mercredi, 09 novembre 2011

Guerre du Pacifique : Dans l'enfer des tunnels d'Okinawa

La bataille d'Okinawa, dernier assaut maritime de la Seconde Guerre mondiale dans le Pacifique, a fait plus de morts que les bombardements de Hiroshima et de Nagasaki réunis.

Pour tenir tête à la gigantesque armada américaine, les Japonais ont utilisé un réseau de tunnels très sophistiqués et pratiquement imprenables. Don Wildman les explore et retrace l'histoire de ces souterrains dans lesquels les soldats nippons et les habitants d'Okinawa réfugiés ont vécu un enfer difficilement imaginable.

mardi, 29 juillet 2008

Nous étions Kamikazes (1/6)

Les pilotes kamikazes sont une puissante incarnation du fanatisme. Au Japon, ils restent largement respectés pour leur sacrifice désintéressé à la nation. À l'extérieur de l'archipel, peu de gens savent que si 4.000 pilotes sont morts dans des opérations kamikazes, des centaines d'entre eux ont survécu à la guerre, attendant encore au moment de la capitulation un ordre de mission qui n'arriva jamais.

Risa Morimoto, réalisatrice américaine d'origine japonaise, a découvert il y a quelques années que son oncle avait ainsi suivi un entraînement de pilote kamikaze dans sa jeunesse, mais en avait conservé le secret jusqu'à sa mort. Comment réconcilier l'image familière du défunt avec l'abstraite figure sacrificielle du kamikaze, façonnée par le nationalisme d'un empire disparu ? Pour comprendre, la réalisatrice est partie à la rencontre de pilotes survivants et, avec eux, retrace ces années cruciales du Japon en guerre.

 

Lire la suite

Écrit par SG (Webmaster) dans > 2ème Guerre Mondiale, > Asie, > États-Unis, > Vidéo Belli, HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kamikaze, japon, okinawa | | |  Facebook | |  Imprimer |

vendredi, 31 août 2007

Les Etats-Unis comptent maintenir une présence active en Asie

f2f45b60fa29d8d2748390a1e87f8212.jpgLes Etats-Unis comptent maintenir une présence active en Asie pour garantir que les rivalités anciennes entre Chine et Japon ne dégénèrent pas à nouveau, a déclaré vendredi le président George Bush.

Le chef de la Maison blanche a ainsi réaffirmé l'intérêt stratégique de Washington pour la région qu'il avait semblé négliger, aux yeux de certains observateurs, en annulant une visite au Japon et à Singapour la semaine prochaine.

Bush se rendra à Sydney mardi pour assister au forum de coopération économique Asie-Pacifique (Apec) qui se déroule du 7 au 9 septembre.

Il écourtera son séjour pour rentrer à Washington où sera présenté un rapport très attendu sur l'Irak.

La secrétaire d'Etat Condoleezza Rice avait déjà annulé sa participation début août à un forum régional de l'Asean (Association des nations du Sud-Est asiatique) aux Philippines.

"J'ai de bonnes relations avec les dirigeants japonais et chinois", a assuré Bush à la chaîne Sky australienne quand lui posait la question de l'attention prêtée par Washington aux tensions entre Pékin et Tokyo.

"Mon point de vue est qu'il est important qu'il y ait une présence américaine active en Asie, précisément pour être sûr que les vieilles tensions n'éclatent pas."

Source du texte : LE MONDE.FR 

Écrit par SG (Webmaster) dans > Asie, > États-Unis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Asie, Chine, Japon | | |  Facebook | |  Imprimer |

mardi, 15 mai 2007

Le Japon veut en finir avec le pacifisme

medium_shinzo-abe.jpgPour la première fois depuis la fin de la guerre, le Japon a ouvert la voie à une révision historique de la Constitution pacifiste du pays, en entérinant la législation nécessaire à l'organisation d'un référendum national sur ce sujet controversé.

Chantier prioritaire du Premier ministre conservateur Shinzo Abe, la loi de référendum a été adoptée par la majorité de droite au Sénat. Elle avait déjà été approuvée par la Chambre des députés le mois dernier. Selon M. Abe, la Constitution actuelle, qui a juste 60 ans, "ne répond plus aux changements importants survenus dans la politique étrangère et de défense" du Japon depuis 1945.

Le chef de gouvernement le plus jeune de l'après-guerre a l'intention de faire de la révision constitutionnelle son cheval de bataille pour les élections sénatoriales de juillet prochain qui pourraient décider de son sort.

Promulguée en novembre 1946, la Loi fondamentale a pris effet le 3 mai 1947, alors que l'Archipel, vaincu, était sous occupation américaine. Le numéro deux du gouvernement, Yasuhisa Shiozaki, s'est félicité de ce vote sans précédent, soulignant que jusqu'à présent le Japon "n'avait jamais fixé les modalités d'une révision constitutionnelle".

En l'absence de consensus au sein de la classe politique, la coalition de droite au pouvoir a dû imposer la loi de référendum (qui abaisse notamment à 18 ans le droit de vote, normalement fixé à 20 ans, pour ce scrutin). Ce passage en force a été vivement critiqué par les partis de l'opposition, le Parti démocrate du Japon (PDJ, centriste) déplorant le "refus de dialogue" de M. Abe.

"On ne peut pas changer la Constitution si une majorité de Japonais s'y oppose", a protesté le chef du Parti communiste Kazuo Shii.

Quelque 200 militants de gauche se sont rassemblés lundi devant la Diète aux cris de "Non à une révision constitutionnelle néfaste !"

La loi sur le référendum ne prendra effet que dans trois ans, ce qui repousse au moins jusqu'à 2010 tout éventuel amendement constitutionnel.

En outre, deux autres obstacles majeurs demeurent :

  • Le premier est l'adoption du projet de réforme constitutionnelle par les "deux tiers au moins des membres de chaque assemblée" (Chambre des députés et Sénat), comme le stipule l'article 96 de la Constitution. Or si le Parti libéral-démocrate (PLD) de M. Abe dispose d'une écrasante majorité à la Chambre des députés, il n'a que 12 sièges d'avance au Sénat. Dès lors, le PLD n'a d'autre choix que de s'entendre avec le PDJ, lequel, tout en étant favorable à la réforme, n'entend pas faciliter la tâche de M. Abe.
  • Enfin, dernier obstacle, et non le moindre, il faudra qu'une majorité de la population approuve le projet de révision constitutionnelle par référendum.

Tous les sondages montrent que si les Japonais sont majoritairement favorables à la réforme, ils ne veulent pas de l'abandon du pacifisme.

Un écrasante majorité juge "inutile" de réviser l'article 9, clé de voûte du pacifisme, auquel elle reste très attachée. L'article 9 bannit le recours à toute force militaire, y compris dans un cadre collectif, sauf en cas de légitime défense. Il interdit théoriquement le maintien d'une armée, ce qui n'a pas empêché le Japon de se doter de forces parmi les mieux équipées du monde, appelées par euphémisme "Forces d'auto-défense" (FAD).

Pour la droite, cette clause controversée est aujourd'hui une entrave aux ambitions internationales de Tokyo, notamment en ce qui concerne sa participation aux opérations de maintien de la paix.

Mais la mise au rencart du pacifisme inquiète les voisins du Japon, Chinois et Coréens, qui ont subi l'occupation japonaise et disent craindre la résurgence du militarisme nippon.

Source du texte : AFP 

Écrit par SG (Webmaster) dans > Asie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Japon, pacifisme | | |  Facebook | |  Imprimer |

mercredi, 27 décembre 2006

LE JAPON ET L'ARME NUCLEAIRE

medium_redsamurai2.jpgLe journal japonais Sankei a publié lundi 25 décembre le contenu d'un document gouvernemental datant du 20 septembre évoquant des plans de fabriquer de petites ogives nucléaires. Cette information a été immédiatement démentie par le secrétaire général du cabinet des ministres Yasuhisa Shiozaki qui a déclaré que le gouvernement n'était pas au courant de l'existence de ce document. Quoi qu'il en soit, la question relative à la "bombe atomique japonaise" et à la possibilité de sa création reste ouverte.

L'arrivée au pouvoir au Japon du cabinet du premier ministre Shinzo Abe s'est accompagnée de la proclamation de l'orientation vers la révision radicale de la politique militaire du pays. Ce qui avait été mentionné jadis à mi-voix prend forme dans les objectifs du programme. Mettant à profit la thèse de la "menace nord-coréenne", le gouvernement invite le peuple à renoncer aux articles pacifistes de la Constitution du pays, à commencer à former de puissantes forces armées, à consacrer législativement le droit de l'armée et de la flotte japonaises à participer, conjointement avec les Etats-Unis, aux opérations militaires dans n'importe quel point du monde et à créer un organisme d'Etat du renseignement à l'instar de la CIA.

Parallèlement, le conditionnement idéologique de la population bat son plein. Shinzo Abe a posé l'objectif de "revenir aux leçons scolaires de patriotisme". A cette fin, on récrit les manuels d'histoire en essayant de disculper les forfaits du militarisme japonais et en imposant la version du caractère prétendument "civilisateur et libérateur" des guerres menées par le Japon au siècle dernier en Asie de l'Est et dans le Pacifique. On inculque de plus en plus obstinément l'idée que la politique ultérieure du pays "ne doit pas être déterminée uniquement par le repentir au sujet du passé militaire".

La formation du nouveau cabinet a été marquée par les appels de membres influents du gouvernement et de responsables du Parti libéral-démocrate au pouvoir à lancer dans le pays une discussion sur les perspectives possibles du réarmement nucléaire du Japon, ce qui a suscité une profonde inquiétude aussi bien à l'intérieur du pays qu'à l'étranger, en premier lieu dans les pays d'Asie de l'Est. Comme on le sait, depuis la fin des années 60 du siècle dernier, le gouvernement japonais respectait les célèbres "trois principes non nucléaires", selon lesquels l'Etat ne doit posséder, fabriquer ni introduire aucun type d'armes nucléaires sur le territoire du pays. A présent, l'utilité de respecter ces principes est ouvertement mise en doute.

Le terrain ainsi préparé pour la suppression des dispositions de la constitution japonaise sur le renoncement du pays au droit de faire la guerre et de posséder des forces armées favorise également la discussion sur l'arme nucléaire. Selon les résultats d'un sondage d'opinion publiés en octobre dernier, à présent 60% des Japonais acceptent d'apporter des amendements à la Constitution. Plus des deux tiers du parlement, c'est-à-dire la majorité constitutionnelle, sont prêts à voter pour un projet de loi en ce sens.

Alors que le premier ministre Shinzo Abe affirme que le gouvernement a l'intention de poursuivre la politique antérieure à l'égard des armes de destruction massive, les membres de son cabinet annoncent, bien qu'avec des réserves, la possibilité technologique de créer rapidement, en cas de nécessité, des charges nucléaires. Ainsi, le ministre des Affaires étrangères Taro Aso a déclaré le 30 novembre 2006 lors d'une réunion du comité de sécurité de la Chambre des représentants: "Le Japon possède les technologies requises pour créer de l'arme nucléaire, mais il ne prévoit pas de le faire". Le ministre a ensuite expliqué la position du cabinet, selon laquelle la Constitution du pays ne lui interdit pas de détenir des armes nucléaires.

"La possession d'une quantité minimale d'armements à des fins d'autodéfense n'est pas interdite par la disposition de l'article 9-1 de la constitution, a affirmé Taro Aso, il n'interdit même pas les armes nucléaires, dans la mesure où leurs quantités sont conformes à cette définition".

On fait savoir que le Japon possède actuellement des réserves pour la création d'armes nucléaires à l'uranium et au plutonium. Fin mars 2005, le pays disposait de 43,8 tonnes de plutonium, dont 5,9 tonnes se trouvent sur le territoire japonais et 37,9 tonnes en Grande-Bretagne et en France. "Puisque 8 kg de plutonium sont nécessaires pour fabriquer une charge nucléaire, la quantité dont dispose le Japon suffira pour fabriquer 5.475 charges", indiquent les experts. Une information prétend que le processus de création d'armes nucléaires au Japon prendrait six semaines au maximum. Qui plus est, il ne s'agirait pas d'un engin primitif, mais de munitions nucléaires conformes à toutes les exigences modernes, qu'il soit question de bombes d'aviation ou d'ogives de missiles.

Mais de nombreux facteurs géopolitiques peuvent entraver le processus de transformation du Japon en puissance nucléaire. Tout d'abord, il y a le facteur américain. Washington est au courant de l'intention des hommes politiques japonais aux tendances nationalistes d'affranchir peu à peu le Japon du statut militaro-politique de protectorat des Etats-Unis qui lui avait été attribué il y a de nombreuses années. Il existe des doutes sur l'intention des Américains de faire la guerre aux côtés des Japonais si quelque chose se produisait en Extrême-Orient. Ce n'est pas par hasard que la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice a été chargée d'assurer aux Japonais et aux Sud-Coréens que les Etats-Unis respecteraient rigoureusement leurs engagements pris dans les accords d'alliance. Il ne fait pas de doute que les hommes politiques de Washington vont persuader le gouvernement japonais de modérer ses ambitions nucléaires, ne serait-ce qu'à l'étape donnée.

Ils comprennent parfaitement que, si le Japon et la Corée du Sud deviennent des Etats nucléaires, ils peuvent renoncer aux services rendus sur le plan militaire par l'oncle Sam. Cela signifierait le départ des Etats-Unis d'Extrême-Orient, ce qui n'entre nullement dans les intentions des Américains qui considèrent les bases militaires au Japon et en Corée du Sud comme des points d'appui importants de leur stratégie globale.

Il convient de souligner que tout en empêchant l'apparition de l'arme nucléaire japonaise, les Américains encouragent en même temps Tokyo à accroître ses armements conventionnels. En approuvant la révision des articles "pacifistes" de la Constitution (et probablement en ayant incité à le faire), Washington vise à utiliser plus largement les forces armées japonaises dans les opérations militaires des Etats-Unis. Se heurtant au refus des alliés européens à l'OTAN de participer avec résignation à leurs aventures, les Américains tournent leurs regards vers le Japon qui reste docile. L'adjoint à l'assistant du président américain pour la sécurité nationale Jack Crouch a carrément déclaré en octobre que le Japon devait élargir sa présence militaire à l'étranger. "C'est nécessaire afin d'assurer la sécurité dans les régions instables du monde", a-t-il affirmé. On connaît également les appels de Washington à "associer le Japon, la Corée du Sud, l'Australie et la Nouvelle-Zélande aux structures de l'OTAN".

En ce qui concerne la Russie, proche voisin du Japon, la prolifération des armes nucléaires en Asie du Nord-Est ne peut ni ne doit être considérée par Moscou comme un "incendie sur l'autre rive du fleuve". La course aux armements qui serait inévitable dans ce cas n'entraînerait pas seulement la Russie dans des conflits militaires, mais remettrait aussi en cause les plans d'amélioration de la situation économique et sociale de la population des régions de l'Est du pays, et le règlement du problème démographique qui y est assez grave. Les intérêts vitaux russes impliquent de prendre toutes les mesures politiques possibles en vue de transformer la péninsule de Corée en zone dénucléarisée. Pour cela, il faut assurer non pas en paroles, mais par des actes, l'inviolabilité militaire de la RDPC, en faisant disparaître ainsi les appréhensions liées à une intervention dans ce pays selon le "scénario irakien".

Espérons que le Japon, soucieux de sa sécurité, prend conscience des avantages de la politique de dialogue et de compromis et se rend compte du danger de rester en équilibre au bord d'un conflit nucléaire.

Source du texte : RIA NOVOSTI 

Écrit par SG (Webmaster) dans > Asie, > Points de vue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Japon, arme nucléaire, USA | | |  Facebook | |  Imprimer |

samedi, 16 décembre 2006

Le Japon remet en cause sa doctrine pacifiste

medium_Samawah-Japonais-25juin2006-2.jpgLa doctrine pacifiste imposée au Japon par les États-Unis après 1945 et Hiroshima a-t-elle vécu ? Rien n'est moins certain, mais les gesticulations atomiques nord-coréennes et l'apparente impuissance de la Chine à empêcher le dictateur de Pyongyang de se mettre à l'abri d'un parapluie nucléaire, ont amené Tokyo à vouloir muscler sa sécurité. Et à signifier à ses voisins qu'il était maintenant redevenu un acteur politique à part entière en Asie du Nord-Est, là où se joue l'avenir du continent. 

C'est ainsi que le Sénat nippon, après la Chambre des députés, a décidé hier de créer un ministère de la Défense. Le vote a été très confortable, le principal parti d'opposition s'étant rallié à la majorité de droite.

De fait, soixante ans après l'écrasante défaite du Japon, les 125 millions d'habitants de l'Archipel se sentent projetés dans une spirale d'insécurité, face à la montée en puissance du sumo chinois et au caractère toqué et imprévisible du régime nord-coréen. Le nouveau premier ministre Shinzo Abe avait construit sa popularité en août sur l'idée qu'une frappe préventive japonaise sur la Corée du Nord pouvait être justifiée. Il bouscule aujourd'hui un « tabou » capital de l'après-guerre. L'article 9 de la Constitution nippone stipule que « le peuple japonais renonce pour toujours à la guerre comme un droit souverain ». Face à une Chine qui dépense 165 milliards de dollars pour son armée (le tiers du budget américain de la défense), le Japon, seconde puissance économique mondiale, s'affirme politiquement. Il dépensait 45 milliards de dollars (le cinquième budget mondial de défense) pour une « Force d'autodéfense ». Le voilà doté d'un ministre de la Défense. Son nouveau titulaire s'appelle Fumio Kyuma.

Cette « réforme » s'inscrit dans une perspective politique à moyen terme de M. Abe, qui s'est engagé à « normaliser » la Constitution pacifiste de 1947. Pour l'heure, les soldats japonais n'ont pas le droit de tirer le moindre coup de feu, sinon dans le cadre strictement défini de la légitime défense. La Constitution les empêche de participer à des opérations à l'étranger. Et surtout à des manoeuvres de défense collective. C'est ainsi que la coopération avec la VIIè flotte US avait, jusqu'à 1998, été inexistante.

Défense antimissile

C'est ce qui bascule. Tous les experts le reconnaissent : la collaboration entre forces américaines et japonaises prend une ampleur sans précédent. Pour la première fois depuis 1947, les deux armées apprennent à devenir interactives.

En particulier dans le domaine crucial de la défense antimissile. Les Japonais ont commandé des missiles Aegis, embarqués sur leurs destroyers, et des batteries de Patriots sur terre. Les Américains les ont déjà installés sur leur base d'Okinawa jusqu'à ce que les Japonais soient prêts à utiliser leurs propres matériels. Les États-Unis vont vendre au Japon un système sophistiqué de radar mobile X band, après le matériel fixe installé sur l'île de Honshu. Ce budget d'équipements antimissiles est la priorité du nouveau « ministère de la Défense », il est doté, en 2007, d'un budget spécial d'1,7 milliard de dollars. Le Japon se dote ainsi de tous les moyens d'intercepter et de détruire des engins balistiques qui survoleraient son territoire. En provenance aussi bien de Chine que de Corée du Nord. Une seule question stratégique demeure en suspens : les Japonais devraient-ils intervenir si ces missiles visaient Hawaii ?

Une révision de la Constitution japonaise n'est pas facile à orchestrer. Elle nécessite une majorité des deux tiers au Parlement et l'organisation d'un référendum, alors qu'une large part de l'opinion publique reste marquée par les atrocités et les conséquences de l'aventurisme militaire nippon. En attendant, M. Abe promet une étude en détail de ce que la Constitution de 1947 interdit absolument. Bref quelques nouvelles réinterprétations du texte original.

L'annonce de la création d'un ministère japonais de la Défense ne contribuera pas à apaiser les tensions régionales. C'est lundi prochain que les négociations à six (États-Unis, Chine, Russie, Japon, et les deux Corées) autour de la normalisation éventuelle entre Washington et Pyongyang reprennent. Si M. Abe depuis six semaines a réussi à détendre le climat politique entre Tokyo et Pékin, il fait passer ces jours-ci un message fort aux Chinois : tenez bien en laisse votre petit tyran nord-coréen ou bien le Japon, qui n'a plus de complexes, se donnera tous les moyens de se doter des armes les plus sophistiquées, jusqu'à l'arme atomique...

 Source du texte : FIGARO.FR

Écrit par SG (Webmaster) dans GÉOPOLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Japon, Pacifisme | | |  Facebook | |  Imprimer |

dimanche, 26 novembre 2006

BUSHIDO

medium_TB96.jpg
medium_katsumoto_poster_cut.jpg
"Elles sont toutes parfaites" 
 

Écrit par SG (Webmaster) dans > Images | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : samouraï, Japon, guerrier, bushido | | |  Facebook | |  Imprimer |