mercredi, 03 août 2011

FIANA : Les Héros hors de la tribu

Lorsqu'au sortir de la légende Cûchulainn on aborde les Légendes des Fiana, on a l'impression de pénétrer dans un monde héroïque qui n'est pas seulement différent du monde dans lequel se meut le Héros de la tribu, mais qui lui est inconciliable.

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Les deux corps de tradition ont bien quelques conceptions en commun : même fusion des vertus guerrières et de la vertu magique en la personne des héros-magiciens, même constant va-et-vient du monde des hommes au monde des Sîde, du profane au sacré. Mais à d'autres égards l'opposition paraît d'abord irréductible. Ce ne sont point seulement les caractères formels qui diffèrent, détails des moeurs, techniques du combat, ici à pied ou à cheval, là en char ; ce sont, fait plus grave, les caractères fonctionnels, la place même que le héros occupe dans la société, dans le monde. Cûchulainn s'insère tout naturellement, tout en la dominant, dans la société celtique telle que nous la connaissons non seulement par l'épopée mais par l'histoire ; il a son fort à Dûn Delgân, son domaine de Mag Muirthemne, sa place marquée "aux genoux" du roi de la province parmi les autres héros, le premier parmi eux, à vrai dire, mais enfin primus inter pares. Finn, avec ses bandes (fiana) est par définition en dehors des institutions tribales, il est la vivante négation de l'esprit qui les domine. Les deux ensembles mythiques nous proposent deux conceptions indépendantes du Héros ; ils ne s'affrontent pas, ils s'ignorent ; comment ont-ils pu coexister chez une même population, à la même époque ?

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jeudi, 14 juillet 2011

Dublin, la force des Vikings

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lundi, 14 juillet 2008

Les combattants de l'Armée Républicaine Irlandaise (1/7)


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mardi, 31 juillet 2007

Londres met fin à 38 ans de campagne irlandaise

bab1d8360b5953c4c44d9e37d7316296.jpgDurant ce qui a été le plus long déploiement de l'armée britannique, 763 soldats sont morts.


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mercredi, 07 mars 2007

La révolte d'O'Neill et la chute de l'Irlande gaélique

medium_medium_Hugh_O_Neill.jpgLorsque l'Irlande rejeta la Réforme, le gouvernement anglais, redoutant que ce pays ne soit utilisé par les puissances européennes catholiques hostiles comme point de départ d'une invasion de l'Angleterre, fit de la soumission de l'Irlande une de ses priorités.

La Réforme fut introduite de façon officielle en Irlande par le Parlement de Réforme de 1536, qui, manoeuvré sans peine, accepta Henri VIII comme chef de l'Église d'Irlande. Henri renforça sa position en 1541 en faisant de l'Irlande un royaume à part entière et en adoptant le titre de "roi d'Irlande", alors que ses prédécesseurs s'étaient appelés "seigneurs d'Irlande". La dissolution des monastères commença, mais il n'y eut pas de grands changements doctrinaux. L'opposition à la Réforme se développa sous Édouard VI, successeur d'Henri, qui introduisit des points de dogme protestant sans consulter le Parlement irlandais. Les mesures anticatholiques se multiplièrent dans les années 1580 mais les Old English, comme on désignait désormais les familles anglaises établies depuis longtemps en Irlande, furent de plus en plus nombreux à refuser l'Église d'État, tandis que les régions gouvernées par les seigneurs gaéliques ne l'avaient jamais acceptée.

Les monarques Tudors s'efforcèrent d'angliciser l'administration de l'Irlande et d'y introduire un système de gouvernement local s'appuyant sur des comtés semblables à ceux de l'Angleterre. Cette politique, qui menaçait le statut des seigneurs gaéliques comme des Old English, provoqua plusieurs révoltes. Afin de promouvoir l'anglicisation, le gouvernement cantonna des garnisons dans tout le pays et entreprit d'implanter des colons fraîchement débarqués d'Angleterre sur les terres confisquées aux rebelles. Ce processus débuta dans le Leix-Offaly en 1556, et se solda la plupart du temps par un échec à cause du harcèlement infligé à ces colons par les anciens propriétaires.

L'opposition atteignit son apogée en 1593 lorsque Hugh O'Neill, comte de Tyrone, se souleva, soutenu par les O'Donnell du Tyrconnell et les Maguire du Fermanagh. Ce fut le début de la guerre de Neuf Ans. Les Old English catholiques restèrent sourds à l'appel lancé par O'Neill au nom de la liberté de conscience, mais la reine Élisabeth, consciente de la gravité de la rébellion, déclara O'Neill traître en 1595, puis envoya en Irlande une grande armée sous le commandement du comte d'Essex en 1598. O'Neill, refusant le combat, décrivit des cercles autour de cette armée, et Essex fut remplacé par lord Mountjoy, qui entreprit d'entourer les troupes d'O'Neill d'une ceinture de forts et de garnisons. Une troupe espagnole arriva à Kinsale en 1601 pour apporter son soutien aux révoltés, mais les Anglais infligèrent à O'Neill et O'Donnell une défaite décisive avant que les deux armées puissent opérer leur jonction. O'Neill s'avoua finalement vaincu en 1603 et signa un traité de paix. Quatre ans plus tard, O'Neill, Rory O'Donnell et Cùchonnacht Maguire abandonnèrent leurs comtés et s'enfuirent sur le continent. Cette "fuite des comtes" mit fin à la période de souveraineté gaélique.

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dimanche, 28 janvier 2007

Le Sinn Fein reconnaît la légitimité de la police d'Irlande du Nord

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Vote historique en Irlande du Nord. A une écrasante majorité, les militants du Sinn Fein, parti considéré comme la vitrine politique de l'Armée républicaine irlandaise (IRA), ont adopté dimanche à Dublin une proposition de soutien à la police nord-irlandaise, tournant ainsi la page de décennies d'hostilité ouverte aux forces de l'ordre majoritairement protestantes de la province.

Ce résultat, confirmé non pas par un vote formel mais par une mer de mains levées, constitue une victoire politique éclatante pour le patron du Sinn Fein, Gerry Adams, cet ancien commandant de l'IRA qui a passé des années à éloigner son parti de la lutte armée et à le pousser sur la voie du compromis.

La reconnaissance par le Sinn Fein de la police de la province britannique renforce grandement les chances de voir relancer les négociations en vue de la constitution d'un gouvernement biconfessionnel catholique-protestant d'ici la date-butoir du 26 mars fixée par Londres.

Le Premier ministre britannique Tony Blair s'est immédiatement félicité de cette "décision historique", tout en saluant par la voix d'un porte-parole "le leadership qui a permis d'y parvenir".

"La décision que nous avons prise aujourd'hui est vraiment historique", a souligné Gerry Adams après avoir été salué par les applaudissements nourris des militants du Sinn Fein. "Nous mesurerons son importance à la façon dont nous utiliserons ce choix pour faire avancer notre lutte. Aujourd'hui, nous avons créé les conditions d'un changement durable du paysage politique sur cette île."

Si plusieurs des orateurs qui l'ont précédé à la tribune de cette conférence ont rappelé leur rêve d'un Ulster intégré à la République d'Irlande, et des décennies de violences, ponctuées par des attentats, des brimades policières et de longues peines de prison, presque tous ont appelé à reconnaître la légitimité de la police provinciale, pour donner une chance à la paix.

"Cela montre que la guerre est terminée", a commenté Gerry Adams, lors d'une pause dans les débats. "Et si la guerre est finie, il nous faut construire la paix."

Bien qu'une poignée de militants l'aient accusé de traîtrise à son arrivée, le dirigeant du Sinn Fein, qui a réuni 2.500 délégués à cette conférence, se disait convaincu de pouvoir obtenir largement plus que les 50% de votes favorables nécessaires à l'adoption de sa proposition de soutien conditionnel à la police nord-irlandaise. Un soutien destiné à faciliter la formation d'une coalition avec les Démocrates unionistes (DUP), qui dominent la majorité protestante nord-irlandaise. Le chef du DUP Ian Paisley refusait de composer un cabinet tant que le Sinn Fein resterait hostile à cette police.

La motion adoptée propose que le Sinn Fein s'engage à désigner des membres au conseil biconfessionnel chargé de superviser la réforme de la police. Ce programme sur cinq ans a déjà permis de faire passer de 8% à 20% la proportion d'agents catholiques dans la force.

Le texte ne prévoit toutefois d'accorder un soutien à la police d'Irlande du Nord qu'une fois "des institutions de partage du pouvoir établies" et si le DUP accepte le transfert d'ici mai 2008 du contrôle du système judiciaire régional, police comprise, du Royaume-Uni aux autorités locales.

Ces conditions feront probablement l'objet de débats avec les partenaires présumés du DUP. Ian Paisley de son côté ne s'engagera sur un calendrier de partage du pouvoir ou de transfert du contrôle de la police à la coalition que lorsque les protestants auront eu la preuve d'une véritable coopération avec la police dans les fiefs du Sinn Fein.
 
Source du texte : NOUVEL OBS 

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dimanche, 10 décembre 2006

EN KIOSQUE : LE CONFLIT EN IRLANDE DU NORD

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  • Opération Banner
  • Chronologie du conflit nord-irlandais
  • Les groupes paramilitaires républicains
  • Les armes artisanales de la PIRA
  • Les groupes paramilitaires loyalistes
  • Les armes des groupes paramilitaires
  • La préparation des unités avant leur déploiement
  • La Royal Ulster Constabulary
  • L’Ulster Defence Regiment
  • Le recueil du renseignement par les militaires
  • Les véhicules blindés des forces de sécurité
  • Les opérations sur la frontière avec le sud
  • Le processus de normalisation et la situation militaire aujourd’hui

  • -----------------------------------
Le 31 juillet 2007, l'opération Banner, nom de code du déploiement des forces armées britanniques en Irlande du Nord, prendra fin. La plus longue opération jamais menée par le Royaume-Uni depuis l'avènement des conflits modernes trouvera ainsi une fin négociée après près de 38 années d'effusions de sang.
 
Très largement ignorés du public français, les véritables combats menés par les forces armées britanniques en Irlande du Nord forment l'une des matrices des conflits assymétriques auxquels les forces armées occidentales se trouvent aujourd'hui confrontées.
 
Assassinats, IED, attaques de convois, réversibilité de la force passant des foules au combat en quelques instants, guérilla urbaine et rurale, attaques par snipers, emplois des blindés...
 
Malgré son évidente pertinence en regard des situations rencontrées dans l'Hexagone comme à l'étranger, ce conflit n'a jamais fait l'objet d'une étude militaire détaillée en langue française.
 
RAIDS vous propose donc de lever un coin du voile sur une guerre d'une violence extrême, qui fut menée à moins de deux heures d'avion de Paris. 

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mercredi, 23 août 2006

CHANT DES FENIANS IRLANDAIS

The rising of the moon

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  O then, tell me Sean O'Farrell,tell me why you hurry so?
"Hush a bhuachaill, hush and listen", and his cheeks were all aglow,
"I bear orders from the captain:- get you ready quick and soon
For the pikes must be together at the rising of the moon"
By the rising of the moon, by the rising of the moon,

For the pikes must be together at the rising of the moon


"O then tell me Sean O'Farrell where the gath'rin is to be?"
"In the old spot by the river,right well known to you and me.
One more word for signal token:- whistle up a marchin' tune,
With your pike upon your shoulder, by the rising of the moon."
By the rising of the moon, by the rising of the moon
With your pike upon your shoulder, by the rising of the moon.


Out from many a mud wall cabin eyes were watching through the night,
Many a manly heart was beatin, for the coming morning light.
Murmurs ran along the valleys to the banshee's lonely croon
And a thousand pikes were flashing at the rising of the moon.
At the rising of the moon, at the rising of the moon.
And a thousand pikes were flashing at the rising of the moon.


All along that singing river that black mass of men were seen,
High above their shining weapons flew their own beloved green.
"Death to every foe and traitor! Forward! Strike the marching tune."
And hurrah my boys for freedom; 'tis the rising of the moon".
Tis the rising of the moon,, tis the rising of the moon
And hurrah my boy for freedom; 'Tis the rising of the moon".


Well they fought for poor old Ireland, and full bitter was their fate,
Oh what glorious pride and sorrow, fills the name of ninety-eight!
Yet, thank God, e'en still are beating hearts in manhood burning noon,
Who would follow in their footsteps, at the risin' of the moon
By the rising of the moon, By the rising of the moon
Who would follow in their footsteps, at the risin' of the moon.

 John Keegan "Leo" Casey

(1846-1870) 

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 Le vent se lève de Ken Loach sort aujourd'hui au cinéma.

Irlande 1920. Des paysans s'unissent pour former une armée de volontaires contre les redoutables Black and Tans, troupes anglaises envoyées par bateaux entiers pour mater les vélléités d'indépendance du peuple irlandais.
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medium_BT.jpgBlack and Tans : Face aux démissions et à la diminution de nouvelles recrues dans la Royal Irish Constabulary, et aux besoins croissants de troupes pour lutter contre l'Armée Républicaine Irlandaise, le gouvernement britannique décide de former et de recruter dès le début de 1920, deux troupes auxiliaires, les Black and Tans" et les "Auxies".
"Black and Tans" est le nom donné aux troupes suppléantes de la RIC, recrutées parmi les anciens combattants britanniques démobilisés après la Première Guerre Mondiale, mais aussi dans les prisons civiles et les bagnes militaires. Ce nom ("Black and Tans" signifiant "Noir et Fauve") est celui d'une race célèbre de chiens de Limerick et fait référence à l'uniforme des soldats : les Black and Tans allient l'uniforme kaki de l'armée et celui vert sombre de la police.
"Auxies" est le nom donné aux membres de la Division Auxiliaire de la RIC. C'est un corps d'élite composé d'anciens officiers britanniques, considérés comme les meilleurs combattants.
Les Black and Tans et les Auxies patrouillent en automitrailleuses. Ils se comportent comme une armée d'occupation et développent très rapidement des méthodes expéditives d'une rare brutalité qui scandalisent la population, puis l'opinion mondiale : violences aveugles sur la population, représailles et contre-représailles, assassinats sommaires, incendies de maisons, de locaux commerciaux, de fermes, etc. Ils ont également saccagé, voire rasé, de nombreux villages et villes, massacrant une partie des habitants comme à Balbriggan (village sur la côte Est, au nord de Dublin, une nuit de septeembre 1920) et Cork (la nuit du 11 septembre 1920).
Le comportement et les atrocités commises des Auxiliaires et des Black and Tans aida beaucoup au retournement de la population contre la couronne britannique. 

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dimanche, 23 juillet 2006

Prophétie de Fedelm aux hommes d'Irlande à propos de Cuchulainn

 

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"Je vois un homme blanc qui fera de nombreux jeux,

avec une foule de blessures dans sa belle peau;

la lumière du héros est au sommet de sa tête;

une assemblée de triomphe est sur son front.

 

Ce sont les sept joyaux des héros de la valeur

au milieu de ses deux yeux;

c'est la mise à nu de ses pointes de lances;

Il a sur lui un manteau rouge avec des crochets.

 

Il a le plus noble visage,

il rend honneur aux femmes;

c'est un jeune garçon à la belle couleur;

il montre la forme d'un dragon au combat.

 

L'aspect de son courage ressemble

à celui de Cuchulainn de Murthemne,

mais ce que je sais,

c'est que cette armée-là sera rouge à cause de lui.

 

Les quatre petites épées d'un jeu brillant,

sont dans chacune de ses deux mains;

il viendra en jouer contre l'armée.

Dans une action spéciale chacune d'elles partira de lui.

 

Il utilisera son javelot-foudre

en plus de son épée et de sa lance.

L'homme enveloppé du manteau rouge

pose son pied sur chaque champ de bataille.

 

Ses deux épées au-dessus du char brillant,

il les séparera, le contorsionniste.

La forme sous laquelle il s'est jusqu'à présent montré à moi?

Je suis sûre qu'il va en changer.

 


Il a entrepris de se rendre au combat;

si l'on ne se garde pas de lui, ce sera la destruction.

Il vous cherche au combet,

Cuchulainn, fils de Sualtach.

 

Il abattra vos armées saines

jusqu'à vous conduire à votre massacre.

Vous lui laisserez toutes vos têtes.

La prophétesse Fedelm ne le cache pas.

 

Le sang dégouttera de la peau des héros;

le souvenir en restera longtemps.

Il y aura des corps hachés, des femmes pleureront

à cause du Chien du forgeron que je vois." 


 

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Anonyme 

In La Razzia des vaches de Cooley 

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