dimanche, 25 octobre 2009
Le Héros et les "péchés du guerrier"
Il existe, bien entendu, toutes sortes de héros, toutes sortes d'héroïsmes, et notre époque n'a pas été la dernière à reconnaître que certaines vertus pacifiques, et même des vertus de patience et d'humilité, peuvent être vécues héroïquement. Il n'en reste pas moins que, dans une conception plus traditionnelle ou plus classique, et qui reste bien vivante aujourd'hui, les valeurs héroïques sont très largement des valeurs guerrières. Le héros des grandes épopées, le héros des chansons de geste, le héros des récits d'aventure ou de science-fiction, se veut exemplaire par l'usage qu'il fait de sa force, par les exploits qu'il accomplit, par les actions hors norme qu'il réalise grâce à sa volonté et à son courage, comme à ses capacités physiques.
Dans ce qu'il est convenu d'appeler le système indo-européen des trois fonctions, le héros se rattache donc très clairement à la seconde fonction, la fonction guerrière.
Rappelons que l'on doit à Georges Dumézil d'avoir été l'un des premiers à mettre en lumière, à partir de 1938, que la conception globale de l'univers à laquelle ont adhéré les peuples indo-européens , pendant une longue période de leur histoire, ou plutôt de leur protohistoire, s'ordonnait à une idéologie fondée sur la tripartition fonctionnelle, idéologie qui semble bien leur être propre. Ce système des trois fonctions est d'abord, on vient de le dire, un système idéologique, un système d'interprétation systématique qui n'a que d'éventuels prolongements dans la division réelle de la société (en castes ou en classes sociales).
Écrit par SG (Webmaster) dans > Textes de réflexion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : héros, indo-europeen, dumezil |
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