dimanche, 17 avril 2011

La guerre de l'opium

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jeudi, 16 décembre 2010

Tous les réseaux liés au trafic d'héroïne démantelés en Suisse sont liés à des trafiquants d'origine albanaise ou du Kosovo.

44 kilos d'héroïne en 2007, 38 kilos en 2008, 40,5kilos  en 2009 ; la police genevoise n'a pas chômé ces dernières années. Selon Yves Bertossa, un des substituts du procureur, cité par 20 Minutes, ce trafic ne représente "qu'un faible pourcentage de la marchandise écoulée".

Le spécialiste des affaires de drogues ajoute que cet important trafic d'héroïne est constitué principalement de trafiquants originaires d'Albanie ou du Kosovo.

Tout en précisant que cette mafia est une des plus violentes sur les neuf identifiées au monde, il ajoute que la drogue transite par la Suisse alémanique et souvent par Bienne avant d'arriver à Genève. Cette mafia maîtrise la totalité du réseau, de la vente en gros au trafic de rue. La drogue, en provenance d'Afghanistan emprunte la route des Balkans, en passant par la Turquie, via le Pakistan, et l'Iran avant d'être convoyée des Balkans vers l'Europe.

Le juriste note encore, toujours selon 20 Minutes qui cite l'Hebdo,  que cette organisation criminelle blanchit une partie de ses revenus dans l'économie genevois : restaurants, bars, cabarets et immobilier.

Source du texte : La Tribune de Genève

 

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jeudi, 10 juin 2010

Afghanistan : L'OTAN n'a pas le droit de contraindre le gouvernement afghan à détruire les champs de pavot

L'OTAN n'a pas le droit de contraindre le gouvernement afghan à détruire les champs de pavot, a déclaré jeudi au Forum antidrogue international l'assistant du Secrétaire Général de l'OTAN à la Division Opérations, Maurits Jochems.

"L'Afghanistan est un pays souverain et cette mission (destruction des cultures narcotiques) doit être confiée au gouvernement afghan. Nous ne pouvons pas imposer aux Afghans ce qu'ils ne veulent pas faire ou ce à quoi ils ne sont pas prêts", a indiqué le représentant haut placé de l'Alliance intervenant au forum intitulé "La production de stupéfiants afghans, un défi pour la communauté internationale".

Selon lui, la destruction des cultures narcotique n'est pas la meilleure idée, mais les forces internationales doivent aider Kaboul dans d'autres domaines, par exemple combattre la prolifération de la drogue et démanteler les laboratoires de production de stupéfiants.

"Depuis deux ans, nous remplissons avec succès cette mission", a indiqué le militaire.

Selon les experts, la drogue afghane tue jusqu'à 100.000 personnes dans le monde entier tous les ans. Depuis 2001, après la chute des Talibans, la production d'opium en Afghanistan a été multipliée par 40. Jusqu'à 3,5 millions de paysans afghans cultivent le pavot.

Source du texte : RIA NOVOSTI

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lundi, 03 décembre 2007

Combien gagne un dealer ?

6ba6158e103dc6af4e5069abd416a573.jpgSi le vendeur de rue gagne moins que le smic, le semi-grossiste engrange, lui, jusqu’à un demi-million de profit par an.

La première "estimation des gains des dealers" a été remise à la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt). À en croire cette étude, le cannabis rapporte jusqu’à 550 000 euros par an à un semi-grossiste, soit le salaire moyen d’un patron d’une entreprise de plus de 2000 salariés ! Et les trafiquants à ce stade seraient peut-être déjà un millier. Une armée de petits "parrains" que la justice peine à identifier et, plus encore, à confondre.

Selon le président de la Mildt, Étienne Appaire, "les enquêtes sont trop axées sur les actes et pas assez sur les bénéfices du trafic". En tirant la leçon des événements de Villiers-le-Bel, Nicolas Sarkozy, informé de cette étude, affirmait, jeudi dernier, que "l’économie souterraine est devenue une menace pour nos sociétés". Le chef de l’État appelle à "lutter contre toutes les formes de criminalité organisée et notamment le trafic de drogue qui fait des ravages dans un certain nombre de quartiers". Jeudi, il réclamait le renforcement de la répression destinée à "frapper les trafiquants au portefeuille".

Un marché de plus de 800 millions d’euros.

En France, "1 garçon sur 6 et 1 fille sur 15" disent être "fumeurs réguliers à 17 ans", rappelle l’auteur du rapport remis à la Mildt, Christian Ben Lakhdar, chercheur à l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies. Le nombre de consommateurs de cannabis est désormais estimé à 1,2 million d’usagers réguliers, dont 550 000 quotidiens. Le volume du marché serait donc de 208 tonnes pour un chiffre d’affaires annuel de 832 millions d’euros.

Entre 6 000 et 13 000 fournisseurs.

Sur cette base, on peut considérer que l’importateur s’appuie sur au moins 700 semi-grossistes, peut-être même plus du double. Le semi-grossiste gagne à lui seul "de 253 000 à 552 000 euros" annuellement. Il écoule "de 132 à 308 kg" de drogue. Son premier intermédiaire diffuse, pour sa part, de 16 à 35 kg, pour un gain estimé "entre 35 000 et 76 000 euros par an". À ce stade, le cannabis fait déjà vivre – et bien vivre ! – entre 6 000 et 13 000 fournisseurs.

Plus de 100 000 revendeurs de rue.

En dessous, "le commerce de cannabis n’est que peu profitable", assure-t-on dans le rapport. Car il reste bien deux niveaux d’intermédiaire. Estimé "entre 58 000 et 127 000 revendeurs", ces acteurs de quartier gagnent "entre 4 500 et 10 000 euros annuellement". Ils distribuent, tout au plus, 3,6 kg de cannabis en moyenne par an. Le revendeur de rue de dernier niveau n’écoule, pour sa part, guère plus de 1 à 2,5 kg. Ben Lakhdar est formel : le trafic de haschisch "ne commence à être lucratif qu’au-delà de 10 kg" de marchandise écoulée chaque année. "Vu le faible rapport de ce commerce au bas de l’échelle, la revente au détail rapporte finalement beaucoup moins qu’un honnête travail", estime, pour sa part, Étienne Apaire.

Les risques du métier inclus dans le prix.

Pour le dealer, le risque d’être arrêté représente une "taxe judiciaire" à intégrer dans le prix. Cette menace conditionne, par exemple, "23,6 % du prix final" de la cocaïne. "La concurrence, appréhendée par le degré de violence entre dealers, façonne aussi le bénéfice net de ces derniers", poursuit le chercheur. Elle compte pour 33 % dans le prix final. Pour connaître les montants du trafic de cannabis susceptibles d’être blanchis, il faudrait encore intégrer le coût du stockage, du transport, des rabatteurs et autres guetteurs. Seule certitude : entre le semi-grossiste et le consommateur final, le prix du gramme de cannabis est multiplié au moins par trois.

Source du texte : FIGARO.FR

Télécharger l'étude complète : CANNABIS.PDF

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