jeudi, 29 avril 2010
Colloque : Quelle compétitivité stratégique pour la France du XXIème siècle
La crise financière a accéléré l'avènement d'un monde multipolaire aux acteurs plus nombreux et plus divers dans lequel les États défendent ou parfois même cherchent leur place. La compétition sur les ressources vitales ajoute une tension, voire une menace, sur l'existence même de certaines nations. Contrairement aux espoirs nés de la fin de la guerre froide, le monde est donc devenu plus concurrentiel et plus instable.
Dans cet environnement, les stratégies nationales s'adaptent-elles ? Comment juger de leur pertinence dans une telle instabilité ? De fait, une forme de compétition s'installe entre les différentes options stratégiques pour les États. La notion de compétitivité stratégique, habituellement réservée aux entreprises, est ainsi transposée dans le champ géostratégique. Comment la France peut-elle affronter et dominer les changements du XXIe siècle en préservant sa prospérité et ses valeurs ? Quels choix s'offrent à elle ?
Reformulons : que peut être la compétitivité stratégique française au XXIe siècle ? La France a conservé dans son héritage politique le luxe du choix dans les options. La question portera donc essentiellement sur sa capacité à rendre ce choix crédible. Dans le même temps, les critères usuels de la puissance sont en partie remis en cause, d'une part par ce qu'il convient d'appeler le soft power et d'autre part par l'émergence de nouveaux enjeux et de nouvelles conflictualités. Cela constitue-t-il une occasion bénéfique ou une banalisation pour un pays dont l'influence dépasse largement son poids géopolitique réel ? Le choix de la spécialisation, à défaut du maintien d'un certain universalisme, est tentant, mais le risque d'une dilution de l'influence dans le paysage planétaire n'est pas mince. Quelque soit ce choix, il devra être porté par une nation en phase avec l'ambition exprimée.
Ainsi formulée, cette problématique nécessite une approche innovante. Le processus de construction d'une stratégie est en effet un élément consubstantiel à sa crédibilité. Mais comment peut-on innover lorsqu'un sujet est traité depuis les temps reculés de Sun Tsé ? L'innovation tient en fait souvent à la confrontation de spécialistes qui n'ont pas d'occasions régulières d'entrer en contact. En France, le cloisonnement entre certaines institutions freine souvent la créativité. Et la réussite du concept de Think Tank voire des pôles de compétitivité est sans doute la démonstration du bien-fondé d'une démarche de mise en commun des idées. En matière stratégique, la légitimité des forces armées, des entrepreneurs ou des administrateurs civils n'est pas à démontrer dans leurs secteurs de responsabilité. Le concept de stratégie vient des opérations militaires, les entreprises se le sont appropriée et l'ont développé, les administrateurs civils le mettent en œuvre au niveau étatique. Pour autant partagent-ils la même vision de son élaboration et la même façon de le mettre en œuvre ? Comment s'assurer de la cohérence des différentes stratégies au service d'un même pays ?
Trois grandes écoles, HEC, l'ENA et le CID se sont associées pour explorer ces problématiques dont l'enjeu est crucial pour l'avenir. Car ce sont ces questions que les futurs cadres des armées formés au Collège Interarmées de Défense, les futurs entrepreneurs en troisième cycle à HEC et les futurs administrateurs formés à l'ENA auront à traiter. Une réflexion commune émergera le 26 mai à l'École militaire sous la forme d'un colloque qui sera un moment de débats. D'ores et déjà, un lieu d'échange est ouvert à tous ceux qui souhaitent y contribuer : www.quellestrategiedactionpourlafrance.fr
Écrit par SG (Webmaster) dans > Événements, > France, > Intelligence économique, > Stratégie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cid, ena, hec, compétitivité, géostratégie |
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mardi, 13 mai 2008
Géostratégie de l'énergie, par Michael T. Klare
L’approvisionnement en pétrole et matières premières en voie de raréfaction est devenu l’enjeu géostratégique majeur déterminant la politique des grandes puissances. C’est dans cette optique que le Pentagone reconfigure ses forces et repense sa doctrine stratégique. De l’Asie Centrale à l’Afrique en passant par les Balkans et le Moyen Orient, les USA veulent contrôler les zones de production et les voies d’acheminement des ressources vitales. Dans ce grand jeu, la Navy se voit attribuer un rôle clé, celui de s’assurer de la maîtrise des routes maritimes face au rival chinois. Des dizaines de milliards de dollars lui sont attribués pour financer cette montée en puissance.
Écrit par SG (Webmaster) dans > États-Unis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : géostratégie, énergie, pétrole, moyen-orient, caspienne, navy |
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