lundi, 09 avril 2012

Soldat irrégulier : exemple espagnol

La guérilla espagnole contre l'armée napoléonienne sous l'éclairage de Carl Schmitt

Hussard.jpgC’est dans le contexte des guerres napoléoniennes, et plus précisément à l’occasion de la guerre de résistance espagnole contre l’occupation française, entre 1808 et 1813, que va émerger pour le juriste politique allemand Carl Schmitt (1888-1985) la figure conceptuelle du "partisan" moderne, à savoir d’un "soldat irrégulier" pensé en tant que tel ; à cette occasion, pour la première fois, un cadre juridico-politique explicite lui est conféré. Ce qui ne sera pas sans conséquences quant au droit de la guerre classique qui avait prévalu jusque-là.

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mardi, 04 janvier 2011

La guérilla durant la Seconde Guerre mondiale (1/2)

La guérilla figure au nombre des grandes controverses de la Seconde Guerre mondiale. La vision est cependant totalement différente de celle du bombardement stratégique. En 1945, une conviction est déjà solidement ancrée. Dans le cadre des résistances, les maquis et les partisans auraient joué un rôle déterminant dans la défaite de l'Allemagne. Une conviction qui ne cessera de se renforcer au cours des années suivantes ; la victoire de Mao en Chine, les guerres de décolonisation ne cesseront de démontrer la puissance de la guérilla, l'efficacité de la lutte populaire contre les armées conventionnelles. Mais une remise en cause s'impose.

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Tout d'abord, la guérilla, malgré son ampleur au cours du conflit, ne constitue nullement un phénomène nouveau. Depuis l'Antiquité, la petite guerre s'est toujours associée à la grande. Il suffit de rappeler Fabius Cunctator, Vercingétorix, Du Guesclin. On retrouve la guérilla à l'époque moderne pendant les guerres de Trente Ans ou de Succession d'Espagne, et davantage encore pendant l'interminable conflit de la Révolution et de l'Empire. Il suffit d'évoquer la Vendée et la Chouannerie, les guérilleros espagnols, la résistance d'Andreas Hofer au Tyrol et l'action des partisans russes sur les arrières de la Grande Armée en 1812.

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lundi, 03 janvier 2011

La guérilla durant la Seconde Guerre mondiale (2/2)

La situation des Balkans justifie également de sérieuses corrections. En Grèce, les partisans, au nombre de 15 à 20.000 en 1943-1944, se contentent le plus souvent de "libérer" des régions d'accès difficile qui n'ont jamais été occupées. Les officiers de liaison alliés sont témoins d'interminables périodes de totale inactivité. La célèbre destruction du viaduc de Gorgopotamos, par exemple, a été exécutée, en réalité, par un commando de parachutistes britanniques. Elle n'a pu avoir aucune répercussion sur la bataille d'El Alamein réglée depuis plusieurs jours. Elle survient à un moment où Rommel est en pleine retraite en direction de la Tunisie.

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La situation est la même en Albanie et guère différente en Yougoslavie. Mihaïlovitch limite son activité à la vieille Serbie et ne semble pas avoir disposé de plus de 25.000 hommes. Il n'hésite pas à conclure des trêves avec les Italiens ou les Allemands dans le but de ménager ses forces.

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samedi, 25 septembre 2010

La guerre mode d'emploi : la guérilla

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mardi, 22 juin 2010

Afghanistan : La guérilla en partie financée par des sociétés militaires privées au service du Pentagone

vendredi, 31 octobre 2008

Afghanistan : le retour de la contre-insurrection

Le combat contre les talibans remet en vogue la guerre antiguérilla, sur le modèle que l'armée française a connu en Algérie.

Seuls les imbéciles ne changent jamais d'avis, pourrait-on dire si l'on voulait commenter les nouvelles relations entre les talibans afghans et les responsables américains, pourtant engagés dans une guerre impitoyable depuis le 11 septembre 2001.

ISAF5.jpgAncien ministre des Affaires étrangères des talibans, Wakil Ahmed Muttawakil a clairement laissé entendre que son mouvement pourrait rompre ses liens avec al-Qaida en Afghanistan. «Al-Qaida ne sera pas autorisée à être un obstacle. Les Afghans ont le droit de négocier pour la paix», a-t-il récemment annoncé en rentrant d'Arabie saoudite, où il avait participé à des négociations sur l'avenir de son pays. Même révolution dans la bouche du secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, qui a affirmé que Washington était ouvert à la réconciliation avec les talibans si celle-ci pouvait servir la paix. Responsable des forces américaines dans l'est de l'Afghanistan, le général Jeffrey Schloesser vient à son tour d'estimer que les tribus afghanes et les chefs de province pourraient devenir un allié clé pour lutter contre al-Qaida. C'est la première fois depuis les attentats contre le World Trade Center que les États-Unis établissent une différence entre talibans et al-Qaida, reconnaissant ainsi qu'il s'agit de deux organisations distinctes dont les agendas politiques peuvent aussi différer.

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lundi, 13 octobre 2008

La lutte anti-guérilla du futur se prépare à Mourmelon, à 5.600 km de Kaboul

Drones, blindés high tech, jumelles infra-rouges, mortiers de précision ou "internet sécurisé du champ de bataille" : industriels et armée de terre ont "joué" pendant une dizaine de jours les scénarios de la lutte anti-guérilla du futur sur le camp de Mourmelon.

Un monde et 5.600 km séparent les longues plaines de la Marne, choisies par Napoléon III pour abriter l'un des plus vastes camps militaires de France, et les vallées afghanes.

L'exercice Phoenix 2008, conduit du 1er au 10 octobre, visait cependant à mesurer l'impact des nouvelles technologies sur la protection et la force de frappe des troupes engagées "au contact" de l'ennemi dans des opérations contre-insurrectionnelles.

"Les scénarios de reconnaissance offensive, de réduction d'une résistance isolée, de sécurisation d'un village ou des troupes, que nous avons joués ici sont typiques de ce que rencontrent les soldats en Afghanistan", expliquait jeudi Patrick Curlier, un spécialiste de Sagem Défense Sécurité.

Pour le "pilote" industriel de Phoenix 2008 (associé à MBDA, EADS, Nexter, Thales, Panhard, Renault Trucks et Bohemia Interactive), il y a un "lien évident entre cet exercice et l'embuscade tendue par les talibans le 18 août" à l'est de Kaboul, qui a coûté la vie à dix soldats français.

Phoenix 2008 visait à tester la mise en réseau des "capteurs" et des armes du champ de bataille, essentielle pour recueillir et traiter rapidement les "renseignements" recueillis sur le terrain et réduire les temps de réaction.

De la lunette d'un fusil d'assaut au poste de tir d'un missile en passant par les GPS ou les caméras embarquées des drones ou des blindés, tous sont désormais susceptibles de renvoyer photos, vidéos ou positions géographiques au commandement.

Dans les PC opérationnels, ce flot d'images et de données prend des airs de jeu vidéo grandeur nature. Les écrans plats affichent la position des éléments amis et ennemis sur des cartes d'état-major numérisées ainsi que les images "live" du terrain, façon CNN.

Comptes-rendus, ordres et demandes de renforts sont pianotés sur les claviers d'ordinateur portables ou les écrans tactiles d'assistants personnels "durcis". Ils s'échangent à la manière de SMS ou de mails.

Ce flot d'informations exige cependant des réseaux de communication toujours plus puissants ainsi qu'une hiérarchisation rigoureuse afin de ne pas submerger les opérateurs, du général au fantassin.

Si certains de ces développements sont encore futuristes, d'autres sont dès à présent déployés sur le terrain. Parallèlement à Phoenix 2008, la 6ème Brigade légère blindée conduisait à Mourmelon un exercice dit de "Numérisation de l'espace de bataille (NEB)".

Quelque 3.000 hommes et plus de 600 véhicules dont 250 "numérisés" ont été mobilisés pour cet exercice de grande ampleur.

Mais certaines unités sont d'ores et déjà opérationnelles.

Ainsi, lorsque quatre soldats français d'une section d'infanterie ont été blessés dans un accrochage avec les talibans le 28 septembre en Kapisa (est), les légionnaires du 1er régiment étranger de cavalerie (1er REC) appelés en renfort s'appuyaient sur des équipements numériques.

Disposant d'une vue précise de la situation sur les ordinateurs de bord de leurs blindés, la patrouille a ouvert le feu au canon de 105mm sur les positions des talibans, disposant les véhicules d'évacuation sanitaire hors de portée de leurs tirs.

"On ne pourrait plus s'en passer", assurait vendredi à Mourmelon le colonel Jérôme Dupont, patron du 1er REC.

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lundi, 12 mai 2008

Les CRS expérimentent une nouvelle tenue antiguérilla

792639371.jpgL'actuel folklore commémoratif des événements de 1968 ne les incite pas à regarder dans le rétroviseur. Bien au contraire. Ayant remisé dans leur musée de la base de Vélizy les casques en plastique et les grenades lacrymogènes en verre qu'ils utilisaient il y a quarante ans, les CRS vont se doter d'une nouvelle tenue visant à mieux les protéger en situation de crise et, en particulier, lors des violences urbaines dans les cités.

"Notre objectif, note la Direction générale de la police nationale, est que nos personnels ne soient plus blessés comme lors des émeutes de Villiers-le-Bel de novembre 2007. Il n'est pas question de mégoter sur leur sécurité". En 24 heures, pas moins de 82 membres des forces de l'ordre avaient été blessés, dont certains par armes à feu. "Les émeutiers, qui avaient organisé des guets-apens dans le but de commettre un assassinat, avaient ouvert le feu au fusil à pompe en visant en premier lieu nos commandants d'unité, les opérateurs radio et les lanceurs de grenades…", se rappelle le commissaire divisionnaire Jean-François Bas, directeur zonale des CRS.

Un policier avait été atteint de 18 plombs dans le corps, un autre avait été touché à une pommette et aux yeux en dépit de son casque de protection, un troisième avait reçu du plomb dans la tempe… Nicolas Sarkozy avait alors formulé ce constat : "On est passé à deux doigts du drame…" Fort de cette expérience, mais aussi des enseignements des trois semaines d'émeutes de 2005 (200 policiers et gendarmes blessés), les 13.000 CRS vont désormais de déployer sur le terrain avec d'étonnantes lunettes de protection en Plexiglas qui permettent de voir à travers la visière du casque lourd.

557487952.jpgLes 60 compagnies se verront aussi dotées d'un large bouclier "mou" tout à fait inédit. Souple et recouvert de tissu à la manière d'un gilet pare-balles, il est conçu pour résister aux balles de gros calibre. "Même les décharges de chevrotine ne passeront plus, note un officier. On pourra ainsi multiplier les bonds offensifs chez nos adversaires sans jamais être à découvert." De plus, leurs traditionnelles tenues bleu marine ont aussi été ignifugées maintenant que les cocktails Molotov figurent dans l'arsenal "classique" du voyou de cité.

Soucieux de parfaire cette panoplie, le gardien de l'ordre dernière génération sera doté d'un pistolet à impulsion électrique et d'un fusil à crosse pliable pouvant lancer des balles en caoutchouc avec une redoutable précision à plus de quarante mètres. Soit quatre fois plus loin que l'actuel flash-ball.

L'ensemble de l'équipement pèse une vingtaine kilos, soit une charge maximale pour des hommes appelés à courir en binôme en cas de besoin. Car, embrasement dans les quartiers difficiles oblige, les CRS ont fait évoluer leur tactique depuis 2003, à la demande de Nicolas Sarkozy, afin d'être plus mobiles au pied des barres d'immeubles. "Les gars ne restent plus figés en formations constituées, genre légion romaine, qui barre une rue avant de charger en bloc, rappelle un officier. Cette doctrine, lourde et coûteuse en fonctionnaires, a largement évolué depuis 1968." À l'époque, les CRS se frottaient aux manifestants en spencer noir, chemises blanches et cravates. En un mois, les forces de l'ordre avaient déploré près de 1 900 blessés dans leurs rangs.

Source du texte : FIGARO.FR

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