits d'armes nouveaux, de nouvelles tombes prennent place derrière celles d'autrefois,
attestant comment est née la Légion, attestant ce qui la maintient."
(Cliquer sur l'image pour la télécharger en grand format)
Osterlich 1954.png

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lundi, 11 octobre 2010

Exclusivité THEATRUM BELLI : Le 2e REI durant l'opération Daguet (1990-1991)

WWW.AMICALE-DAGUET.COM

podcast

Képi blanc.png

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lundi, 28 juin 2010

Les anciens légionnaires se sont retrouvés en Touraine pour le 29ème congrès de la FSALE

"Nos Anciens, on leur doit beaucoup. On leur doit toute la gloire que nous portons sur nos tenues, sur nos drapeaux, avec nos fourragères ; c'est eux qui l'ont obtenue dans le passé par leur comportement". (Général Alain Bouquin)

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dimanche, 24 mai 2009

Légionnaires de Rome

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jeudi, 31 janvier 2008

Lazare Ponticelli, dernier Poilu et doyen des Légionnaires : "La Légion avait fait de moi un Français"

Depuis la disparition, dimanche dernier, de Louis de Cazenave, Lazare Ponticelli, 110 ans, est le dernier survivant. Né italien, doyen des Légionnaires, résistant, il incarne désormais les 8,5 millions de soldats français engagés dans la Grande Guerre.

f3be4c9bc75e17fb85da68fd8f592bf0.jpgLa cadence sèche de sa mitrailleuse et les cris des blessés résonnent toujours dans sa tête. Lazare Ponticelli n'a rien oublié de la Grande Guerre. Ni les combats qu'il a menés, ni les camarades qui sont tombés. Dernier survivant des poilus, il a 110 ans. Pourtant, dans ses yeux aujourd'hui presque aveugles, brille encore le regard de l'enfant qu'il fut. Ceux de ce gamin sans le sou qui avait les pieds nus et la rage de vivre. Ceux aussi de cet émigré italien prêt à tout pour garder la tête haute et dont la vie entière est à l'image d'un siècle de fer, de sang et d'espoir infini. Depuis son plus jeune âge, il a combattu. La pauvreté et la faim d'abord, puis sur le front et dans les tranchées. Dans les ateliers et sur les échafaudages. Avec les FFI pendant la Libération de Paris. Toujours, il a tenu bon. 

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mardi, 20 juin 2006

DEVOTIO

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 JANE JUPITER MARS PATER QUIRINE BELLONA LARES DIVI NOVENSILES DII INDIGETES DIVI QUORUM EST POTESTAS NOSTRORUM HOSTIUMQUE DIIQUE MANES VOS PRECOR VENEROR VENIAM PETO FEROQUE UTI POPULO ROMANO QUIRITUM VIM VICTORIAMQUE PROSPERETIS HOSTEQUE POPULI ROMANI QUIRITIUM TERRORE FORMIDINE MORTE AFFICIATIS SICUT VERBIS NUNCUPAVI ITA PRO REPUBLICA QUIRITIUM EXERCITU LEGIONIBUS AUXILIIS POPULI QUIRITUM LEGIONES AUXILIAQUE HOSTIUM MECUM DIIS MANIBUS TELLURIQUE VOVEO

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En cas de situation critique au cours d'un combat, le général romain pouvait faire intervenir les Dieux en sa faveur grâce à un rite sacré : la DEVOTIO. Devant son armée assemblée, il récite une formule que lui dicte le grand pontife ; celle-ci le voue lui et l'armée ennemie aux dieux Mânes et à la terre. Se jetant au plus épais des rangs ennemis, il cherche et trouve la mort. Cet acte d'héroïque désespoir a sa récompense. En voyant tomber un chef qu'ils vénèrent, les légionnaires, qui lâchent pied, reviennent à la charge et s'élancent dans les rangs ennemis pour venger le général ou pour mourir avec lui.

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Mânes (= Bienveillantes) - Les Romains désignaient sous ce nom les âmes des hommes après leur séparation d'avec les corps qu'elles animaient. Suivant Apulée, les Mânes étaient dans le principe appelés Lémures, et comprenaient deux catégories, les Lares et les Larves. Les premiers étaient les âmes des hommes qui avaient mené une vie vertueuse, et les secondes celles des individus qui avaient vécu dans le vice ou dans le crime. Mais, par la suite, dit-il, l'usage s'introduisit de désigner les uns et les autres par le nom de Mânes. D'autre part, saint Augustin prétend qu'à l'origine, les âmes des morts étaient appelées Mânes lorsqu'un ne pouvait encore se faire une opinion exacte de leurs mérites ou de leurs démérites, et que, selon les cas, elles devenaient ensuite Lares ou bien Larves et Lémures : 

"Animas hominum daemones esse, et ex hominibus fieri Lares si menti boni sint; Lemures sive Larvas, si mali; Manes autem cum incertum est bonorum eos,sive malorum esse meritorum. "

Quoi qu'il en soit, les Romains considéraient les âmes des morts comme ayant quelque chose de divin, et les mettaient au rang des dieux inférieurs : de là l'inscription Dis Nanibus sacrum, ou, par abréviation, D. M. S., gravée sur toutes les pierres tumulaires et sur les urnes cinéraires. Chaque année, au mois de février, on célébrait pendant douze jours des fêtes en leur honneur, et le grand pontife devait veiller à ce qu'on observât les cérémonies consacrées. A cette occasion, les Mânes étaient censés sortir des enfers, par une ouverture particulière pratiquée dans le sépulcre; ouverture qui était habituellement fermée par une pierre appelée lapis manalis, mais qu'on découvrait à cet effet.

Objets d’un culte familial, les mânes, aux temps les plus anciens, avaient été plutôt des divinités domestiques, au même titre que les Lares et les Pénates.

Merci à Etienne pour cette information.

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