lundi, 20 septembre 2010
La valeur militaire des armées de la première croisade (2/2)
Commandement, discipline et cohésion
Le chef nominal de cette croisade inspirée par la Papauté était, comme il se devait, un homme d'Eglise : Adhémar de Monteil, évêque du Puy et légat pontifical. Appartenant à l'aristocratie féodale française, il n'était pas, par tradition familiale, étranger au monde de la guerre. Chevauchant dans l'armée du comte de Toulouse, revêtu de l'armure du chevalier, il prend part activement à ses côtés au siège de Nicée et à la bataille de Dorylée, il dirige l'armée franque à la prise du pont de fer sur l'Oronte.
Devant Antioche, il assure la garde du camp et le conseil de guerre se réunit dans sa tente. Une fois la ville prise, et dès lors que les croisés s'y trouvent eux-mêmes assiégés, c'est lui qui s'efforce de les galvaniser en menaçant les défaillants du châtiment éternel. Enfin, durant la sortie victorieuse du 28 juin 1098, alors que Raymond de Saint-Gilles est malade, il prend la tête du contingent provençal, qui a l'honneur de porter au combat la Sainte Lance, récemment exhumée. Après sa mort, le 1er août 1098, la mémoire de son autorité resta vive puisque, durant l'investissement de Jérusalem, un clerc visionnaire prétendit que le légat lui était apparu afin de prescrire une procession autour des remparts, préalable à l'assaut final.
Écrit par SG (Webmaster) dans > Armées, > Islam, > Moyen Age, > Proche-Orient, GUERRES (Typologies) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : croisade, chevaliers |
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