dimanche, 02 mai 2010
1944 : L'offensive des Ardennes, par Otto Skorzeny (1/2)
Vers le 20 octobre 1944, je reviens au G. Q. G. du Führer, à présent terriblement près du front, car les Russes ont pénétré profondément en Prusse Orientale. Cette fois, Adolf Hitler me reçoit seul. Il est aimable, comme toujours ; j'ai d'ailleurs nettement l'impression qu'il est plus frais, plus reposé que lors de notre dernière rencontre. Après m'avoir annoncé qu'il m'a décerné la Croix d'Or, il me demande de lui raconter en détail l'arrestation de Horthy junior et le coup de main contre le Mont du Château. Comme, à la fin de mon rapport, je me lève, croyant l'audience terminée, il me retient.
- Restez, Skorzeny. Je vais vous charger d'une nouvelle mission - la plus importante peut-être de votre vie. Jusqu'à présent, très peu d'hommes seulement savent que nous préparons dans le plus grand secret une opération dans laquelle vous allez jouer un rôle de premier plan. Au cours du mois de décembre, l'armée allemande lancera une grande offensive dont l'issue sera décisive pour le destin de notre patrie.
Le Führer entreprend alors de m'exposer longuement la conception stratégique de cette dernière offensive à l'ouest que les historiens de cette guerre ont baptisée, depuis, l'Offensive des Ardennes ou, en anglais, the Battle of the Bulge. Au cours des derniers mois, le commandement allemand avait dû se contenter de repousser et de contenir les armées ennemies. C'était l'époque des revers successifs, des pertes de terrain continuelles, à l'est comme à l'ouest. D'ailleurs, la propagande des Alliés considérait déjà l'Allemagne comme un « cadavre » dont l'enterrement définitif n'était plus qu'une question de temps ; d'après les discours de la radio anglo-américaine, les Alliés pouvaient choisir à leur gré le jour de l'inhumation.
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mercredi, 12 septembre 2007
Les commandos de l'Axe à l'assaut de l'Europe
1er novembre 1918, côte dalmate. Nuit noire. Les sentinelles du port autrichien de Pola ne soupçonnent pas la présence, au large, du navire italien, silencieux et immobile. Sur le pont du destroyer, deux hommes, Paolucci et Rosetti, vérifient une dernière fois leurs charges de trinitrotoluène — un puissant explosif — puis se glissent dans les eaux sombres. Après un long effort — les appareils respiratoires n'existent pas encore — les deux nageurs parviennent à pénétrer dans le port, sans être détectés. Puis, ils reprennent quelques instants leur souffle et plongent en apnée entre les bâtiments à l'ancre. Ils parviennent à fixer leurs charges sur la coque du cuirassé Viribus Unitis, l'un des fleurons de la flotte austro-hongroise. Enfin ils s'éloignent en silence. Quelques minutes plus tard une énorme explosion retentit et déchire la coque du navire, qui coule rapidement. Aussitôt, c'est le branle-bas sur le port. Les sirènes hurlent, les projecteurs illuminent la rade, les sentinelles courent en tous sens à la recherche des saboteurs.
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