dimanche, 18 juillet 2010

Vers une troisième guerre israélo-libanaise ?

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mercredi, 27 janvier 2010

Liban-Israël : Dans l’attente d’une guerre annoncée

Depuis plusieurs semaines, on ne compte plus les déclarations officielles et les commentaires d'analystes annonçant une confrontation entre le Hezbollah et Israël. Chacun fourbit ses armes.

Des vergers, pas des chars. La Galilée s'étend, douce, humide, vert foncé dans l'après-midi hivernal - Israël est en paix, pourrait-on penser. Et le Liban est en paix au nord, planté de tabac. Bien entendu, ce doux paysage est une illusion. Benyamin Nétanyahou et ses collègues du gouvernement israélien ont annoncé que la seule "armée" du Liban était le Hezbollah, ce mouvement de guérilla armé par l'Iran et soutenu par la Syrie, et dont les bunkers et les missiles implantés au nord du fleuve Litani risquent bien de faire pencher la balance dans la prochaine guerre qui opposera le Hezbollah et Israël. Et Sayed Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, a proféré quelques menaces encore plus intéressantes : ses forces "changeront la face du Moyen-Orient" s'il y a une autre guerre avec Israël. Nul ne doute vraiment de ce que cela signifie. Les routes reconstruites récemment au Liban près de la frontière - grâce à l'argent du Hezbollah - laissent supposer que quelqu'un pourrait avoir l'intention d'acheminer très rapidement des hommes vers la frontière. Peut-être même pour aller au-delà de cette limite.

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dimanche, 26 avril 2009

Le mystère Hezbollah

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mercredi, 05 mars 2008

Deux nouveaux bâtiments de l'US Navy croisent au large du Liban

1325324687.jpgLes Etats-Unis ont remplacé au large des côtes du Liban le contre-torpillleur "USS Cole" par deux autres bâtiments de l'US Navy, le croiseur "USS Philippine Sea" et le contre-torpilleur "USS Ross", a annoncé mardi la marine de guerre américaine.

En outre, un troisième bâtiment, chargé du ravitaillement, continue de croiser dans la région, invisible du littoral libanais comme les deux autres navires de l'US Navy, a précisé un responsable sous le sceau de l'anonymat. 

La présence de la marine de guerre américaine au large du pays du Cèdre a pour objectif d'affirmer le soutien de Washington au Liban face à son ancien "tuteur" syrien.

Le Liban traverse depuis 16 mois une crise politique majeure provoquée par la persistance de désaccords entre la majorité pro-occidentale et l'opposition prosyrienne, emmenée par les chiites du Hezbollah, sur la composition d'un futur gouvernement.

Source : REUTERS

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samedi, 01 mars 2008

La marine américaine prend position près du Liban

367056392.jpgCoup de semonce envers la Syrie ou manœuvre en vue d'un éventuel conflit régional, le déploiement du destroyer USS Cole inquiète au Moyen-Orient.

Pourquoi l'USS Cole, puissant navire de guerre de la Navy américaine, vogue-t-il vers le Liban ? Le fleuron de la sixième flotte, basée à Naples, en Italie, va en effet patrouiller en Méditerranée orientale en compagnie de deux navires de ravitaillement. L'USS Nassau, spécialisé dans le débarquement amphibie, se trouvera non loin de là.

Officiellement, il ne s'agit que d'un "signal que nous sommes engagés, que nous allons rester dans le voisinage, et que c'est une partie du monde très importante pour nous". Pas de coup semonce vers une puissance en particulier, s'il faut en croire l'US Navy qui rejette les accusations d'ingérence duHezbollah. Cependant, cette affaire a semblé mettre dans l'embarras le gouvernement de Fouad Siniora qui, accusé d'être à la solde des Occidentaux par l'opposition, a assuré n'être pour rien dans la décision américaine et a convoqué l'ambassadeur américain Michèle Sison pour demander des explications. Cette dernière a assuré que le bâtiment a été déployé "pour garantir la stabilité régionale". Une préoccupation que partage Paris qui voit d'un oeil bienveillant l'initiative américaine, dont Paris a été informé à l'avance "à titre bilatéral", a déclaré le ministère des Affaires étrangères. "L'administration américaine a présenté cette décision comme une manifestation de soutien à la stabilité régionale, ce qui évidemment est pour nous très important. Nous sommes favorables à tout ce qui peut aider à la stabilité de la région", a-t-il ajouté.

De son côté, la presse libanaise prête d'autres motifs que ceux avancés par Washington, à cette manœuvre. Pour la presse proche de la majorité parlementaire soutenue par les Etats-Unis, "l'envoi du USS Cole montre que les Etats-Unis ont perdu toute patience avec la Syrie" (Al Moustaqbal), et il s'agirait donc d'un "message à la Syrie pour qu'elle cesse son intervention au Liban" (Al-Liwa). Et plus particulièrement d'un avertissement au cas où Damas serait tentée de bloquer plus avant l'élection présidentielle libanaise, déjà reportée 15 fois.

D'autres y voient l'annonce d'une tempête plus conséquente dans la région. Le journal libéral à grand tirage An-Nahar souligne pour sa part que "cette décision s'inscrit dans un contexte régional plus large que Liban". "Le pire est à craindre", ajoute le quotidien panarabe Asharq Al Awsat. En filigrane, l'ombre d'un nouveau conflit impliquant le Hezbollah et Israël, après l'assassinat, non revendiqué, du chef militaire du Hezbollah, Imad Moughnieh.

Source du texte : FIGARO.FR

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mardi, 20 novembre 2007

L’impréparation des réservistes lors de la guerre contre le Hezbollah, épinglée dans un rapport

Le contrôleur de l’État d’Israël a épinglé, dans un rapport rendu public hier soir, l’impréparation des unités de réserve à la veille de la guerre menée par Israël au Liban, à l’été 2006, contre le Hezbollah. L’armée n’a pas signifié clairement à l’échelon politique les conséquences sur le plan opérationnel de l’impréparation de l’armée de réserve découlant des coupes budgétaires, souligne dans son rapport le contrôleur de l’État, Micha Lindenstrauss, responsable de la gestion des institutions publiques.

Ce document a été remis dans la soirée à la présidente de la Knesset, Dalia Yitzik. Le personnel en charge des entrepôts où sont stockés les équipements affectés aux unités de l’armée de réserve en temps de guerre avait été réduit de 58 %, ce qui a sérieusement affecté ces unités. Au moment crucial, elles n’ont pas disposé des équipements et des munitions nécessaires, a rapporté la radio militaire. Dans un communiqué, l’armée israélienne affirme que toutes les questions soulevées dans le rapport du contrôleur de l’État ont été examinées et que beaucoup d’entre elles ont été résolues avant même la publication du document, l’armée ayant tiré les leçons du conflit.

Source du texte : L'ORIENT - LE JOUR

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lundi, 22 octobre 2007

Le déploiement d'une base militaire américaine au Liban perçu comme un "acte hostile" par le Hezbollah

Le déploiement d'une base militaire des Etats-Unis sur le territoire du Liban sera considéré comme un "acte hostile" à l'égard de ce pays, a déclaré le secrétaire général adjoint du mouvement Hezbollah, Naïm Qassem, rapporte lundi le journal libanais Ad-Diyar

"Nous considérons toute base américaine au Liban comme un acte hostile", a dit Naïm Qassem, intervenant la veille devant un groupe de sympathisants du Hezbollah. 

Cette mise en garde du Hezbollah a été diffusée quelques jours à peine après la déclaration du sous-secrétaire américain à la Défense Eric Edelman, chargé des affaires politiques, sur l'intention de Washington d'établir des rapports de "partenariat stratégique" avec l'armée libanaise afin de la renforcer. Le Hezbollah n'aurait plus aucun motif de garder les armes, indispensables dans sa lutte pour libérer les terres libanaises occupées par Israël. 

Intervenant à la télévision libanaise, le sous-secrétaire américain à la Défense, qui a eu la semaine dernière des négociations sur la coopération militaire avec le premier ministre du Liban Fouad Siniora, n'a pas déclaré que les Etats-Unis voulaient installer une base militaire dans ce pays. Quoi qu'il en soit, le Hezbollah a évalué ses propos sur le "partenariat stratégique" comme la confirmation implicite d'une information publiée auparavant à ce sujet dans la presse d'opposition libanaise. 

Ainsi, selon le journal libanais As-Safir, Eric Edelman aurait discuté à Beyrouth du déploiement sur le territoire du Liban par les Etats-Unis d'ouvrages de l'Armée de terre, de la Marine et de l'Armée de l'air. D'après cette même publication, Washington a subordonné sa promesse d'augmentation considérable de l'assistance militaire au Liban - jusqu'à un milliard de dollars - à la nécessité de modifier l'actuelle doctrine défensive du Liban qui considère Israël comme un ennemi et soutient la résistance libanaise. 

Au cours de l'année qui s'est écoulée depuis la fin de la guerre entre Israël et le Hezbollah, les Etats-Unis ont augmenté de plus de cinq fois leur assistance militaire au Liban, en portant son volume à quelque 270 millions de dollars.

Les leaders de l'opposition libanaise avertissent que les Etats-Unis entendent faire du Liban une nouvelle base US au Proche-Orient pour "faire pression sur les forces régionales et internationales qui n'obéissent pas aux ordres de Washington et ne suivent pas sa politique". Et si ces plans sont contrecarrés, les Etats-Unis n'hésiteront pas à attiser le conflit interlibanais, font-ils remarquer.

"L'administration américaine met les Libanais en demeure de choisir : soit leur pays se transforme en base militaire et politique des Etats-Unis, soit ils doivent se préparer à un nouveau conflit intestin", a déclaré à cette occasion le leader spirituel des chiites libanais le cheikh Mohammed Hussein Fadlallah.

Source du texte : RIA NOVOSTI

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vendredi, 28 septembre 2007

Le Hamas affirme avoir 50.000 hommes armés pour affronter Israël

78a03b8b0e60d2818389c67f0b7c9585.jpg50 000 hommes armés et des centaines de kamikazes sont prêts à repousser ou entraver une opération militaire israélienne d'envergure dans la bande de Gaza, a affirmé le Hamas qui contrôle le territoire. 

Israël menace de mener une offensive à grande échelle pour faire cesser les tirs de roquettes d'activistes palestiniens que l'armée n'a pas réussi à réduire fortement par ses frappes aériennes ou ses opérations commando. 

Mais le bilan humain d'une telle attaque sur un territoire aussi densément peuplé que la bande de Gaza serait très lourd, et il explique les hésitations du gouvernement israélien, au regard des pertes limitées dues aux tirs de roquettes.

Une opération d'envergure dans les prochaines semaines compliquerait en outre la conférence de novembre sur le Proche-Orient organisée par les Etats-Unis. 

"Il y a beaucoup de choses à prendre en compte avant d'entreprendre une telle opération et le sommet est sans nul doute l'un des éléments que l'on ne peut se permettre d'ignorer",a déclaré le vice-ministre israélien de la Défense Matan Vilnai à la radio militaire. 

Nizar Rayyan, haut dirigeant du Hamas, a en tout cas prévenu que le mouvement islamiste était prêt à répliquer. Sur un site internet affilié au mouvement, il a affirmé que 50.000 combattants et 400 candidats à des attentats suicide étaient prêts à la riposte. 

200 femmes se sont également portées volontaires pour s'attacher des ceintures d'explosifs et affronter ainsi les blindés israéliens, ce qui a surpris le commandement du Hamas, a ajouté Rayyan.

Les services de renseignement israéliens estiment que le Hamas a réuni au moins 20.000 combattants qui savent se servir d'armes légères de toutes sortes.

En partie financé par l'Iran, le Hamas prend le Hezbollah pour modèle. Le mouvement chiite libanais a fait subir d'importants revers à l'armée israélienne lors de leur confrontation armée durant l'été 2006.

Source du texte : REUTERS

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jeudi, 06 septembre 2007

HRW épingle Israël pour les civils tués au Liban à l'été 2006

3413c556807d616d88bf9c5ab9a72291.jpgLes bombardements aveugles israéliens sont responsables de la plupart des victimes civiles lors de la guerre de l'été 2006 contre le Hezbollah au Liban, selon un rapport de l'organisation Human Rights Watch.

 

Télécharger le rapport (en anglais)

 

 

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lundi, 27 août 2007

Ehud Barak met en garde contre le renforcement militaire du Hezbollah

bd08458656170e20bb26aed8e84a484a.jpgLe ministre israélien de la Défense Ehud Barak a mis en garde lundi contre le renforcement de l'arsenal du Hezbollah, particulièrement en roquettes, apprend-on de source officielle. "Le Hezbollah poursuit son réarmement et dispose aujourd'hui de plus de roquettes à moyenne et longue portée qu'il en avait au début de la guerre" au Liban en 2006, a déclaré le ministre à la commission des Affaires étrangères et de la Défense du parlement, cité par l'un de ses assistants.

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vendredi, 18 août 2006

Tactique du Hezbollah au Liban

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Au grand étonnement des experts, au cours de l’été 2006, le Hezbollah a réussi à résister aux assauts de l’armée israélienne qui est considérée comme l’une des meilleures du monde. Ce fait s’explique en grande partie par la tactique que le mouvement chiite libanais a développé, particulièrement depuis l’évacuation du Sud Liban par Tsahal en 2000, sous l’impulsion de son secrétaire général Hassan Nasrallah.

En effet, le commandement militaire du Hezbollah a tout d’abord soigneusement examiné les raisons des défaites rencontrées par les armées des pays arabes lors des derniers conflits. Il a particulièrement su tirer les leçons de l’invasion du Liban par les Israéliens, en 1982. A l’époque, Tsahal avait pris Beyrouth en seulement quelques jours.

La première mesure a consisté à donner une grande autonomie aux combattants sur le terrain, divisant le Sud Liban en plusieurs zones militaires, déléguant l’autorité aux plus bas échelons sans tomber dans le piège d’une centralisation systématique. Cette manière d’opérer autorise une grande flexibilité et une réactivité extrêmement rapide.

Parallèlement, les combattants ont été regroupés en unités de petite taille allant du niveau du groupe de combat (une dizaine d’hommes) à la section (une trentaine d’hommes).

Ces combattants ont subi un entraînement intensif au combat d’infanterie, utilisant avec maîtrise les armes dont ils sont dotés : fusil d’assaut AK 47, fusils à lunette Dragounov, lance-roquettes RPG 7, mortiers de 60, 81 et 120 mm, missiles anti-chars AT-3 Sagger et AT-4 Spigot, ainsi que quelques TOW récupérés auprès des Iraniens qui les avaient obtenus lors du scandale Contragate dans les années 1985. Bien que ne pouvant réellement rivaliser sur ce plan avec ses adversaires israéliens, la capacité de combat de nuit des activistes du Hezbollah a été renforcée ces derniers temps avec l’arrivée d’appareils de vision nocturne.

Pour ce qui est des armements lourds utilisés contre l’Etat d’Israël, le Hezbollah bénéficiait à l’origine de 10 000 à 12 000 roquettes Katiousckha de 122 mm dérivées des BM-21 GRAD soviétiques (portée : 20 kilomètres), fournies majoritairement par la Syrie. Leur principal avantage est la facilité avec laquelle elles peuvent être transportées depuis les caches où elles sont entreposées, puis mises en œuvre, soit à terre soit à partir de camions banalisés. Dans certains cas, des dispositifs de mise à feu à retard ou à télécommande ont été employés, ce qui permettait aux servants d’être à l’abri des frappes adverses au moment du tir. Le Hezbollah bénéficie également de missiles de fabrication iranienne (Raad-2 et Raad-3) qui ont été utilisés contre la ville d’Haïfa, de Farj-3 (portée : 45 kilomètres) et Farj-5 (portée : 75 kilomètres) et peut-être de quelques Zelzal-2 (une copie du Frog-7) qui peuvent emmener une charge de 600 kilos à environ 200 kilomètres. A noter que pour éviter toute détection visuelle de la part des Israéliens, les tirs ont lieu de jour, généralement à l’aube ou en début d’après-midi. L’arme utilisée contre un navire de guerre israélien et qui a causé la mort de quatre marins serait un missile de défense côtière terre-mer iranien C 802 Noor. La défense anti-aérienne est essentiellement assurée par des missiles portables SA-7 et des canons ZU-23 employés à terre ou sur les plates-formes de camions. Il est fort probable que les missiles les plus sophistiqués sont servis avec l’aide technique de Pasdarans.

medium_Hezbollah09.jpgSur le plan du renseignement, Israël a été mis en échec car il est extrêmement difficile de pénétrer les cellules opérationnelles du Hezbollah qui cultivent la culture du secret imposée par le Cheikh Nasrallah. Les groupuscules sont généralement constitués de personnes qui se connaissent depuis leur plus tendre enfance, voire qui sont de la même famille. Tout nouveau venu est donc suspect. Par contre, le Hezbollah bénéficiait d’excellents renseignements fournis par la population du Sud Liban qui leur était totalement favorable. Tous les "civils" étaient les oreilles et les yeux du mouvement, ce qui explique en grande partie pourquoi Israël s’est efforcé de repousser ces populations plus au nord (et pas uniquement pour des raisons humanitaires). Quelques agents de renseignement avaient été également infiltrés du côté israélien comme ce citoyen canado-israélien arrêté pour espionnage alors qu’il photographiait des installations militaires au Nord du pays.

Depuis 2000, le Sud Liban avait été aménagé très discrètement avec des bunkers, des caches d’armes, des souterrains de communications, des réseaux de transmissions sophistiqués, etc. De plus, le terrain rocailleux n’est pas favorable à la progression de forces mécanisées, les rares routes et chemins empierrés permettant aisément de monter des embuscades. Le Hezbollah est aussi passé maître dans l’utilisation de mines et autres engins explosifs improvisés (techniques enseignées en Iran et déjà exportées en Irak) qui rendent toute progression des troupes adverses délicate. Les caches aménagées permettent aussi aux combattants islamiques de laisser passer les forces israéliennes et de réapparaître sur leurs arrières un peu comme le faisaient les soldats nippons contre les Américains lors de la reconquête des îles du Pacifique sud lors de la II ème guerre mondiale.

La tactique adoptée par le Hezbollah n’est pas figée comme souvent c’est le cas dans les armées modernes. En effet, les actions passées sont suivies d’examens approfondis qui permettent d’en tirer les leçons de manière à faire évoluer en permanence les techniques devant être employées dans un but de plus grande efficacité.

Enfin, et peut-être surtout, l’état d’esprit des combattants du Hezbollah est totalement différent de celui des soldats israéliens. En effet, le commandement de Tsahal tente, par tous les moyens de minimiser les pertes au sein de ses troupes et d’évacuer au plus vite les blessés, ce qui ralentit souvent le déroulement des opérations. Les Hezbollahis sont prêts à se sacrifier, le "martyre" étant pour eux, un objectif glorieux à atteindre. Ce n’est pas pour rien s’ils ont théorisé puis enseigné à d’autres les techniques des "bombes humaines".

Ils sont aussi excellents sur le plan de la communication. Ils ont compris qu’il était facile d’agir sur les populations en faisant jouer la corde sensible de la conscience des Occidentaux imbibés de leur héritage historique de source judéo-chrétienne. Alors, curieusement, des images de civils tués parviennent très rapidement à toutes les chaînes de télévision mondiales qui les repassent en boucle. Peu importe si l’on sait après coup que l’objectif visé était un camion qui venait de tirer des roquettes sur Israël et qui se garait, comme par hasard, dans le garage d’un immeuble abritant de nombreux civils. Le résultat psychologique est double : à l’indignation des Occidentaux vient s’ajouter la haine des populations musulmanes qui sont bien sûr extrêmement touchées par ces images surmédiatisées. De même, depuis des années, il est dans l’habitude de groupes du Hezbollah de s’installer à quelques dizaines de mètres de postes d’observation de l’ONU. L’objectif est là également de faire tuer des soldats de la paix dans un but purement psychologique. Bien que le Hezbollah ne reconnaisse aucune "loi de la guerre" (il est vrai édictées par les Occidentaux), il arrive à persuader l’opinion mondiale que se sont les Israéliens qui s’affranchissent de ces règles, d’où les campagnes de presse faisant état de l’emploi "d’ armes interdites" par Tsahal : bombes à fragmentation, bombes au phosphore, etc. On retrouve là ce qui se déroule en Irak où les Américains se retrouvent en position d’accusés face aux égorgeurs et responsables d’horribles massacres de civils innocents.medium_nasrallah.jpg

D’après les Israéliens, au début août, environ 200 activistes du Hezbollah ont été neutralisés. Il en reste donc environ 2 800 opérationnels sans compter les renforts qu’ils ont pu recevoir d’Iran, de Syrie et la rumeur dit même d’Indonésie. Leur seul grand problème reste que leur réapprovisionnement en armes et en munitions va devenir de plus en plus problématique car le chemin emprunté depuis la Syrie est devenu extrêmement périlleux.

En conclusion, les Etats-Unis et Israël ont tous deux été habitués à affronter des armées conventionnelles et des organisations terroristes. Le Hezbollah est une sorte d’hybride. Il a presque la puissance d’une armée conventionnelle et la capacité létale d’une guérilla invisible. La question qui se pose est ce que compte faire maintenant ce mouvement, particulièrement avec les infrastructures qu’il a développé depuis de longues années à l’étranger : Canada, Amérique Latine, Afrique, etc. ? Si Téhéran l’autorise, le Hezbollah peut déclencher des opérations terroristes dirigées principalement contre les intérêts israélo américains, reprenant à son compte le djihad mondial initié par Al-Qaida. En cela, le Cheikh Hassan Nasrallah dont la popularité dans le monde musulman est en train de concurrencer très sérieusement celle d’Oussama Ben Laden, peut devenir le nouveau leader de la lutte destinée à s’opposer aux "juifs et aux croisés". Si les Hezbollahis se décident à passer à l’action terroriste, les résultats risquent bien d’être pires qu’avec Al-Qaida. Il est en effet admis que leur formation technique acquise en Iran et les moyens dont ils disposent dépassent largement ceux des islamistes sunnites.

Alain RODIER / août 2006 / Source du texte : CF2R

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mercredi, 16 août 2006

Liban : carte des destructions

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mardi, 15 août 2006

Beyrouth? Damas? Téhéran? Istanbul? Non, Paris le 12 août !!

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En fin de compte, Beyrouth n'est pas si "loin",

c'est même tout "proche"... de nous.  

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Déploiement actuel de la FINUL (doc PDF)

 
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La résolution 1701 autorise jusqu'à 15 000 hommes à se déployer dans le sud du Liban en renfort de la force intérimaire des Nations-Unies. Mais qui seront-ils? La FINUL présente dans la région depuis 1978 sera donc renforcée mais les volontaires ne se bousculent pas. La France déjà présente avec 200 hommes devrait constituer le gros des troupes, suivie par l'Italie qui demande le commandement en second de cette nouvelle FINUL. Le ministre italien des Affaires étrangères en visite au Liban a réaffirmé la volonté de son pays de participer. Mais au micro d'une chaîne française, Massimo D'Alema rappelle aussi ses conditions: " Clairement ça sera possible seulement avec une réelle cessation des hostilités, des combats et au moment où la force israélienne commence à se retirer."
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L'actuelle FINUL compte 1991 hommes. La France, l'Italie mais aussi la Chine, l'Inde, l'Irlande, la Pologne, l'Ukraine et le Ghana en font partie. Désormais la France prévoit d'envoyer 2000 à 4000 hommes. L'Italie entre 2 et 3000, l'Espagne jusqu'à 800, le reste étant inconnu. Les contributeurs actuels resteront-ils ? De nouveaux entreront-ils ? On évoque l'Australie, l'Indonésie, la Malaisie, la Turquie et même l'Allemagne.

La marine allemande pourrait être mobilisée pour contrôler les voies maritimes des côtes libanaises et israéliennes. Mais le débat fait rage. Ce député résume la situation : "En raison de notre histoire, nous Allemands ne devrions pas refuser de nous engager dans une mission de maintien de la paix. Mais d'un autre côté, on pourrait aussi nous dire que justement à cause de notre histoire, nous devrions faire attention à ne pas être impliqué dans un conflit où nous pourrions nous retrouver un jour à devoir faire face à des troupes israéliennes." Le travail de toute évidence est risqué. Tous ceux qui sont passés par la FINUL en garde un souvenir amer.
 
Source du texte : EURONEWS 

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mardi, 08 août 2006

les Israéliens poussent chrétiens et musulmans à une guerre civile

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RIA Novosti.

De nombreux Libanais sont convaincus qu'en dirigeant ses frappes aériennes contre des régions majoritairement chrétiennes, Israël souhaite déclencher une guerre civile dans le pays du Cèdre.

Après le début, il y a trois semaines et demie, de l'agression israélienne - ici on ne l'appelle pas autrement - contre le Liban, les chrétiens libanais vivaient dans la peur. En regardant détruire méthodiquement les quartiers chiites à Beyrouth, au Liban-Sud et dans la vallée de la Békaa, ils craignaient que ne vienne leur tour.

Et voilà, vendredi matin, que l'aviation israélienne a bombardé cinq ponts dans la région des villes chrétiennes Jounyeh, Byblos et Batroun situées au nord de Beyrouth, en faisant cinq morts et dix-neuf blessés et en coupant la dernière route reliant le pays à la Syrie voisine.

Mais, bizarrement, les frappes portées sur le nord du Liban n'ont pas ajouté à la peur, et les gens s'en sentent même libérés. "Nous n'avons plus peur. Tout est clair maintenant: Israël veut mettre aux prises chrétiens et musulmans pour déclencher une guerre civile dans le pays", estime Nabil, peintre originaire de Bikfaya, petite ville chrétienne située dans les montagnes du Kesrouan, interrogé par RIA Novosti.

Selon Nabil, la politique n'étant pas sa tasse de thé, il n'avait jamais eu envie d'en parler. Mais aujourd'hui, quand on voit "tuer des enfants, des femmes et de la beauté" au Liban, il ne peut plus garder le silence. "J'adore cet endroit, près du Casino du Liban, où un pont élégant est perché au-dessus d'une vallée pittoresque. J'ai été là-bas tout récemment pour faire une étude, j'y voyais des visages heureux, et j'étais heureux moi-même", se souvient l'artiste.

Mais la première nouvelle que Nabil a entendue en se réveillant vendredi matin était que des avions israéliens venaient de bombarder le pont à proximité du Casino du Liban. "En l'apprenant, j'ai senti avoir perdu quelque chose de très cher, et Israël est apparu à mes yeux comme une bête affamée prête à avaler tout. Je prononce ses paroles, et j'en ai horreur, mais cela est vrai", raconte le peintre avec émotion.medium_Beyrouth.gif

Israël a commencé par les quartiers chiites, mais il se met à bombarder des quartiers chrétiens où il n'y a pas de militants du Hezbollah, où on ne trouve pas un seul chiite. "Moi-même, je n'ai jamais été partisan du Hezbollah. Mais je dis aujourd'hui que ces gens-là se battent sur leurs propres terres, qu'ils défendent leurs maisons, leurs familles, leur Patrie. Cela est sacré pour n'importe quel peuple", insiste Nabil.

La "bête" israélienne ne se calmera qu'après avoir versé du sang des musulmans et des chrétiens, comme cela a été le cas pendant la dernière guerre civile (1975-1990).

"L'armée israélienne n'arrive pas à s'imposer au Liban-Sud, les politiques sont incapables de tenir les promesses données au peuple israélien, et ils procèdent à la tactique de la terreur au Liban et se mettent à tuer des chrétiens", renchérit Odette, une femme de ménage originaire elle aussi de Bikfaya.

La femme est également persuadée que l'Etat hébreu voulait terroriser les chrétiens libanais pour les mettre aux prises avec les musulmans. Israël "serait alors en toute sécurité et observerait calment les événements au Liban", explique-t-elle.

"Mais cela n'aura pas lieu. La guerre civile ne se répétera plus", reprend Nabil, avec conviction. A son avis, les Libanais ne combattront pas les uns contre les autres, qu'on le veuille ou non en Israël. "Nous ne permettrons pas à Tel-Aviv et à Washington de redessiner la carte du Proche-Orient avec notre sang", résume-t-il.

Pavel Davydov

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mercredi, 26 juillet 2006

Liban - Israël : carte des combats

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